InterviewG4E. Philippe Fargeon : « On a l’impression que c’est un peu le Vésuve. L’équipe première n’est que la partie visible de l’iceberg »

Philippe Fargeon

Veille de Nantes-Bordeaux, nous vous proposons une interview de Philippe Fargeon, qui s’est exprimé sur l’actualité des Girondins de Bordeaux. Depuis la dernière fois où nous avions interviewé l’ancien attaquant bordelais, beaucoup de choses se sont passées puisque Bordeaux était dans le Top3. Retour sur les mois de décembre et janvier compliqués, qui ont mis le club dans une complexité sportive, en plus des nombreux soucis extra-sportifs. Interview. 

 

On s’était quitté la dernière fois, tout allait bien… Et depuis le match à Marseille, tout va mal, c’est une véritable dégringolade pour les Girondins. Comment expliquez-vous cette mauvaise passe qui dure ?

Jusqu’à maintenant, ce qui se passait sur le terrain était un peu l’arbre qui cachait la forêt, c’est-à-dire que l’on avait l’impression que tout était bien, tout était sain et que l’on avait trouvé un équilibre avec une défense qui jusqu’à aujourd’hui fonctionnait très bien. Il y a eu des blessures et quelques moments de flottements. On arrive dans une période où il y a des sollicitations, des départs susceptibles, etc… Avec tout ça, on est dans une période un peu délicate. C’est fragile, même si on avait les bons résultats. Et il y a une chose qui est importante, c’est que dans ce championnat, vous perdez deux matchs, vous perdez dix places.

 

Concernant cette élimination en Coupe de France contre Pau, en prenant un but à la dernière minute, c’est compliqué pour le moral ça aussi !

Même sans être compliqué pour le moral, c’est une remise en cause. Toute élimination est possible contre une équipe inférieure. Comment c’est possible de se faire éliminer par une équipe inférieure en Coupe de France ? C’est parce qu’on n’a pas su mettre le rythme nécessaire pour qu’il y ait une différence de classe, de niveau entre la Ligue 1 et le National. A partir du moment où on n’a pas joué à 100%, on ne peut que s’en vouloir à soi-même. Prendre un but à la dernière minute… On doit plier le match normalement et montrer qui est le chef et jouer à un rythme plus soutenu, au risque d’avoir plus de déchet, ce qu’ils n’ont pas été capables de faire.

 

Est-ce qu’on peut parler de crise, ou plutôt attendre les résultats contre Nantes et Marseille pour la décréter ?

Je ne crois pas qu’aujourd’hui, on puisse parler de crise. Le seul danger, c’est de perdre contre Marseille. Si vous gagnez contre Nantes et que vous perdez contre Marseille, vous ne sauvez rien. Parce qu’aujourd’hui, malheureusement pour eux, le match contre Marseille n’arrive pas au meilleur moment. Après, vous gagnez contre Marseille, vous repartez. Ça fait 42 ans que l’on n’a pas perdu contre Marseille à la maison, ce n’est pas possible d’imaginer une situation comme ça si l’équipe perd. C’est une pression supplémentaire.

 

Justement, ce match contre Marseille, on commence à craindre l’idée de perdre cette invincibilité au vu de la dynamique actuelle : une élimination en Coupe de la Ligue, en Coupe de France, de mauvais résultats en championnat… On a l’impression que si on perd cette invincibilité-là, le club risque d’imploser ?

En 42 ans, vous imaginez bien que le nombre de fois où Marseille dominait, Marseille est venu en favori, mais ils n’ont pas réussi à s’imposer. Donc il ne faut pas non plus crier à l’urgence. Mais c’est vrai que ce match-là a une importance capitale car vous ne serez plus suivi par vos supporters si vous perdez contre Marseille. La difficulté est qu’entre la gestion compliquée aujourd’hui, les états d’âme de chacun, les modifications à la tête du club et les contacts entre les vrais supporters et le club, on a l’impression que c’est un peu le Vésuve.

