L’accueil houleux des Girondins à l’aéroport, après Ajaccio

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La piteuse défaite, une de plus, hier soir contre le Gazélec d’Ajaccio a été la goutte d’eau qui a fait déborder la colère des nombreux supporters du scapulaire. C’est donc sous les coups d’une heure du matin que l’avion ramenant l’équipe de Corse a atterri à l’aéroport de Mérignac. Sandy Guichard et une dizaine de policiers étaient présents également. Très remontés contre les joueurs, Willy Sagnol et son staff ont tout d’abord été relativement épargnés par les sifflets et autres quolibets. Le coach des Girondins s’est même arrêté quelques minutes pour dialoguer et faire part, lui aussi, de sa grande déception de voir l’équipe dans ce pétrin. Il estime, comme il le répète souvent en conférence de presse, qu’on ne peut pas trop demander à une équipe aussi jeune, manquant d’expérience.

 

Jean-Louis Triaud est quant à lui passé en grande vitesse devant la troupe de supporters avant de revenir quelques minutes plus tard, lorsque les joueurs sont apparus. Tentant un dialogue avec les représentants des Ultras, le président des Girondins a ensuite été rejoint par le capitaine Lamine Sané, copieusement sifflé, comme tous ses coéquipiers. Démarre alors un petit monologue des Ultras qui ont rappelé leurs devoirs aux joueurs : combativité, amour du club, fierté, respect des supporters.

 

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La tension monte d’un cran lorsque le capitaine rappelle que pareille réunion avait déjà eu lieu l’an dernier et que les joueurs avaient réussi à se remettre en selle. Mais malheureusement, faut-il leur rappeler à leur devoir toutes les saisons ? Un professionnel ne devrait-il pas intégrer toutes ces valeurs au quotidien ? Henri Saivet puis surtout Jaroslav Plasil prennent la parole à leur tour. Le Tchèque, très vexé visiblement, s’est emporté assez fortement. Il n’a semble-t-il pas apprécié d’être soupçonné de relâchement. C’est ce type de révolte que les supporters ont cherché à déclencher auprès des joueurs. Mais seul Plasil et Sané ont semblé touché… Le reste de la troupe attendant, sans rien dire, la fin des débats, assez vifs, avec un Jean-Louis Triaud au plein milieu de ses hommes tentant vainement de dialoguer.

 

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C’est dans ce brouhaha assez indescriptible que des insultes auraient fusé entre certains joueurs et des supporters. Mais n’ayant pu entendre quoi que ce soit de répréhensible, nous ne pouvons confirmer ou infirmer ce qui pourrait apparaître comme une faute professionnelle de la part de joueurs devant représenter avec classe et dignité leur employeur. Néanmoins, certains supporters ont reproché le manque d’implication, de sérieux dans leur quotidien, l’utilisation trop importante des réseaux sociaux, en période de crise, ou bien encore leur vie nocturne un peu trop agitée. Seul Cédric Carrasso a été épargné, considéré comme le symbole du professionnel à prendre en exemple.

 

Joueurs après Gazelec, aéroport Mérignac

 

Après une bonne demi-heure d’échanges houleux, les joueurs ont pu quitter enfin l’aéroport, mais la « discussion » continua en dehors, avec le staff et Patrick Guillou qui ont tenté de montrer leur très forte implication en cette période difficile. Le départ en voiture des joueurs fut, pour certains, accompagné de sifflets et d’autres quolibets. Un dernier avertissement des Ultras : interdiction de voir un seul joueur en boîte sur les quais ce samedi soir !

 

Les joueurs auront-ils compris le message ? Sauront-ils montrer un peu de fierté et se relancer après deux mois complètement ratés ? Réponse dès jeudi à Sion en Europa League

 

Joueurs après Gazelec, aéroport Mérignac