Mercato : on Henry jaune (flashback sur l’intersaison des Girondins)

Le cru 2018 du mercato estival vient de fermer ses portes. Comme à son habitude depuis plusieurs années, Les Girondins nous ont gratifié d’une période de transferts prometteuse… Seulement sur le papier. Aucun étonnement, nous sommes assez coutumiers de ces mercatos, malheureusement il s’inscrit dans une longue liste d’étés foireux.
Revue d’effectif des rumeurs et autres désillusions qui auront tenu en haleine, les supporters que nous sommes.

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Henry, la désillusion

On se souviendra de ce soir de jeudi, match retour face à Mariupol, victoire. Les Girondins accèdent aux derniers matchs de barrage de l’Europa League. L’euphorie de la qualification, va être de courte durée et vite refroidie par une conférence de presse surréaliste (Lire ICI). Elle sera donnée dans la foulée par le désormais « ex-entraîneur » (non licencié à ce jour) bordelais, Gustavo Poyet.

Le coup de sang de Gustavo

L’uruguayen signe à ce moment-là, son arrêt de mort aux Girondins. La sanction sera sans appel, mise à pied, dès le lendemain de cette sortie médiatique, acerbe envers sa direction. Il n’entraînera plus jamais les Bordelais, quel gâchis ! Gustavo Poyet partira par la petite porte des Girondins, en ayant pourtant, en 6 mois, redressé la barre de la barque Girondine bien mal embarquée à l’époque.

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AFP PHOTO / Nicolas TUCAT

Sa mise à pied, sera très vite éclipsée par les noms ronflants qui sortent le jour même dans la presse (voir ici). En effet, on peut lire dans la presse spécialisée que les Girondins se mettent rapidement en quête d’un nouvel entraîneur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les potentiels successeurs cités (Henry, Klinsmann, Ranieri, Blanc, Conte…) ont de quoi faire rêver les supporters Bordelais.

Thierry Henry en pôle

Un ancien joueur va rapidement sortir du lot en la personne de Thierry Henry, la direction (M6) décide d’en faire sa priorité. Malgré son inexpérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien champion du monde jouit d’une aura encore extrêmement forte à travers le monde. Sa venue aux Girondins en ferait assurément une nouvelle tête de gondole pour la Ligue 1, ainsi que pour Bordeaux et GACP qui enverraient un signal fort suite au rachat du club.

Tout semblait bien parti, la direction Bordelaise avait tout mis en oeuvre pour faire venir le meilleur buteur de l’équipe de France de l’histoire. Tous les voyants étaient au vert avant le match face à Monaco, les supporters Bordelais impatients de le voir débarquer, le journal L’Equipe s’avançait même sur une présentation au stade durant le match. Bordeaux allait revenir sur le devant de la scène et le mercato médiocre des Bordelais allait être en partie éclipsé.

Une nouvelle fois, une victoire Bordelaise (face à Monaco) allait être à son tour éclipsée rapidement par la tournure des événements au sujet de son entraîneur (2ème fois en moins de 15 jours). Paris Match, pendant la mi-temps de la rencontre, lâche une bombe : Henry dirait ‘non’ aux Girondins. Incompréhension à tous les étages, on passe d’une arrivée quasi certaine à un volte face, pourquoi ? Comment ?

La déconvenue

Une journée plus tard, le couperet tombe, Thierry Henry ne sera pas le prochain entraîneur des Girondins de Bordeaux durant ce mercato. Énorme désillusion, sur fond d’incompréhension totale. Des explications commencent à sortir, entre guerres d’égos entre agents, M6 qui le souhaitait absolument, GAPC et Henry qui soufflent le chaud et le froid. Toutes ces indécisions et ces retournements de vestes, desservent une nouvelle fois l’Institution des Girondins de Bordeaux. Par la même occasion, l’image des nouveaux propriétaires.

Après l’épisode Zinedine zidane, les Girondins récidivent et affichent une nouvelle fois les limites de leur ambition.

Ricardo acte II

Le mercato ferme ses portes, l’heure des derniers transferts de dernières minutes, le moment où les clubs se réveillent. Nous y reviendrons, ce fut également le cas pour les Bordelais.

