InterviewG4E. Marius Trésor : « On a eu des saisons un peu difficiles, mais pas à ce point-là »

Marius Trésor

Il faudrait mettre un Marius dans chaque petit déjeuner pour bien commencer la journée, tant sa joie et sa bonne humeur sont communicatives. Nous avons voulu prendre des nouvelles de Marius Trésor, qui s’est fait discret depuis de nombreux mois et pour cause, l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux a subi une opération du dos en fin d’année 2018 qui l’a obligé à prendre soin de lui. Rassurez-vous, il va mieux, bien que suivant toujours une rééducation plusieurs fois par semaine. C’est con à dire, mais il nous a manqué, vraiment. Parce qu’il fait partie de l’histoire des Girondins de Bordeaux, parce qu’il a été notre quotidien pendant toutes ces saisons en tant que consultant et commentateur. Parce qu’il est Marius Trésor, en fait. Le revoilà au Haillan depuis quelques jours, avec un rendez-vous pris pour la rentrée, au service de ce club dans lequel il ne devait rester qu’une saison… C’était en 1980, nous sommes en 2019. Interview.

Comment allez-vous déjà, parce que ça fait un petit moment qu’on ne vous a pas entendu, et cela fait plaisir de vous entendre.

J’ai subi une opération du dos qui a duré six heures à peu près. On m’a redressé un peu la colonne vertébrale, c’est une ostéotomie de la colonne vertébrale. Ils m’ont redressé parce que je penchais un peu vers l’avant, et maintenant je suis droit, c’est déjà une première satisfaction. Là, cela va faire six mois parce que j’ai été opéré le 21 décembre (2018). Je continue à faire de la rééducation aux Grands Chênes trois fois par semaine. C’est en bonne voie. J’ai repris le 3 juin aux Girondins, ma présence au club, bien que ce soit la fin des championnats de jeunes. Pour l’instant, comme Patrick Battiston et Yannick Stopyra, on se retrouve le matin au Haillan. On va bientôt partir en vacances.

 

Donc vous gardez encore des fonctions d’éducateur à l’intérieur du club. Peut-être aussi pour la détection aux Antilles ?

Je ne sais pas encore pour ça, cela dépendra des nouveaux propriétaires, à savoir est-ce qu’ils vont continuer à aller prospecter là-bas ou pas. S’ils veulent aller là-bas, comme on faisait avant avec Jean-Jacques Gresser, Yannick Stopyra, ou même avant avec Guy Hillion et Philippe Goubet… On partait une semaine par an, on passait trois jours en Guadeloupe, quatre jours en Martinique ou l’inverse, et cela nous permettait de voir sur place.

 

Quel bilan global pouvons-nous faire de cette saison des Girondins de Bordeaux ? Pour nous, c’est probablement la plus éprouvante et la plus ennuyeuse qu’on ait suivie…

Ah oui, en plus avec mon mal de dos… J’étais abonné à beIN Sports, donc j’ai pu voir les matches des Girondins, mais ça a été très compliqué. La dernière qu’on a vécue comme ça c’était en 2005 avec Michel Pavon qui était tombé malade et qui avait été remplacé par Dominique Dropsy et Eric Bédouet. On s’était sauvé, ne l’oublions pas, lors du dernier match contre Marseille avec un 3-3 au stade Chaban Delmas. Depuis, on a eu des saisons un peu difficiles, mais pas à ce point-là. Si Caen avait gagné à Lyon, le dernier match de la saison face à Caen on aurait vécu l’enfer. Est-ce qu’on aurait eu la force d’aller y gagner comme on a fait là, ou pas ? Ça aurait été vraiment difficile. On n’aime pas trop en voir des saisons comme ça. C’est aussi qu’il y a eu tous ces changements d’entraineurs, auxquels on n’était pas habitués. On a commencé avec Gustavo Poyet, puis Eric l’a remplacé, Ricardo est arrivé pour épauler Eric, puis Paulo Sousa est arrivé. Cela fait beaucoup. Il ne faut pas oublier que l’équipe était assez jeune quand même cette année. Il y a des garçons prometteurs mais ils ne s’attendaient pas à vivre une saison pareille. Donc ce fut vraiment une saison compliquée.

