Geoffroy Garétier explique le ressenti du ‘Bordeaux Bashing’ : “Une exigence logique en France en fonction de l’histoire propre du club”

    Geoffroy Garetier

    Ces derniers mois, pour ne pas dire ces dernières années, beaucoup de supporters des Girondins de Bordeaux ont pointé du doigt un “Bordeaux Bashing” de la part des consultants, journalistes. Geoffroy Garétier, qui a pu être considéré comme acteur dans ce domaines par ces mêmes supporters, a expliqué pourquoi les bordelais pouvaient ressentir ça.

    « Vous jugez quelqu’un en fonction de ses sommets, pas en fonction de sa médiocrité ou de ses bas. Vous n’allez jamais espérer de Dijon, avec tout le respect, l’intérêt et l’affection que j’ai pour ce club, ce que vous espérer de Bordeaux. Dijon n’a jamais été champion, n’a jamais été en Coupe d’Europe. Bordeaux a été champion six fois, a gagné la Coupe de France quatre fois et la Coupe de la Ligue trois fois, a été en demi-finale de Coupe d’Europe. Bordeaux a été un formidable champion en 2009, a joué un quart de finale de Ligue des Champions contre Lyon l’année d’après. Bordeaux a gagné un titre à la dernière seconde d’un dernier match dans un duel épique avec Marseille. Bordeaux est une référence, et vous l’attendez toujours à ce niveau-là et fidèle à son histoire. Et quand vous voyez que Bordeaux s’englue, devient médiocre, forcément ça vous embête. C’est pour cela que je disais que c’est la belle endormie et du coup ça emmerde les suiveurs car Bordeaux n’est pas fidèle à son histoire. Le club devrait chaque année être dans le top 5 ou 6 de Ligue 1. Si j’ai bonne mémoire, dans les années qui ont suivi le titre, Bordeaux a été entre la 5ème et la 7ème place, de manière récurrente. C’est la place des bordelais, en essayant de faire un coup en Coupe. En-dessous, ce n’est pas normal, budgétairement, historiquement, démographiquement. J’espère que les dirigeants vont changer ça. Il n’y a pas de « Bordeaux Bashing », juste une exigence logique en France en fonction de l’histoire propre du club. Tous les supporters de tous les clubs ont tendance à virer dans la paranoïa. Ils estiment qu’ils sont seuls à pouvoir juger leur club. Qu’un œil extérieur est forcément un œil hostile, et ce n’est pas vrai. Je parle de Bordeaux, comme je parle de Lille, de Marseille, de Lyon, de Paris, de Reims, de Dijon, avec la plus grande objectivité possible. Mais je n’attends pas la même chose de toutes ces équipes ».

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