 

Et comme à chaque fois qu’une mauvaise série perdure, c’est l’entraineur qui est visé. Pensez-vous qu’il s’agisse du problème ? Ou les joueurs ont également leur part de responsabilité ?

Ça commence par les joueurs, car l’entraîneur n’est pas sur le terrain. Mais, comme c’est beaucoup plus facile de viser un entraîneur, d’autant plus quand il s’exprime, pas forcément de la meilleure des manières sur le club. Donc c’est plus facile d’en virer un que d’en virer 20. Mais a-t-on l’effectif ou la mentalité nécessaire pour espérer jouer plus haut que ce que l’on joue aujourd’hui, c’est la question que l’on peut se poser. Moi, je n’en suis pas persuadé. Je redis la même chose, quand on voit les résultats de l’équipe, on peut se poser la question. Mais l’équipe première n’est que la partie visible de l’iceberg. Il y a tout à remettre mais ça, ça fait des années que je le dis mais je crois que je vais arrêter d’en parler car ce n’est plus possible cette situation à un moment donné…

 

Rémi Oudin

 

Justement, en terme de mercato, on pensait qu’il allait être inexistant, puisque le message du club était qu’il n’y avait pas d’argent, voire même qu’il fallait vendre nos meilleurs joueurs pour diminuer le déficit, et un premier transfert a été réalisé à hauteur de 10 millions d’euros. C’est étrange, non ?

C’était peut-être une opportunité ! Il y a peut-être un entraîneur qui demande à avoir depuis un moment de nouvelles recrues et il a peut-être été écouté cette fois-ci. C’est une question de gestion. Il y a un objectif à moyen terme avec les américains qui ont acheté. Moi, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu les américains dire qu’ils allaient vendre des joueurs pour combler le déficit. Je ne pense pas que ce soit le discours qu’ils aient eu, à moins que j’ai manqué quelque chose dans l’actualité. Il me semblait qu’ils étaient plus sur un projet plus ambitieux que de vendre des joueurs pour combler le déficit.

 

Le mercato se termine dans une semaine et aujourd’hui, il se passe peu de chose : la venue de Rémi Oudin, le prêt de Bellanova. C’est un mercato assez pauvre, non ?

Oui, mais c’est toujours la même chose. Le mercato, pour faire le mercato, c’est bien beau mais vous devez libérer de la place. Et qui vous allez prendre ? Qui veut venir à Bordeaux aujourd’hui ? Quels sont les joueurs sur le marché ? Il faut voir la concurrence entre Bordeaux et d’autres clubs. Et puis Bordeaux, quand ils sont 4ème du championnat, ils attirent plus que quand ils sont 13ème. Ce sont des négociations qui doivent se faire avec le président, l’entraîneur. Il y a des places qui sont recherchées, comme un attaquant, mais combien ça coûte aujourd’hui ? Est-ce que c’est dans le budget du club ? Ce sont toutes ces questions qu’il faut se poser lorsqu’une opportunité peut se présenter. Malheureusement, la mauvaise série des Girondins et leurs places actuelles au classement ne favorise pas le fait qu’un bon joueur ait envie de relever le challenge.

 

Sportivement, que pensez-vous de l’arrivée de Rémi Oudin ?

C’est une bonne chose. C’est un joueur qui progresse, qui prend le temps de travailler. Il peut s’incorporer dans cette équipe. Il a fait un premier match difficile, quand il est rentré. Ce n’était pas par manque de volonté, donc il ne faut pas juger sur un premier match, il peut toujours apporter quelque chose. Il faut donc prendre le temps avec lui mais c’est une bonne recrue. Après, ça dépend toujours de la mentalité avec laquelle tu arrives. Il y en a plein qui arrivent avec plein de bonne volonté à Bordeaux et c’est tellement agréable de jouer dans cette région que ça peut s’estomper parfois.

