Paroles de footballeurs !

     

     

     

    On commence avec Yoan Gouffran qui avoue clairement ne pas avoir été professionnel depuis son arrivée à Bordeaux. « J’ai une meilleure approche des matches, je suis plus serein. J’ai fait attention à ma préparation de début de saison. Je suis plus professionnel ». Une grosse blessure pour se remettre sur de bons rails ? Un peu de concurrence peut-être ? Toujours est-il que sa préparation semble être la clé de son succès, préparation inhabituelle jusque là, apparemment. Il y a des propos comme ça qui nous irritent…

     

     

    La décla’ de la semaine est certainement l’œuvre de Jean-Louis Triaud. Lorsqu’un journaliste demande simplement « Comment avez-vous vécu la grogne des supporters », le Président bordelais n’y va pas par quatre chemins : « Moi, ce qui m’intéresse, c’est le club. Le reste… Ça fait 16 ans que je suis dirigeant, ça fait longtemps que j’ai appris à ne pas accorder aux choses plus d’importance qu’elles n’en méritent ». Les choses, sans importance, c’est bien les supporters hein ? On est bien d’accord ? Tout bénévole qu’il est, cela ne lui donne pas le droit de dénigrer les supporters et de les réduire à néant. Sans supporters (blablabla), le club n’existerait pas. Ca oui. Mais surtout sans l’apport financier de ces derniers, et ce qu’ils véhiculent, en faisant vivre le FCGB. Cette déclaration, nous ne l’oublierons pas de si tôt. Et c’était apparemment le jour pour l’interviewer lorsqu’il déclare également qu’il ne pensait pas qu’un tel début de saison pouvait avoir lieu, ayant même de la compréhension/compassion pour son entraîneur : « Et je le regrette pour Francis parce que j’imagine ce qu’il doit ressentir. Il savait que le club sortait d’une période compliquée. Je ne sais pas s’il pensait que ce serait aussi compliqué… Mais la difficulté, le combat, il connaît ». Bah voyons…

     

     

     

     

    Cédric Carrasso, qui ne devait plus parler à la presse, s’est aussi exprimé sur RMC. Du chaud, du froid, avec un « véritable » amour pour notre club, l’aveu d’un recrutement faiblard, la pression inexistante à Chaban, et la comparaison avec le Vélodrome : « Je suis un affectif, j’essaie d’être reconnaissant. Bordeaux m’a permis de faire de grandes choses la première année. Je ne me voyais pas partir comme ça, sans avoir donné plus de moi-même. Je me sens bien ici. Aujourd’hui, ma priorité c’est Bordeaux, je veux bien finir la saison. J’ai des objectifs, comme l’Euro avec l’équipe de France. C’est un tout. On subit, on est des joueurs. On n’est pas là pour donner des conseils. On préférerait d’autres noms, mais aujourd’hui il faut s’adapter à toutes les situations avec cette équipe. A ceux qui souffrent éventuellement de la pression à Chaban-Delmas, je réponds que pour y jouer tous les week-ends, je ne l’ai jamais eue ! Rien à voir avec le Vélodrome. A Bordeaux, il y a tout pour réussir, le passé, une puissance financière convenable, des supporters… Il manque juste des performances sportives régulières ».

     

     

    Petit moment de fraicheur avec Carlos Henrique « On sait qu’on a des attaquants de qualité qui peuvent marquer à tout moment ». N’exagérons rien.

     

     

    Petit moment de magie… en compagnie de David Bellion : « Il s’était passé des choses mystérieuses avec Jean Tigana ». Gourou ? Tout ça parce qu’il est black ! Cela dit, on a apprécié l’intelligence du bonhomme le fait que sa « situation personnelle passe après celle de Bordeaux ». Merci.

     

     

    Francis Gillot intervient aussi pour nous annoncer le départ de Ciani : « C’est à discuter, mais son agent a des pistes à l’étranger. Après, c’est une question de prix et d’envie du joueur de rester ou de partir ». C’est tout de même dommage. On veut bien que de grands joueurs hissent le niveau d’autres dans une équipe, mais Ciani était tout de même un rock ! Et sa déclaration à la dernière journée de la saison passée est encore dans nos esprits « Avec la saison qui vient de s’écouler, je ne peux pas quitter Bordeaux comme ça ». Cela nous avait presque touché. Son nouveau début de saison nous a presque coulé. On espère surtout qu’il se ressaisisse vraiment pour le reste de la saison et qu’il redevienne un titulaire indiscutable… La fuite du navire n’est pas une solution…

     

     

     

     

    Landry Nguemo y va voir aussi dans l’humour « noir », concernant la rencontre avec son ancien club dimanche, et ses anciens coéquipiers. « Oui, bien sûr que j’ai gardé contact avec certains de mes anciens coéquipiers. En ce moment, nous nous chambrons entre nous sur la rencontre qui arrive ». Ca a dû être sympa de se chambrer sur vos débuts de saison…

     

     