 

Le départ de Ricardo a été assez étrange dans le sens qu’on ne comprend pas pourquoi, au final, on a fait appel à lui.

Connaissant un peu l’handicap de Ricardo après son AVC, on se demande pourquoi on a été le chercher pour le faire partir quelques mois après. C’est très bizarre, mais bon, en football…

 

Jules Koundé

 

Est-ce qu’il y a des joueurs qui vous ont surpris positivement cette saison ?

Déjà, le petit Jules Koundé, je ne m’attendais pas à ce qu’il s’impose comme ça dans cette défense bordelaise. J’ai bien aimé Sergi Palencia, je pense qu’il a apporté un peu de grinta, il était présent. Quand il était bien physiquement, il y a aussi les matches de Pablo. Il ne faut pas oublier que Bordeaux termine cinquième meilleure défense, ce n’est pas rien, c’est quand même quelque chose de bien. Surtout avec une défense qui avait été un peu remaniée. Toujours au niveau des satisfactions, j’ai bien aimé, quand il est devenu titulaire, le croate Toma Basic.

 

Et au niveau des déceptions ?

Ce sont des garçons qui n’ont pas confirmé ce qu’ils avaient fait la saison précédente. Il y a d’abord notre buteur François Kamano. Je trouve que sa saison n’a pas été une réussite. En plus, il a eu ces déclarations malheureuses vis-à-vis du staff et d’Eric (Bédouet), alors qu’il fallait qu’il se concentre beaucoup plus sur son jeu et ce qu’on lui demande de faire : marquer des buts. Il y a un garçon qui a soufflé le bon et le moins bon, Yann Karamoh. Il a montré, surtout contre Paris, qu’il était pétri de qualités. Il a fait un match fantastique, et parfois il est un peu parti en vrille… C’est vrai que cette équipe bordelaise était peut-être un peu trop jeune pour vraiment jouer dans la cours des grands. Mais à part Lyon contre qui on a perdu à domicile, on a battu les Champions en titre Monaco, on a fait match nul contre Paris chez nous. A Paris on ne perd que 1-0 sur un penalty d’Edinson Cavani. A part Lyon, on a été présents contre les grosses équipes. Malheureusement, contre les ‘petites’ équipes à domicile, et je me comprends quand je dis ‘petites équipes’, on a quand même beaucoup souffert. On s’aperçoit que Strasbourg, cela fait deux années de suite qu’ils viennent gagner à Bordeaux. Des matches comme Amiens où tu mènes, et tu te fais remonter dans le temps additionnel… On sentait que cette équipe bordelaise a manqué de confiance en elle, et c’est peut-être pour ça qu’on s’est retrouvé à cette vilaine 14ème place.

 

C’est un peu comme chaque année, contre les équipes dites plus « petites »… C’est une exception bordelaise…

Oh, il y a l’équipe de 2009, on a fait le plein (rires). Je disais 1998-1999, 2008-2009, et que donc 2018-2019 ça allait le faire… Malheureusement… Mais c’est peut-être pour l’année prochaine ?! (rires)

 

On déplore, vous comme nous, depuis des années une certaine mentalité de la nouvelle génération… On a pu voir cette saison des excès de conduite, comme Yann Karamoh (entrainement séché), Younousse Sankharé (épisode des implants de barbe), et François Kamano (des propos sur Eric Bédouet) qui a totalement disparu depuis janvier… Chaque année il y a quelques cas on va dire extra-sportifs… Et étrangement, ceux qui connaissent ce genre d’événements, ne sont pas présents au final sur le terrain…

C’est vraiment dommage. Ce sont des garçons qui sont pétris de qualités. Tu as gagné à Caen le dernier match, sur un but de Younousse… Quand il est arrivé à Bordeaux, il nous a fait gagner des matches à plusieurs reprises. Il manque cette chose très importante, la régularité. Je parle de ces trois-là, mais c’est l’équipe de Bordeaux, à peu près, qui manque de constance. Est-ce qu’on prend les choses trop à la légère, est-ce qu’on pense qu’on est imbattables ? Je ne pense pas, mais cette équipe est inconstante et à partir de là c’est difficile d’être dans le haut du classement.

