InterviewG4E. Franck Signorino : « Chaque équipe a sa bête noire et c’est vrai que, nous, Bordeaux, c’était un club qui nous réussissait plutôt bien »

Franck Signorino

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Franck Signorino, même si nous ne lui avons pas dit, est un joueur que nous avons particulièrement apprécié lors de sa carrière, par sa simplicité, son esprit combatif, et son apport offensif ; un latéral moderne. Quand les rumeurs se faisaient insistantes pour une arrivée aux Girondins de Bordeaux en 2007, nous étions plutôt réjouis, mais cela ne s’est finalement pas fait, à deux jours près… Hasard des choses, cette année-là, un autre joueur, au profil très similaire, allait démarrer dans son club formateur : Benoit Trémoulinas. L’ex-latéral gauche, retraité depuis deux ans, est actuellement consultant pour Infosport, mais est surtout dans un travail intéressant auprès de l’UNFP. Passé par Metz, Nantes, Getafe, Carthegène, ou encore Laval, Franck a également évolué au Stade de Reims pendant quatre saisons. C’est tout naturellement que nous nous sommes rapprochés de lui pour évoquer de nombreux sujets autour de cette rencontre, et des Girondins de Bordeaux. Interview.

 

Pour débuter, on va prendre un peu de vos nouvelles. Depuis la fin de votre carrière de joueur professionnel il y a bientôt deux ans, vous travaillez désormais à l’UNFP en tant que délégué à l’engagement sociétal. Comment s’est passée cette reconversion pour vous ?

En 2017, j’allais avoir 36 ans et j’étais en train de terminer mon année à Metz. Je ne savais pas trop si j’allais continuer ma carrière ou pas et j’ai eu un coup de fil du président de l’UNFP, Sylvain Kastendeuch en avril me demandant si j’envisageais de continuer ou pas ma carrière et que si non, il avait un projet à me proposer, dans une reconversion. Il souhaitait me recruter à ses côtés dans un poste de délégué à l’engagement sociétal dans la création d’un mouvement qui s’appelle Positive Football, dans lequel il m’a présenté le joueur comme élément moteur à la contribution sociale de par son implication et son investissement pour la cause qu’il veut embrasser, une cause sociétale. Cela peut être très diversifié comme l’environnement, la cause animale, la parité hommes/femmes, l’humanitaire, les enfants malades… Il m’a proposé ce projet et d’être dans un premier temps un relais terrain. Vu que je sortais tout juste du circuit de joueur professionnel, j’avais encore un réseau assez important. Je connaissais encore le fonctionnement du terrain et j’allais sur le terrain lors de la phase test, de Lille à Dijon et de Sochaux à Paris, à peu près.

 

Lorsque Nantes est descendu en Ligue 2 en 2007, vous auriez dû rejoindre les Girondins de Bordeaux, mais cela ne s’est pas fait parce que Ricardo est finalement parti pour Monaco. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce moment ?

Vous avez bien enquêté ! (rires) Lors de cette saison à Nantes, c’est vrai que le club descend malheureusement et le club de Bordeaux s’était renseigné déjà 2-3 fois sur mon cas auprès de ma direction. Ricardo, l’entraîneur, devait m’appeler pour discuter avec moi et il est vrai que j’étais assez séduit de rejoindre un club comme Bordeaux. Malheureusement, deux jours plus tard, alors qu’il devait m’appeler, j’apprends que Ricardo signe à Monaco. Celui qui le remplaçait était Laurent Blanc et une autre piste a été privilégiée, à savoir Diego Placente. Le joueur argentin a certainement eu la préférence de Laurent Blanc et ça ne s’est pas fait.

 

Pourquoi Bordeaux est un club dans lequel vous auriez aimé jouer ?

Parce que c’était un club qui fréquentait régulièrement la coupe d’Europe et ils étaient régulièrement en haut du tableau. Après des équipes comme Paris, et encore à l’époque, ils n’étaient pas forcément bien, Marseille et Lyon, Bordeaux était le club qui trustait les places juste derrière. Et d’ailleurs avec l’arrivée de Laurent Blanc, ils ont été Champions de France et ont eu de belles années. Ca a toujours été un club historiquement parlant qui a connu assez régulièrement la coupe d’Europe et qui a vu passer pas mal de joueurs internationaux et de grands noms. C’était dans le cadre d’une progression également, Metz, Nantes et rejoindre un club comme Bordeaux qui était pour moi un club du Top 5, ça aurait été une belle progression sportive en effet.