 

On attendait surtout un pur attaquant, ou même un joueur de couloir, et finalement on se retrouve avec un joueur qui évolue au même poste que François Kamano, Samuel Kalu, Nicolas De Préville, et beaucoup d’autres joueurs. Cela peut paraître étonnant comme transfert…

Comme je disais, c’est peut-être une question d’opportunité et d’avenir. Est-ce qu’on n’a pas l’intention, en prenant un joueur comme ça de faire partir un autre joueur ? Si le club est allé le chercher, ça veut dire qu’ils ont eu le bon discours et qu’à l’avenir, ça peut être un joueur qui peut équilibrer le groupe. A partir d’un moment, si on ne saute pas sur les opportunités que l’on a et de toujours vouloir prendre le joueur qui nous manque, c’est que soit vous avez beaucoup de chances, soit vous avez beaucoup d’argent. Si ce n’est pas le cas, vous faites avec les opportunités que vous avez.

 

Avec ce que vous avez vu de la première partie de saison, et ce que vous avez pu dire lors des précédentes interviews, à savoir qu’il fallait un attaquant capable de marquer 15-20 buts par saison, ce profil semble être toujours le gros manque du groupe aujourd’hui.

Oui, mais c’est le mal de tous les clubs qui n’arrivent pas à accrocher le haut du classement. Ce n’est pas un mystère, ça a toujours été comme ça. Je n’ai pas le temps de regarder les chiffres mais si on s’y penche dessus, tous les clubs qui sont dans les deux premiers ont un buteur qui est à plus de 15 buts. Tant qu’on ne l’aura pas, on ne pourra pas viser le haut niveau. Après pour marquer des buts, il faut que l’équipe domine et qu’elle soit là, à côté. Le buteur n’est que le reflet au niveau des points, de la partie visible. Mais si on met le meilleur buteur du monde dans une équipe qui n’apporte pas le ballon devant, il ne marquera pas de buts. Après, on a Jimmy Briand qui marque pas mal de buts, ce qui est une bonne chose. Mais il marque en fonction des ballons qu’on peut lui donner. On a vu des matchs, comme celui de Lyon, où on est content d’avoir réussi à marquer un but.

 

Que pensez-vous aujourd’hui du système de jeu de Paulo Sousa ? Pensez-vous qu’il n’est pas adapté à l’équipe, ou alors qu’il faut continuer avec ce schéma ?

C’est compliqué de se positionner car je ne suis pas à l’entraînement. Car c’est là où il va essayer un certain nombre de choses pour lesquelles il va utiliser la meilleure stratégie en fonction des joueurs disponibles, des qualités de chacun et de leurs formes actuelles. Donc je ne me permettrais pas de pouvoir juger d’un système de jeu tant que je n’ai pas assisté à plusieurs entraînements, pour pouvoir juger ce qu’il se passe réellement. Je considère qu’il est très bon comme entraîneur et s’il choisit cette stratégie de jeu, c’est que, d’une, il s’est adapté à l’équipe adverse et qu’il n’a pas les moyens techniques dans son équipe pour imposer un système de jeu et de deux, il va mettre aux postes les meilleurs joueurs pour avoir la meilleure équipe.

 

Frederic Longuepee

(Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport)

 

Pendant ce temps-là, hors sportif, les Ultramarines sont toujours en guerre avec la direction et Frédéric Longuépée. On sent qu’aucune sortie de crise à l’amiable ne soit possible…

C’est vrai. Je vous l’avais déjà dit la dernière fois, c’est désolant. Les vrais supporters sont ceux du Virage Sud et les abonnés qui sont là depuis des années, qu’ils soient en loge, en présidentielle et qui paient leurs abonnements. J’ai des amis qui, dans leurs sociétés, prennent des abonnements, qui sont tout le temps aux matchs, qui sont de vrais supporters, qui ne pensent que football et qui n’hésitent pas à acheter une loge pour inviter des clients. Ils ont exactement pour moi la même valeur que les supporters qui sont dans le Virage Sud et qui sont là depuis des années à mettre l’ambiance. Les deux sont compatibles et il ne faut pas les mettre les uns contre les autres. Les supporters sont ceux qui sont fidèles. Attirer de nouveaux abonnés, c’est bien mais pas pour prendre la place de ceux qui sont là depuis des années.