 

Oui, et à l’inverse, on attendait la confirmation de Jules Koundé cette saison, et nous l’avons eue.

Ah oui… Je me rappelle au début, quand il a commencé, il jouait dans l’axe. C’est Jocelyn Gourvennec qui le trouvait trop petit, et qui voulait le faire jouer arrière droit. Il nous avait demandé au niveau de la CFA de le faire jouer en position d’arrière droit. Ce garçon était perdu dans cette position. En plus, quand on me dit qu’il est petit, quand je vois Fabio Cannavaro qui allait te cherchait des ballons… Tout est une question de timing. Lui, il a le bon coup de rein, il saute bien… Un garçon comme Cheick Diabaté, s’il avait eu le timing de Jules Koundé, ça aurait été un phénomène. C’est vrai qu’il a marqué des buts de la tête, mais quand on voit le nombre d’occasions qu’il aurait pu convertir en but, et qui ne l’ont pas été à cause d’un mauvais timing… Parfois, il sautait trop tôt, et au moment de descendre c’était trop tard… Jules, la seule chose qu’on pourrait lui reprocher – et je pense qu’il va le gommer au fil des années – c’est d’être ‘un peu trop facile’ de temps en temps. Je me rappelle du match contre Monaco où il veut dribbler, il se fait piquer le ballon et on prend le but dessus. Mais il est encore jeune, il faut qu’il arrive à acquérir cette maturité et ça ira.

 

Il y a Vukasin Jovanovic aussi dans la défense à trois qui est ressorti. On était resté sur la défense centrale hyper lente lorsqu’il était en duo avec Jérémy Toulalan et finalement, c’est une satisfaction.

C’est ce que veut faire Paulo Sousa. A partir de là, ces trois garçons peuvent être impassables. Je pense qu’ils ont les qualités pour faire une défense à trois très, très solide.

 

C’est un peu aussi, dans ce système-là, le retour d’un poste que vous connaissez un peu, celui de libéro…

C’est un peu ça oui. J’ai connu ça quand je suis arrivé à Ajaccio. Lors de ma seconde saison, en 1970-1971, on avait un entraineur qui s’appelait Louis Hon, et qui avait opté pour ça. On avait un grand qui s’appelait Max Richard, un ancien numéro 6, qu’il avait fait passer en position de libéro. On jouait à deux stoppeurs, un arrière gauche et un arrière droit. Les gens disent ‘ah c’est nouveau ce système’, non (rires), ça fait un bon bout de temps que ça dure… Dès qu’on était en possession du ballon, Max Richard n’était plus en position de libéro, il remontait au milieu de terrain. Tout se passait à merveille. C’est d’ailleurs la seule année où Ajaccio a fini 6ème du championnat, donc…

 

Yacine Adli et Paulo Sousa

 

Qu’est-ce que vous avez pensé de ce que veut mettre en place justement Paulo Sousa ? Il y a le système, mais aussi une mentalité qu’il veut inculquer…

Je pars d’un principe : on peut me dire ce qu’on veut, mais un entraîneur dépendra toujours du groupe de joueurs qu’il a sous la main. On analyse bien, à l’arrivée il n’y a eu que deux victoires, avec une série de défaites consécutives de six matches que Bordeaux n’avait jamais connue. Il va falloir d’abord que les joueurs se fondent complètement dans sa façon de travailler, et qu’ils aient la culture de la gagne. Mais il est évident que si l’entraineur a la culture de la gagne et pas les joueurs, automatiquement, ça ne marche pas. Je pense qu’il va falloir vraiment faire en sorte que ces garçons-là arrivent à avoir cette culture de la gagne, et qu’ils se défoncent surtout comme il faut sur un terrain de football. Pour une équipe comme les Girondins de Bordeaux, on sait l’importance de la Coupe d’Europe, on se doit d’être européens sinon c’est la mort du club. On ne sait pas comment ça va se passer avec la DNCG ce mercredi.

 

Justement, ça y est, le changement de propriétaire a eu lieu en fin d’année. Qu’est-ce que vous pensez de ce changement, et est-ce que vous arrivez à reconnaître votre club, avec tous ces changements qui ont eu lieu ?