Après les différents échecs essuyés par la direction Bordelaise, la piste la plus chaude en fin de mercato est celle menant au Brésilien Ricardo. Bien loin des rumeurs sorties après la mise à pied de Gustavo Poyet, cette piste est très bien connue des supporters Girondins. En effet c’est Ricardo qui finira par hisser Bordeaux dans le trio de tête avant de laisser la main à Laurent Blanc en 2007 avec la réussite que l’on connait. A l’heure actuelle, Gustavo Poyet n’a toujours pas été licencié par le club au scapulaire, une conciliation auprès de la Ligue est toujours en cours.

Le 5 septembre, les Girondins officialisent enfin Ricardo. L’Auriverde, arrive en tant que Manager Général du club, et non pas comme entraîneur de l’équipe première. Eric Bedouet reste l’entraîneur de l’équipe sur le papier, assisté de Patrick Colleter.

Les départs

Gustavo Poyet en fin d’exercice 2017-2018 avait alerté sur l’effectif trop quantitatif des Girondins de Bordeaux et souhaitait voir partir pas moins de 10 joueurs sous contrat. Vœu à moitié exaucé durant ce mercato, puisque pas moins de 11 joueurs ont quitté le club cet été. Cependant sur ces départs, 5 sont partis en prêt et non définitivement.

Malcom

On savait depuis de nombreux mois que le prodige Brésilien n’allait plus porter la tunique au Scapulaire, les supporters se préparaient déjà à voir partir le seul joueur qui surnageait dans cette équipe. Après le cirque orchestré par ses agents durant le mercato hivernal, on s’attendait une nouvelle fois à voir fleurir le nom de tous les grands club Européens s’intéresser au joueur et ce fut une nouvelle fois le cas.

L’inter…

Le premier club, le plus chaud sur l’arrivée du Brésilien, fut l’Inter Milan. Intéressé très rapidement par le joueur mais par des moyens financiers limités, les Lombards ont essayé de jouer la montre sur le dossier espérant que le joueur fasse pression sur le club, pour accepter l’offre ridicule proposée par les Italiens.

Le souhait de l’Inter était d’enrôler Malcom en prêt payant avec option d’achat. Ce que la direction Girondine s’évertuera à refuser à chaque nouvelle offre. Les variations proposées se faisaient sur le montant du prêt payant et d’une très légère augmentation de l’option d’achat. On était alors bien loin des montants souhaités par les Girondins au départ. La piste s’évanouira petit à petit.

…Puis la Roma…

Quelques jours plus tard, c’est au tour de l’AS Roma d’entrer dans la danse pour Malcom. Les tractations se passent vite et bien, un accord est rapidement trouvé entre les deux clubs, une annonce est même faite côté Girondin, les supporters Romains attendent même le Brésilien à l’aéroport le soir même…

…Barcelone

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Ils ne le verront jamais atterrir sur le sol Italien. Les premiers bruits d’une volte face commencent à arriver, un nouveau club est arrivé, a proposé plus que le club Romain et le joueur veut absolument y aller. On apprend rapidement que ce club est Barcelone. Ni une ni deux, le club Espagnol, arrivé comme un cheveu sur la soupe Romaine, rafle la mise en quelques heures avec une offre supérieure. Stupeur et mines déconfite côté Romain, le brésilien leur échappe et s’engage au Barça pour 41M€ (1M€ de bonus). Plus gros transfert effectué par les Girondins tout mercato confondus.

Gaëtan Laborde

Utilisé avec parcimonie l’an dernier et relégué régulièrement sur le banc, le joueur formé aux Girondins de Bordeaux a longtemps cru qu’avec les départs de Martin Braithwaite (retour de prêt), la méforme de Nicolas De Préville, Diego Rolan reparti, Alexandre Mendy non remis, il pourrait revenir sur le front de l’attaque. Le coup de grâce lui a été porté le jour du premier match officiel de la saison, en tour préliminaire de l’Europa League lorsqu’au lieu de l’aligner devant, Gustavo Poyet lui préfère en avant centre… Younousse Sankharé.

laborde

Rongeant son frein, il a attendu son heure sans pour autant mettre de côté ses velléités de départ et s’est montré à son avantage, notamment au match aller face à Mariupol avec un doublé.

La suite on la connait tous, il fut indirectement l’élément déclencheur de la colère de Gustavo Poyet en conférence de presse. Ce dernier l’avait convoqué pour le match retour, pour le voir finalement s’engager à Montpellier juste avant le match.