 

Florian Brunet a dit récemment qu’un ancien joueur a été reçu par Frédéric Longuépée, et que l’entretien ne se serait pas forcément passé comme prévu pour le PDG du FCGB. Est-ce que vous en avez entendu parler ?

Non, je n’en ai pas entendu parler… Ce n’était pas moi en tout cas. Je sais qu’il y a des anciens joueurs qui l’ont sollicité, notamment Bixente Lizarazu qui a parlé en disant qu’il était prêt à discuter avec le président pour le Virage Sud donc peut-être que c’était lui. Personnellement, je n’ai pas rencontré Longuépée et je m’en fous, en fait. Ce que je veux, c’est que les supporters des Girondins puissent aller au match quand ils le veulent, que le Virage Sud ait sa place, avec leurs banderoles, qu’ils encouragent leurs équipes et que ceux qui veulent inviter leurs clients puissent continuer à le faire aussi. Ce n’est pas au président de décider qui peut aller voir les matchs, ce sont ceux qui sont passionnés qui décident.

 

Il semblerait qu’un collectif d’anciens joueurs soit en train de se former, à l’initiative du club. Avez-vous été contacté, et comment voyez-vous cette idée ? (ambassadeurs)

Non, je n’ai pas été contacté parce que je pense que le président ne me connaît pas. Il n’y a pas très longtemps, j’ai été invité pour un match des féminines, j’étais assis à côté de lui et il n’a pas su qui j’étais. Je ne me suis pas présenté car j’étais assis à côté de Corinne Diacre. Elle m’a fait l’honneur de s’asseoir à côté de moi, mais je crois que lui, ne connaît même pas mon nom. Ça montre peut-être l’approche que peut avoir le président d’un club comme les Girondins.

 

Dans une précédente interview, vous disiez justement qu’il était important de reconnaître les anciens, de prendre en compte l’histoire du club. Ce comportement montre qu’il y a un décalage à ce niveau.

Oui, on en avait déjà parlé. Quand on arrive dans un club, c’est important. J’aime beaucoup Jean-Pierre Papin, mais quand je vois qu’on le met lui en tant qu’ambassadeur du club de Bordeaux, je ne suis pas d’accord. JPP, son club, c’est Marseille. Pour moi, le représentant de Bordeaux, ça sera toujours lui, c’est Alain Giresse. Quand on se trompe de cible, déjà comme ça en arrivant c’est que soit on a été mal informé, soit c’est volontaire. C’est ça qui me choque un peu. Il y en a d’autres qui ont fait une grosse carrière donc c’est incompréhensible. Je crois que ça a été aussi un des soucis de discorde avec les supporters car JPP ne représente pas les Girondins, je suis désolé. En 1, il y a Alain Giresse, en 2, il y a Alain Giresse et en 3… Alain Giresse !

 

Concernant pour les « nouveaux » propriétaires, King Street, qui ne souhaitent pas communiquer ou rencontrer les supporters, ni même Paulo Sousa. Comprenez-vous cette démarche, et pensez-vous qu’il s’agisse de signes annonciateurs d’un retrait dans les prochains mois ?

J’ai envie de dire que ce sont des américains et ils n’ont pas la même notion du sport et de l’image qu’un club peut représenter pour une région comme celle de Bordeaux. Ils n’ont pas les mêmes affects, ni les mêmes ambitions très certainement. Après, si M6 a vendu ce club à ses gens-là, c’est qu’ils avaient une garantie qu’ils allaient faire le nécessaire que tout allait bien se passer. Personnellement, je me rappelle encore de ça donc j’attends et je fais confiance à M6 qui nous ont dit « ne vous inquiétez pas, tout se passera bien avec eux »… Je ne les connais pas ces américains. Les américains ont une autre manière de gérer les clubs, de voir l’économie, les relations avec le personnel ou les supporters. Je ne les méprise pas car je ne suis pas américain. Mais je redis que j’ai confiance en M6 qui nous a dit que tout se passerait bien avec eux.