Disons que je suis resté absent, à distance, pendant six mois avec cette opération. Je suivais par voie de presse ce qui se passait, mais je ne sais quoi dire. Pour l’instant, j’ai rencontré Frédéric Longuépée, on a discuté. Lui m’a dit que le projet était solide, costaud, et c’est tout ce que je souhaite pour le club. Mais il n’y a que le terrain qui définit tout. Si tu as des résultats, automatiquement, les gens iront au stade, mais si tu n’as pas de résultats et que tu refais une saison comme celle qu’on vient de passer, automatiquement le stade ne se remplira pas. Même si on est optimistes en disant qu’il faut faire ça, ou ça… Je pense qu’on n’est pas en Angleterre, en Espagne, en Allemagne ou en Italie. Les gens en France ne viennent au stade que si tu as des résultats. A mon époque, on perdait un match, mais les gens avaient vu un beau match de football avec une équipe de Bordeaux. Ils revenaient le lendemain au décrassage et ils nous disaient qu’ils avaient vu un beau match de football, mais que les adversaires avaient eu cette réussite que nous n’avions pas eue. Ça, c’est fini. Tu peux faire un match catastrophique et gagner, les gens ne retiennent que ça. Tout ce que je souhaite pour Bordeaux, c’est qu’on retrouve le haut niveau avec les nouveaux propriétaires, ce serait quelque chose d’extraordinaire. Mais pour faire ça, il faut une équipe. Je sais qu’ils comptent beaucoup sur les jeunes, mais il ne faut pas oublier que si tu mets une équipe composée uniquement de jeunes, ça risque d’être très difficile d’avoir les résultats. Il faut arriver à faire un mixte de tout ça pour que Bordeaux retrouve le haut niveau.

 

Ils étaient partis pour faire du trading à la base, à savoir recruter beaucoup de jeunes pour les revendre, mais on a vu cette année que ça ne pouvait pas marcher…

Bien sûr, sinon tu cours à la catastrophe. On a vu Monaco, et pourtant ils ont quelques gars d’expérience, par où ils sont passés cette saison avec des jeunes, des jeunes… Ça n’a pas été une réussite. Tu peux avoir des jeunes, mais il faut les encadrer avec des garçons d’expérience qui peuvent de temps en temps mettre le holà, les diriger, afin que l’équipe ne fasse pas n’importe quoi. Si tu mets les jeunes tout seul, non, tu n’auras pas de résultats.

 

Ce qui nous laisse optimistes en revanche, c’est que Lille a fait la même chose en ne recrutant que des jeunes la première saison après leur rachat, pour finir finalement 2ème de Ligue 1 la seconde année…

C’est Marcelo Bielsa qui voulait ça, ne mettre que des jeunes, et à l’arrivée ce fut catastrophique. Et ils ont recruté quelques joueurs d’expérience la seconde année, et voilà. Moi, franchement, tout ce que je souhaite c’est que les nouveaux propriétaires réussissent. Je suis arrivé ici en 1980, j’étais venu pour un an (rires), et cela fait un bail que je n’ai pas bougé d’ici. Même si je dois partir à la retraite, cela me ferait mal que l’équipe ne joue pas les premiers rôles.

 

Jean-Luc Dogon

 

Au niveau des décisions prises par les nouveaux investisseurs, il y a aussi les cas d’André Pénalva, Jean-Luc Dogon, Marcelo Vada, peut-être Philippe Lucas, qui ne sont pas conservés. Est-ce qu’on ne perd pas un peu de notre identité en ne prolongeant pas ces personnages ?

En ce qui concerne Jean-Luc, il termine quand même deuxième de son groupe. C’est vrai que ce sont des garçons qui ont joué au club. Franchement, je m’attendais à ce que ces garçons-là continuent leur travail aux Girondins. Mais bon, M6 est parti, il y a de nouveaux propriétaires qui sont arrivés, on ne peut qu’accepter leurs décisions, bien que cela nous fasse mal pour ces garçons qui quittent le club.

 

Au rayon des personnalités du club, il y a également les propos d’Alain Giresse qui regrettait qu’on ne lui ait pas proposé le rôle d’Ambassadeur du club, avez-vous vu ses déclarations ?