Bien décidé à quitter les Girondins de Bordeaux, le natif de Mont-de-Marsan, malgré son récent doublé, n’a pas souhaité rester comme faire valoir, alors que le club a fait venir Jimmy Briand et recherchait activement un numéro 9. Il s’engage à Montpellier pour un montant oscillant entre 5 et 6M€.

Paul Baysse

Paul le maudit, c’est le surnom que nous pourrions lui donner. On ne peut que se dire cela quand on pense au parcours de Paul au sein du club. Barré par la génération du sacre en 2009, il était parti des Girondins pour obtenir du temps de jeu. Quelques années plus tard il revient au club, son club, au mercato hivernal dernier. Il jouera de nouveau de malchance, 2 matchs seulement après son arrivée, Jocelyn Gourvennec est débarqué. Point d’orgue de cette éviction, la défaite face à Caen, durant laquelle Paul répond malheureusement aux provocations d »Ivan Santini. Carton rouge, penalty transformé. Caen plonge définitivement le club dans la crise, Jocelyn Gourvennec et Paul Baysse avec.

Arrive Gustavo Poyet, qui récupère par la même occasion le retour de prêt du peu convaincant Pablo (quand il était sous le maillot Bordelais). Auréolé d’un titre de champion avec Corinthians, le défenseur Brésilien revient transformé et est méconnaissable. Il voit également l’éclosion de Jules Koundé. La charnière est en place et indéboulonnable. Il le sait, Paul n’aura jamais sa chance avec Gustavo Poyet dans un potentiel turnover à ce poste.

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(©Sport à Caen)

Comble de l’ironie et quelque peu poussé dehors par l’Uruguayen qui l’invite gentiment à trouver un club, il est prêté à Caen… Finalement, le lendemain de son départ, Gustavo Poyet est débarqué. Décidément pour Paul, l’histoire d’amour avec les Girondins est compliquée. Gageons qu’il aura peut-être un espoir de revenir jouer avec Bordeaux à la fin de son prêt, wait and see…

Les autres…

En plus des joueurs cités ci-dessus de nombreux joueurs sont également partis, majoritairement en prêt. Mais également des retours de prêts, quelques transferts définitifs et des fins de contrats.

Départs en prêt:

  • Jonatan Cafù (Etoile Rouge Belgrade): Prêt d’un an sans OA pour la plus grosse déception du mercato estival 2017
  • Aaron Boupendza (GFCA Ajaccio): Prêt d’un an sans OA à l’étage supérieur (National -> L2)
  • Paul Bernardoni (Nîmes): Prêt d’un an sans OA à l’étage supérieur (L2 -> L1)
  • Daniel Mancini (Auxerre): Prêt d’un an sans OA (Toujours en L2)

Retours de prêt:

  • Soualiho Meïté (Monaco): Il repart à Monaco et s’engage au Torino
  • Martin Braithwaite (Middlesbrough): Il repart en championship (D2 anglaise) après une Coupe du Monde en demi-teinte.

Transferts définitifs:

  • Diego Rolan (La Corogne): env. 5M€
  • Malcom (Barcelone): 41M€
  • Gaëtan Laborde (MHSC): env. 5M€

Fin de contrat:

  • Olivier Verdon (Sochaux)
  • Diego Contento (Fortuna Dusseldorf)

Les arrivées

Rayon arrivée et malgré une balance de transferts plus que positive, les Girondins devront attendre début août pour faire signer leur premier joueur. Soit quasiment 2 mois après le début du mercato estival en L1, pire, après les premiers matchs d’Europa League… On mesurait déjà l’ambition de la direction, nous n’étions pas au bout de nos peines.

Samuel Kalu

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Fort de presque 50M€ de ventes effectuées jusque-là, les Girondins consentent enfin à utiliser une partie de cette enveloppe et recrutent un joueur pour remplacer Malcom. Ce joueur n’est autre que Samuel Kalu, Nigérian de 20 ans, pensionnaire en Jupiler League, plus précisément à La Gantoise, futur adversaire des Girondins. Peu connu du grand public, mais déjà rompu aux matchs Européens, Samuel arrive en Gironde avec un parcours déjà bien rempli derrière lui, puisqu’il joue au haut niveau depuis l’âge de 18 ans. Doté d’une bonne pointe de vitesse et d’une bonne technique, il arrive pour remplacer numériquement le néo-Barcelonais. Un nouveau pari plutôt gagnant pour le moment, puisque le joueur acheté 8M€ réalise de très bonnes prestations sous le maillot au scapulaire jusque-là.