    Henri Saivet a lui aussi pris de l’assurance après son premier match comme titulaire sur le flanc droit. Et il en met plein la tronche de Ben Khalfallah : « Oui, je le sens (que c’est le moment ou jamais pour mimposer avec notamment la méforme de Fahid Ben Khalfallah). Quand le coach vous fait confiance et vous fait plus jouer, ça veut dire qu’il veut tenter de nouvelles choses. Il me donne cette chance de jouer mais maintenant, c’est à moi de la saisir, de marquer, de faire marquer et d’apporter un plus à cette équipe. Il nous manque peut-être un peu cette fraîcheur, cette insouciance et cette percussion qu’apporte par exemple Nicolas à gauche. Et c’est vrai que cela serait bien que j’arrive à l’apporter de l’autre côté. Il faut que je donne tout pour que l’équipe marche bien ». De nouvelles choses… De marquer… (de passer aussi ?)… d’apporter un plus à l’équipe… d’apporter de la fraicheur… de l’insouciance… de la percussion… l’apporter de ce côté (droit)… que je donne tout… Aie, Fahid, il t’en a mis plein la barbe le jeunot !

     

     

     

     

    En parlant de Fahid Ben Khalfallah justement, dans So Foot… On avait suivi son « je m’en branle » répété… Aujourd’hui, c’est dans la continuité « Il n’y a que Bordeaux qui m’intéresse », avant de faire une palabre d’un quart d’heure sur la situation politique de son pays d’origine. « Je trouvais cela déplacé de parler d’autres matchs, en ce moment j’ai du mal à me concentrer sur autre chose que les Girondins. […] J’avais dit qu’à partir du moment où Enahda était passé, je ne voulais pas que certains pensent que… Déjà, je ne suis pas croyant. J’avais sorti cela en rigolant lorsque que quelqu’un m’avait demandé si je portais la barbe comme un signe religieux. Je lui avais répondu que je la portais parce que j’avais la chance d’exercer un métier dans lequel je ne suis pas obligé de me raser, c’est tout. Après, je ne sais pas comment cela s’est retrouvé dans la presse. Concernant Enahda, n’étant pas croyant, je ne comprends pas comment on peut baser un parti politique sur la religion. J’avoue que j’ai été déçu qu’un tel parti soit élu, même si cela s’est fait démocratiquement. Même chose lorsque je vois ce qu’il se passe au Maroc, j’ai du mal à comprendre. Tout le monde sait comment cela va se passer petit à petit. On espère une démocratie, mais voilà… C’est toujours ce qu’on dit pour se faire élire. Il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé en Egypte : tout le monde était content du départ de Mubarak, et maintenant on voit que les militaires ne veulent pas lâcher le pouvoir. On se dit modéré pour se faire élire, et ensuite, petit à petit, on fait passer ses idées. Je ne suis pas croyant mais mes parents le sont et je respecte cela. Mais encore une fois, je ne comprends pas qu’on puisse baser un parti politique sur des fondements religieux. Je trouve cela un peu bizarre. C’est un pays ouvert. Il y a beaucoup d’étrangers en Tunisie, dont beaucoup de Français qui sont catholiques ou des trucs comme ça, qui y vivent tout à fait normalement. Maintenant, que vont penser ces gens-là ? Il n’y a qu’à voir en Egypte les guerres qu’il y a eues entre Musulmans et Catholiques, c’est allé loin. C’est allé loin à cause de la religion. Donc voilà, j’espère qu’au niveau de la laïcité cela va rester comme avant mais j’ai des doutes parce qu’à partir du moment où on introduit la religion en politique cela devient compliqué. Mais je répète que je respecte les gens qui sont croyants, comme mon père qui est pratiquant, même si je ne le suis pas. Les gens qui doutent se raccrochent à la religion. Le peuple a voté, on ne peut pas y faire grand chose, il pense qu’Enhada est le parti le plus à même de remettre la Tunisie sur pieds. Il faut dire également que les gens avaient tellement de choix, il y avait tellement de partis, qu’ils ont choisi le mieux organisé, à savoir Enhada. J’observe qu’au Maroc les Islamistes sont également passés, qu’en Algérie on commence à se poser des questions… Concernant le fait que des gens vivant en France aient voté pour eux, je n’ai pas les compétences pour analyser cela »… ZzzZzZZZZzz… On aura au moins compris qu’il n’était pas croyant. Dommage, ça aurait peut-être pu lui servir…

     

     

    Et on continue puis ont finit avec l’International tunisien qui parle de son entente dans le couloir droit avec ses coéquipiers : « Mais le fait de changer tout le temps ne nous aide pas. Le coach essaye de trouver la bonne combinaison, moi cela ne me dérange pas de jouer avec Sané ou Chalmé, il suffit de bien communiquer. Ce sont des joueurs intelligents, il n’y a pas de souci là-dessus ». Ne te torture pas l’esprit Fahid, tu ne seras plus titulaire.

     

     

    Allez, à la semaine prochaine !

     

     

    MisterInfiny