On m’en a parlé, mais je n’ai pas vu ses déclarations. Je sais que Jean-Pierre Papin a été élu Ambassadeur du club, mais je ne peux rien dire sur les déclarations d’Alain parce que je ne les ai pas vues.

 

Ce n’est pas qu’on a quelque chose contre les gens qui ont joué à Marseille hein Marius (rires) (Marius a joué à l’OM de 1972 à 1980), mais c’est vrai que si on avait à choisir, il y en a un qui représente un peu plus les Girondins que l’autre quand même, bien qu’on aime beaucoup JPP aussi. 

(rires) Oui, oui, mais Gigi a joué à Marseille aussi (rires). Franchement, je ne sais pas ce qui s’est vraiment passé, mais il parait qu’au moment où ils ont eu besoin de quelqu’un pour les accompagner, Gigi n’était pas disponible. Donc à partir de là ils se sont rabattus sur Jean-Pierre qui a accepté et qui est parti avec eux. Mais je n’ai pas vu le contenu des déclarations de Gigi, je ne sais pas comment ils l’ont contacté, pourquoi il n’a pas pu venir avec eux, je ne sais pas.

 

Est-ce que ce rôle d’Ambassadeur vous a été proposé ?

Oui, ça m’a été proposé. C’est quelque chose qu’on verra en début de saison prochaine. Je devais au départ aller dans un rôle d’Ambassadeur pour les trois matches de Coupe d’Europe, Prague, Copenhague, et Saint-Pétersbourg. Malheureusement mon dos m’a dit ‘tu ne voyageras pas’ donc je l’ai écouté (rires). Je commençais à souffrir, et rester assis pour cinq ou six heures d’avion, ce n’est pas possible. Le docteur qui m’a opéré m’a interdit les grands déplacements en voiture, l’avion pour l’instant aussi, donc j’attends que ce soit possible.

 

Vous avez vu, pour le recrutement, on a fait quelque chose qui nous est rarement arrivé, en signant des joueurs avant même le début du mercato…

Oui, Raoul Bellanova, Edson Mexer, et Enock Kwateng. Il parait aussi qu’ils ont discuté pour Sergi Palencia, mais Barcelone demandait dix millions d’euros. C’est quand même un peu cher, alors qu’Enock Kwateng, lui, il était libre. Je connais un peu Mexer pour l’avoir vu jouer contre nous quand je commentais les matches des Girondins sur GirondinsTV, mais je ne le connais pas plus que ça.

 

On termine Marius avec le VAR. Est-ce que vous pensez qu’il s’agit d’une évolution positive, même si cette année l’on a senti que cela prenait un peu de temps à se mettre en place.

Je dirais que cela dépend des arbitres qui sont dans le car, qui sont responsable du VAR. Je pense que c’est quand même assez facile de voir s’il y a hors-jeu, s’il y a faute… Quand ça dure longtemps, c’est qu’ils sont indécis. Ce n’est pas tellement l’arbitre central mais les arbitres responsables de la vidéo. Ils ont du mal à se décider très rapidement. J’ai vu un match en Italie. Au départ, l’arbitre central donne un corner, et rapidement l’arbitre de la vidéo l’appelle, l’arbitre principal est parti directement regarder l’image, et il est revenu pour donner un penalty. Ça a été très vite. Mais même en Italie, c’est vrai que cela met parfois aussi un peu plus de temps pour prendre la décision. Je pense que ça va s’améliorer. Franchement, je trouve que c’est une très bonne chose. Il y a eu des matches comme à Monaco, s’il n’y a pas le VAR, tu perds et tu te retrouves dans une position difficile. Bon, tu me diras, quand on a joué à Dijon, on te refuse deux buts avec le VAR (rires). Parfois, il y a du bon, parfois…

 

Un énorme merci à Marius d’avoir pris le temps de nous répondre, en plein match de l’équipe de France, où il nous commenta d’ailleurs chaque but. Un véritable moment unique comme Marius sait les créer.

Bonne rééducation, pour une rentrée studieuse et une année 2019-2020 merveilleuse. Merci Monsieur Marius pour cette bonne humeur et cette simplicité.

tresor

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