 

Quelle image vous avez aujourd’hui des Girondins ? Le club a-t-il changé d’image voire de statut ces dernières années ?

C’est un club qui est difficile à cerner. Effectivement, cette année, il a été racheté par un actionnaire étranger. Il y a un nouveau stade maintenant, le Matmut, et ça, ça change avec l’aspect historique du club, de la ville. C’est un peu comme beaucoup de clubs du championnat de Ligue 1, ils s’internationalisent, ils se tournent vers l’extérieur et du coup, ça perd un peu de son identité. Même si le stade Chaban Delmas était un stade atypique, avec les vestiaires qui étaient un peu loin (rires). A la mi-temps, le temps qu’on arrive dans les vestiaires, il fallait déjà retourner sur le terrain. J’aimais bien y jouer. Après, c’est vrai que le Matmut, c’est un stade qui est beaucoup plus fonctionnel. Pour la vie économique, la vie sociale, c’est vrai que c’est plus simple d’accès et pour créer des événements. Mais c’est vrai aussi que ça a perdu un peu de son charme. Ils sont sur un modèle de stade neuf, comme à Reims, Nice… Les stades sont un peu faits dans le même moule, ils se ressemblent un peu tous, ça perd l’aspect identitaire, régional, historique. Après, en ce qui concerne la politique sportive, il y a actuellement beaucoup d’étrangers. Même si Bordeaux a toujours eu de nombreux internationaux dans son équipe, mais là, ils sont en majorité. Maintenant, c’est une nouvelle direction qui arrive, avec des convictions qui cassent un peu avec l’aspect un peu feutré qu’a toujours montré Bordeaux. C’était un club qui était souvent en haut de tableau mais qui n’était jamais réellement en crise. C’était un grand club de France, mais où les crises étaient toujours réglées en interne, il n’y avait pas trop de débordements dans la presse. C’était feutré. Maintenant est-ce que ça va rester dans la même direction, l’avenir nous le dira. La vision que j’ai est de savoir si maintenant que ce sont des propriétaires qui misent, un peu comme le fait Lille, même Reims ou Monaco, à savoir miser sur des jeunes joueurs étrangers, de la filière portugaise, brésilienne, et les revendre avec des plus-values pour l’aspect économique. Ce n’est peut-être pas le cas, je ne connais pas bien l’effectif, mais vu de l’extérieur, c’est peut être ce modèle-là qui est privilégié maintenant.

 

Paul Baysse

 

Maintenant que vous êtes à l’UNFP, vous devez forcément côtoyer Paul Baysse, qui est au sein du Comité directeur. Quel regard portez-vous sur le fait qu’il ait été mis de côté, dans un loft, avec d’autres joueurs en début de saison ?

Ce sont les aléas de la vie de footballeur. Paul, je le connais bien car il fait partie du Comité directeur à l’UNFP, il est impliqué. Je le connaissais aussi lorsqu’il évoluait à Sedan, Saint-Etienne, pour avoir joué contre lui. Maintenant, à Bordeaux, c’est vrai qu’il a eu l’opportunité de signer là-bas, pour des raisons sportives, il a été prêté à Caen après. Est-ce que le nouveau coach ne compte pas dessus ? Le fait qu’il soit écarté, c’est sûr que c’est compliqué pour un joueur. Moi, je l’ai vécu à Getafe, à l’étranger, en revenant de ma longue blessure, parce que vous ne faites pas partie des plans de l’entraîneur. Et parfois ce n’est pas l’entraîneur mais c’est le club, parce que vous n’êtes plus une valeur marchande et qu’ils ne veulent plus entendre parler de vous, c’est compliqué. Mais d’un point de vue sportif, pour moi, un joueur, même s’il ne fait pas partie des plans de l’entraîneur, il doit avoir les mêmes conditions de travail, de s’exprimer sur le terrain car au même titre que les autres, il est footballeur et il doit avoir accès aux mêmes conditions pour s’épanouir.