Toma Basic

Quelques jours plus tard, le mercato Bordelais s’accélère une nouvelle fois et c’est au tour de l’illustre inconnu Toma Basic de poser ses valises en Gironde, contre un chèque d’environ 3,5M€ à son club Hadjuk Split. Il n’est cependant pas être qualifié pour l’Europa League, le club ayant omis de l’inscrire (lire ici). Il a trop peu joué en L1 pour se faire une idée de son potentiel. A voir dans le futur…

Jimmy Briand

On n’arrête plus les Girondins. Après 2 mois sans une seule nouvelle tête, les Bordelais bouclent le recrutement (le 3ème en une semaine) de Jimmy Briand. Le numéro 9 tant attendu et promis par la direction Bordelaise ? Non, simple opportunité selon le club, d’étoffer son effectif d’un joueur d’expérience pouvant apporter et aider les nouvelles pousses Girondines.

Après son départ à l’amiable de l’EAG, Jimmy Briand avait donné son accord moral au Président Breton de ne pas s’engager dans un autre club de Ligue 1. Ce n’était effectivement pas prévu qu’il en soit ainsi puisque, le joueur était tout proche de s’engager à l’Impact de Montréal (équipe entraînée par Rémi Garde). Finalement, l’affaire capote suite à des divergences entre le joueur et le club.

briand

Quelques jours plus tard, l’ancien breton s’engage aux Girondins de Bordeaux, malgré l’accord moral conclu au préalable avec Guingamp. D’ailleurs le président Guingampais, n’a que peu goûté l’attitude de son ancien joueur et celle du club Bordelais. Il déclare même se réserver le droit d’un recours, se sentant un peu le cocu de l’histoire (pas le premier). Il ne serait alors que le 2ème à vouloir intenter une action envers le club Bordelais en quelques jours, après l’AS Roma dans le feuilleton Malcom.

Sergi Palencia

Afin de combler les lacunes constatées dans le couloir droit en l’absence de Youssouf Sabaly, blessé depuis la Coupe du Monde, les dirigeants Bordelais se sont mis en quête d’un pur latéral droit. Milan Gajic ne donnant pas satisfaction et Igor Lewczuk montrant de grosses lacunes dans ce registre (qui n’est pas le sien).

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AFP PHOTO / ROMAIN PERROCHEAU

Joueur formé à la Masia, centre de formation du FC Barcelone, le jeune Sergi Palencia, du haut de ses 22 ans arrive tout droit de la réserve du club Blaugrana. Durant les quelques matchs réalisés sous le maillot Girondin, malgré les remous en coulisses, la barrière de la langue et l’adaptation au championnat, l’Espagnol réalise un très bon début de saison. A confirmer au fil des matchs. S’il n’y a pas d’option d’achat prévue dans son prêt, l’espagnol se voit bien, déjà, continuer au FCGB (lire ICI).

LE numéro 9

Depuis la fin de la saison 2017-2018 est apparu le manque cruel d’un vrai 9 au sein des Girondins, un vrai buteur, un point de fixation pour les défenses. Ce poste a été le fil conducteur au niveau du mercato Bordelais, il n’en est pas moins que c’est à ce poste que le club a le plus peiné à signer un joueur. Si les rumeurs sorties dans la presse faisaient état d’une ambition affichée d’attirer un joueur prometteur et intéressant, ce fut finalement loin d’être le cas réellement.

En juillet la piste la plus chaude et bien connue des supporters Bordelais fut Luuk De Jong. Le pensionnaire du PSV Eindhoven était une nouvelle fois sur les tablettes et était proche de rejoindre le club, mais une fois de plus, comme l’été dernier, cela ne se fera pas. Devant l’attentisme Bordelais ? Échaudé par le précédent l’an dernier ? Luuk de Jong a publiquement pris la parole pour signifier qu’il continuerait au PSV pour la saison à venir. Une piste de moins…

Pedro, l’élu ?

