Nguemo, un international débarque…

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Mais ne nous y trompons pas, le joueur camerounais n’a pas le même profil que la sentinelle, une volonté sans doute de Gillot de jouer différemment.

 

 

Nom : N’GUEMO
Prénom : Landry
Nationalité : Camerounaise
Age : 25 ans
Date de naissance : 28 novembre 1985
Lieu de naissance : Sucy-en-Brie
Taille : 1m73
Poids : 70 kg
Poste : Milieu défensif

 

 

L’école nancéienne…

Formé à Nancy, le joueur va connaître ses premières heures de gloire avec sa sélection.

En 2003, avec la sélection camerounaise des U17, il devient champion d’Afrique aux côtés d’un certain Alexandre Song, ou Stéphane Mbia. Il participe également à la coupe du monde des U17 la même année avec notamment un match d’anthologie contre le Portugal où la Cameroun a arraché le match nul 5-5 après avoir été mené 5 à 0.

En 2003, il goute également à une apparition en CFA qu’il intègre définitivement la saison suivante à seulement 18 ans. Après 2 saisons en CFA, il fait son apparition dans le groupe professionnel et découvre la Ligue 1 le 20 août 2005 à Gerland. Lors de sa première titularisation contre Troyes, sa performance est remarquée avec une activité impressionnante à la récupération mais aussi offensivement. Titulaire à 8 reprises, son ascension est stoppée par une blessure contractée dans la deuxième partie de saison.  La saison suivante, il découvre la coupe la coupe d’Europe et va franchir une nouvelle étape dans sa carrière en intégrant les Lions indomptables. Mais c’est lors de la saison 2008-2009 que Landry va devenir un titulaire indiscutable au sein de l’équipe nancéienne avec 33 matches dont 22 titularisations, et en profite pour inscrire ses 2 premiers buts en Ligue 1 contre Le Havre et Marseille.  Mais alors que sa carrière semble décoller, il ne fait pas partie des plans de Pablo Correa la saison suivante et est prêté au Celtic Glasgow.

 

 

 

 

Landry, l’écossais…

C’est un coup de massue pour Landry qui, non voulu par son entraîneur, est prêté en Écosse dans le club prestigieux du Celtic avec option d’achat, où il retrouve avec son ancien coéquipier Marc-Antoine Fortuné. Ses belles prestations lui valent d’être suivis par de nombreux clubs anglais notamment Bolton et Newcastle, et le joueur ne cache pas son attrait pour la première league.

En Écosse, il évolue dans un système en 4-4-2 avec un rôle moins offensif, chargé de sécuriser le milieu de terrain. Alors qu’à Nancy ses montées vers l’avant étaient nombreuses, il se contentera d’un rôle purement défensif en Écosse, sans que cela ne frustre le joueur, qui, au contraire, va voir son jeu évoluer fort des 43 matches disputés sous les couleurs du Celtic.

A l’issue de sa saison, le joueur émet le désir de rester en Écosse mais l’offre d’un peu plus de 1,5M est rejetée par le club de Nancy. De retour dans son club formateur, il est d’abord écarté par Correa, la fin de son contrat en juin prochain, n’étant sans doute pas étrangère à cette situation. Mais très vite il revient dans le groupe et réalise une saison accomplie avec 33 matches de Ligue 1. Mais le joueur ne souhaite pas prolonger son contrat et il se retrouve libre avec de nombreuses sollicitations.

 

 

Landry, le lion indomptable au grand coeur…

Alors qu’il évolue dans l’anonymat à Nancy, Landry est appelé pour la première fois par le sélectionneur du Cameroun, Arie Hann, le 3 septembre 2006, pour affronter le Rwanda, et inscrit son premier but avec les Lions indomptables. Dès cet instant, la carrière de Landry va s’accélérer, devant d’un coup médiatique dans son pays. Alors que cette soudaine notoriété aurait pu lui monter à la tête, Landry ne change pas, toujours aussi humble, préférant mettre en avant les autres plutôt que lui-même.

En 2008, il fait partie de la sélection des Lions indomptables qui échouent en finale de la CAN face à l’Egypte. Landry en gardera un mauvais souvenir puisqu’il disputera le match d’ouverture où le Cameroun se fera balayé par le Ghana, et disparaitra ensuite de la sélection. Il prend part, avec la sélection olympique aux Jeux Olympiques de Pekin, aux côtés de ses copains de promotion, Alexandre Song et Stéphane Mbia, et échoue en quart de finale contre le Brésil.

Mais depuis son match face au Ghana, Landry a disparu des sélections et c’est à la surprise générale qu’il réintègre la sélection lorsque Paul Le Guen, qui vient d’être nommé sélectionneur, l’appelle sur sa première liste et en fait un titulaire indiscutable. Retour gagnant pour Landry qui fait étalage de sa technique au milieu de terrain à un poste de milieu relayeur. Dès lors il devient un des piliers de Le Guen, participe à la CAN 2008 ainsi qu’à la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Malgré sa réussite, Landry garde la tête sur les épaules et n’oublie pas ses origines. Avec Carlos Kameni, il est le fondateur et le parrain de l’ASDESS, Association pour le Développement Solidaire par le Sport, qui vise à promouvoir la solidarité internationale par l’éducation, la culture et le développement du Cameroun par le Sport. Implantée à Vaulx-en-Velin, cette association procède à la collecte de matériels scolaires aux écoles camerounaises.

 

 

 

Landry, cible de Francis Gillot,…

Fort d’une excellente saison, Landry Nguémo attise les convoitises et ce d’autant plus qu’il est libre de tout contrat.

Après son passage en Écosse, Landry tourne donc définitivement la page nancéienne pour rejoindre un club plus médiatique. Désireux de remplacer son capitaine, Alou Diarra, qu’il savait en partance pour Marseille, Francis Gillot a coché son nom sur sa liste. Un international, qui plus est libre de tout contrat, l’occasion était trop belle pour que Bordeaux la laisse passer. En dépit de l’intérêt de Lyon mais surtout du club turc de Bursaspor qui lui offrait un salaire conséquent, Landry fait de Bordeaux sa priorité pour le plus grand plaisir de son futur entraîneur.

Petit gabarit, technique, le joueur possède un gros volume de jeu tant à la récupération qu’à la relance, mais c’est sans nul doute la combativité qui caractérise le plus Nguemo. Remplaçant d’Alou, il ne possède pour autant pas les mêmes qualités, mais son arrivée montre sans doute une évolution dans le jeu voulu par Gillot. Il devrait être ainsi le récupérateur mais aussi le premier relanceur de son équipe pour porter rapidement le danger vers l’avant.

 

Doté d’une solide expérience de la Ligue 1 avec 127 matches, Landry devra démontrer que ses belles prestations la saison dernière ne s’expliquent pas juste par sa situation contractuelle mais qu’il est capable de s’imposer en patron du milieu de terrain dans un registre différent de son prédécesseur.