InterviewG4E. Wendel : « Le meilleur moment de ma carrière, c’était aux Girondins »

Quelques jours après l’annonce de se retraite des terrains, Wendel est revenu pour Girondins4Ever sur son arrivée à Bordeaux, l’entente avec les brésiliens, et son amour du club. Avec timidité, toujours.

 

Geraldo Wendel avec ballons Bordeaux (1)

 

Comment vis-tu ces premiers jours de joueur retraité ?

C’est différent de se réveiller sans avoir l’obligation d’aller à l’entrainement. Je n’ai pour l’instant aucun manque, et je n’ai pas vu de match à la télé depuis l’annonce de ma retraite.

 

Tu commences ta carrière au Brésil au Cruzeiro, au début des années 2000, avec une équipe composée de Cris (ex-défenseur de Lyon), Maicon (ex-défenseur de City, la Roma) et Luisao (Benfica). À cette époque, penses-tu à jouer un jour en Europe ? 

J’ai toujours eu ce rêve, depuis que je suis petit garçon, de jouer en Europe. Et grâce à Dieu, j’ai réussi à accomplir cela. J’ai joué les plus belles compétitions avec les Girondins…

 

Quels clubs te faisaient rêver ?

J’ai toujours aimé le Real Madrid et le Barça. J’ai joué trois fois la Ligue des Champions avec Bordeaux, mais je n’ai jamais joué contre eux, dommage ! (rires)

 

Après une expérience à Nacional (Portugal) et un retour à Santos, tu t’engages aux Girondins de Bordeaux. Comment cela s’est-il passé ?

Cela s’était très très bien passé. Avec les joueurs, la direction et les supporters. J’ai eu la chance qu’il y ait dans le staff Ricardo, et d’autres brésiliens au club comme Fernando et Henrique, ce qui m’a beaucoup aidé. Je suis très reconnaissant envers tous les deux, et nous sommes amis jusqu’à aujourd’hui. Comme avec Jussiê aussi, qui est arrivé juste après nous.

 

Tu restes quelques années à Bordeaux, où tu gagnes beaucoup de trophées. Est-ce le meilleur moment de ta carrière ?

Le meilleur moment dans ma carrière, c’était aux Girondins. Surtout pendant les saisons 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010 : j’ai été élu meilleur milieu du championnat deux fois. Et une fois par les supporters bordelais.  J’ai réussi à jouer mon meilleur football pendant ces saisons-là. J’ai marqué beaucoup de buts et fait plusieurs passes décisives. Je crois qu’en trois saisons, je marque plus de 30 buts et je fais, je crois, plus de 30 passes. Pas mal non ? (rires)

 

Conseillerais-tu les Girondins à un jeune joueur ?

Oui, Bordeaux est un excellent club, qui joue à un niveau élevé. Un jeune joueur peut progresser dans le même temps. La ville est super agréable, idéale pour la famille. Pas très loin de la mer, et le club te donne tout ce qu’il faut pour être tranquille, pour jouer au foot. 

 

Aimerais-tu revenir aux Girondins ? Avec quelles fonctions ?

Aujourd’hui, je n’ai aucune idée sur mon avenir. D’abord, je souhaite passer mes diplômes d’entraîneur.

 

Que penses-tu du retour de Fernando comme entraîneur adjoint ?

Je suis très content pour lui. Il est très compétent comme coach et aussi pour tout ce qu’il a réalisé pendant son époque comme joueur. Il est très communicatif et poli. Il était un numéro 8 classique, toujours porté vers l’avant, c’était le jeu ! Donc les jeunes sont bien avec lui.

 

Tu pars ensuite en Arabie Saoudite puis au Brésil. Pourquoi ne pas avoir fini ta carrière à Bordeaux ?

Mon choix de partir en Arabie Saoudite, à l’époque, n’était pas sportif. C’était pour l’argent. Le club me proposait le double de ce que je gagnais à Bordeaux, c’était impossible de refuser. Je crois avoir fait un choix correct à cette époque. Aujourd’hui, je peux donner de bonnes conditions de vie à mes enfants.

 

As-tu déjà été approché par d’autres clubs français ? 

Oui, avant de partir de Bordeaux, j’ai discuté avec Saint-Etienne. Et quand j’ai résilié mon contrat en Arabie Saoudite, j’ai parlé avec Guingamp.

 

Que penses-tu de cette saison compliquée des Girondins ? 

Difficile de dire quand tu n’es pas aux entraînements, aux matchs… Dommage qu’ils n’aient pas gardé le même niveau durant toute la saison. Je cite Malcom par exemple, qui a eu des hauts et des bas. Mais comme tous les joueurs presque.

 

As-tu un message à faire passer aux supporters ? 

Je suis très reconnaissant, depuis mon premier jour, jusqu’à aujourd’hui, pour l’affection et le respect de tous les supporters. Ils seront à jamais dans mon coeur.

 

 

Merci beaucoup pour ta gentillesse, ton professionnalisme, et bonne chance pour la suite !