Rapidement, un nouveau nom sort dans la presse. Ce joueur, c’est Pedro, fraîchement appelé en sélection Brésilienne et actuel meilleur buteur du championnat Auriverde. Si l’intérêt des Bordelais a été réel, il l’a été de nombreuses semaines. Une première offre (en dessous de 10M€) est arrivée sur le bureau de son club Fluminense. Le club en proie à des problèmes financiers ne voyait pas d’un mauvais œil le départ du joueur. Les supporters ont bien cru tenir leur nouveau goleador mi-août, puisque l’on parlait de l’arrivée imminente du joueur contre la somme de 17M€ et un contrat de 5 ans à la clef. Finalement, il n’en fut rien. Nouvelle désillusion…

Les Girondins continuent et font le forcing, adressent une nouvelle offre pour faire bouger leurs homologues Brésiliens. Il n’en est rien, le club reste inflexible, joue la montre pour faire monter les enchères et essaie de garder son joueur. Bordeaux n’est plus optimiste sur le dossier et abandonne la piste à quelques jours de la fin du mercato et Pedro reste finalement au Brésil.

Finalement, Andreas Cornelius

Après le feuilleton Pedro, piste bien trop onéreuse pour Bordeaux, les Girondins se lancent corps et âme dans la quête de leur « target man », cet attaquant racé, grand, physique, point d’appui pour libérer les espaces. Nous avons donc assisté à un florilège de nouveaux noms, à chaque jour son nouveau joueur. Nous avons eu le droit, entre autres, à Mbaye Niang, Krmencik, Prijovic, Modeste, Abraham… Finalement ça ne sera aucun de ceux-là, les jours avancent et les statistiques des cibles Bordelaises à ce poste s’amenuisent en termes de buts.

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Photo FCGB

Enfin, le dernier jour est arrivé et comme à l’accoutumée les clubs se bougent et font signer plusieurs joueurs. C’est le cas, une fois de plus du nôtre, coutumier des signatures de dernières minutes. C’est fait, c’est officiel, les Girondins ont jeté leur dévolu sur cet immense attaquant (par la taille) prénommé Andreas Cornelius, qui arrive en prêt auréolé de ses 3 buts en 23 matchs de Série A l’an passé. Fin du feuilleton portant sur l’attaquant, les supporters ont comme promis leur buteur, mais bien loin des espérances de départ. Bordeaux a pêché l’an passé dans le domaine de la finition, manquant cruellement d’un goleador, cible souhaitée au mercato, il n’en sera finalement rien sur le papier. Gageons qu’Andreas fasse mentir les statistiques et enfile les buts cette saison, à voir.

Sans oublier Yann Karamoh

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Photo FCB

L’attaquant Danois ne sera pas la dernière recrue Bordelaise. En effet le club observe également l’arrivée en dernière minute de l’ailier Yann Karamoh, en provenance de l’Inter de Milan (pas rancunier depuis le dossier Malcom). Le joueur arrive en prêt sans option d’achat, une année seulement après son départ de Caen. Il vient apporter de la concurrence sur les ailes.

Conclusion de ce mercato

Les arrivées du côté du club au Scapulaire ont clairement tardé à venir. Malgré la Coupe du Monde, le rachat du club et un mercato assez morne, le club n’a pas été capable d’anticiper les manques de son effectif et prenait un risque élevé de le payer si une élimination prématurée en tour préliminaire était intervenue.

Direction à 2 têtes

Avec une seule tête (M6), Bordeaux négociait déjà assez mal ces mercato. L’arrivée de GACP dans l’échiquier Girondin facilite encore moins les choses. Plusieurs désaccords sont mis en lumière durant cette période, sur fond de guerre d’égo, d’agents, au sein de la direction et des personnes gravitant autour. Ce fut particulièrement le cas sur le dossier Henry ou M6 et GACP n’ont pas été sur la même longueur d’onde. Egalement sur le fameux poste de numéro 9, notamment au sujet de Pedro. Ces tergiversations ont grandement desservi le club, notamment en termes d’image, mettant en exergue les errances des direction(s). Egalement, l’image de GACP est sacrément écornée par l’épisode Thierry Henry. Inquiétant, quant à leur capacité à faire grandir le club, retrouver les sommets et sur leurs ambitions à venir.

Fin d’une ère

Enfin après presque 20 ans sous pavillon Français avec M6, les Girondins basculent de l’autre côté de l’océan. Un joli chèque de 100M€ viendra conclure le deal. Avec l’arrivée des nouveaux propriétaires Américains, les supporters auront rêvé d’un avenir plus radieux, à peine pendant un mois. Le rêve se brise rapidement durant ce mercato et les supporters ne constatent aucun regain d’ambition depuis cette passation.

Enfin, l’avenir nous dira si cette transition aura un effet bénéfique sur les Girondins. Ou bien au contraire, si elle n’aura été qu’un doux rêve éphémère…