 

Vous avez entendu parler des potentiels racheteurs des Girondins, comme sur notre site, avec l’interview de Bruno Fievet ?

Il y en aura toujours des potentiels racheteurs, ça sera toujours comme ça, ça permet de calmer. J’ai rencontré des personnes qui étaient susceptibles de racheter, du coup ça calme l’ambiance. Après, c’est tellement compliqué, tellement dur qu’ils ont refusé… c’est facile. Là, je peux dire que j’ai plein d’investisseurs qui vont me suivre, mais qui attendent un petit peu… Après, je ne suis pas du tout informé de tout cela, donc je ne peux pas vous dire, mais c’est de bonne guerre de dire que quand ça va pas, il y a quelqu’un qui peut reprendre. M6 a fait ça pendant des années. Afflelou aussi.

 

Mais là, ce sont des personnes de l’extérieur qui se sont positionnés. Ça ne vient pas du club …

Oui, effectivement. Après qu’ils aient des envies, ok, mais le club appartient à leurs propriétaires. Après, qu’est-ce qu’ils proposent ? Si on part d’un principe que les américains sont arrivés avec un projet ambitieux, sur la durée et qu’au bout d’un an et demi, ils s’éclatent et au bout de deux ans, ils vendent, on a vraiment intérêt à faire très attention à ce qui se passe derrière. Il faut un projet local, départemental, régional… Après, les investisseurs locaux n’ont pas les mêmes moyens que les américains c’est sûr. Mais mieux vaut avoir moins de moyens et repartir sur des bases solides, avec les clubs de la région, pour la formation par exemple, plutôt que d’avoir trop d’ambitions et prendre quelqu’un qui arrive avec des millions et qui part quand ça ne marche pas. C’est ma politique, mais moi, je ne suis rien d’autre qu’un ancien joueur qui a eu la chance de jouer dans ce grand club. Je donne mon avis parce que je considère que je peux encore le donner. Après, je ne maîtrise pas les coûts, le budget, les finances, la formation… Je parle, comme un coup de cœur pour le club que j’aime et qui m’a beaucoup apporté.

 

C’est important pour nous par exemple, de donner la parole aux anciens joueurs, pour défendre les valeurs du club, face à tous ces événements.

J’avoue honnêtement que depuis quelques temps, j’ai pris pas mal de recul parce que je suis déçu de voir comment ça se passe et j’en ai marre parce qu’après les années où je me suis mis en avant pour défendre un peu les intérêts du club,je vois que ça n’a pas bougé. Ça m’est plus retombé dessus qu’autre chose. Donc j’ai pris un peu de recul. Par contre, je suis très fidèle à l’équipe féminine que je vais voir jouer souvent. J’y ai découvert une équipe qui me plaît beaucoup.

 

Revenons au sportif… Dimanche, Bordeaux se déplacera à Nantes, qui réalise une bonne saison. Comment voyez-vous cette rencontre, qui s’annonce être très périlleuse pour notre équipe…

Elle peut être périlleuse mais Nantes a eu une saison en dents de scie donc il y a peut-être un coup à faire. Je pense que c’est là-dessus qu’il va falloir travailler. Aujourd’hui, on ne part pas favoris et Nantes est en pleine bourre. Ça peut être un joli match car c’est un derby. Les matchs entre Bordeaux et Nantes sont toujours un peu particuliers. Avec les matchs contre Nantes et Marseille, on entre dans une période qui va être très excitante pour les supporters.

 

Ce match sera aussi celui de l’hommage qui sera donné en l’honneur d’Emiliano Sala, qui est décédé il y a un an et qui a joué dans les deux clubs… Cela va donner une ambiance particulière à ce match.

C’est bien de pouvoir rendre hommage à ce joueur-là, avec ce qui lui est arrivé de dramatique. Dans les deux clubs, il a eu des amis partout, il ne faut pas oublier ce type de joueur a porté haut les couleurs pour lesquelles il a joué.