 

Hier, les Girondins ont gagné face à Monaco et deux anciens joueurs de loft étaient sur la feuille de match, à savoir Paul Baysse et Jonatan Cafú qui lui était titulaire. Cette situation montre bien que la création de lofts ne mène à rien puisque les joueurs peuvent réintégrer l’équipe quelques mois plus tard…

Encore une fois, c’est l’UNFP qui a mis en place une charte, avec des articles dedans, que les clubs doivent respecter. On peut comprendre que des joueurs soient mis de côté pour un laps de temps, notamment à l’après-saison, le temps du mercato parce qu’on ne compte pas dessus et que l’on souhaite qu’ils partent. C’est une chose mais il faut mettre à disposition les mêmes conditions de travail que leurs coéquipiers. A partir du moment où vous êtes entraîné par quelqu’un qui a le diplôme adéquat pour entraîner et que vous avez les installations pour vous entraîner, on peut comprendre. Et on peut comprendre que lorsque vous avez un effectif de 40, malheureusement, le club doit faire face à ça, on peut comprendre qu’il le fasse sur une petite période, de créer un loft tout en respectant les conditions, le temps que les situations se décantent. Mais à partir du moment où la saison a recommencé, pour moi, il me parait évident les joueurs doivent réintégrer le groupe numéro 1 parce qu’ils sont au même pied d’égalité que leurs coéquipiers. Là, on a pu voir qu’au final ils peuvent rendre service, et le club, en les réintégrant, vous les intégrez à une dynamique de groupe où vous pouvez compter sur eux ».

 

En revanche, il y eut Younousse Sankharé, qui a trouvé un accord à l’amiable pour partir à deux ans de la fin de son contrat… Le club n’a pas communiqué son site internet, et a fait une dépêche AFP pour l’annoncer. C’est vraiment regrettable de finir comme ça ?

C’est toujours regrettable de finir en conflit, de finir sur une résiliation de contrat… Je ne connais pas forcément les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé en interne. Le joueur et le club pouvaient communiquer mais si aucun des deux n’a souhaité le faire, ils ont trouvé un accord et chacun voit son bonhomme de chemin. Après, c’est toujours compliqué les relations entre un club et un joueur, chacun campe sur ses intérêts. Forcément, le club veut peut-être une indemnité que les autres ne sont pas prêts à mettre et du coup, le joueur n’est pas prêt à sacrifier une partie de son contrat qui a été signé et que le club doit honorer et respecter. Vous savez, ce sont toujours des conflits d’intérêts, c’est compliqué, c’est toujours dommageable, parce que le joueur réussit à résilier son contrat, mais on est au mois de Novembre. Enfin, je ne sais pas quand exactement ça c’est passé, je ne vous cache pas que je ne connais pas vraiment cette actualité. C’est dommageable, car le joueur a perdu du temps, le club aussi a dû perdre de l’argent en voulant mettre un coup de pression. Forcément, le club a été perdant car il a fait traîner l’histoire avec un joueur qui forcément fait partie de l’effectif où il y a des lois à respecter. Cela peut entacher une dynamique, pour le groupe. Tout le monde est perdant dans ce genre de choses lorsqu’on n’arrive pas à se mettre d’accord, qu’on est en conflit et qu’il y a des déclarations dans la presse de part et d’autre. Ce n’est jamais bon.

 

Jérémy Toulalan

 

Vous avez côtoyé Jérémy Toulalan à Nantes une saison. A son départ des Girondins de Bordeaux en janvier 2018, pour suivre Jocelyn Gourvennec qui l’avait fait venir, vous déclariez que ce geste ne vous étonnait pas. Les supporters étaient mitigés à l’époque : ceux qui comme vous le comprenaient, et les autres qui l’accusaient d’abandonner le navire. Quel est votre avis sur cette décision avec du recul ?

Jérémy, je l’ai côtoyé un an, j’ai le souvenir et la conviction que Jérémy est un homme qui marche à l’affectif et de conviction. Il aurait pu très bien rester au club et finir son contrat avec un bon salaire, car il ne faut pas se le cacher, je pense qu’il avait un bon salaire. Il aurait pu continuer et ne pas lier son sort à celui de son entraîneur et continuer son bonhomme de chemin de joueur. Après, il a fait un choix, peut-être que l’entraîneur l’avait convaincu de le rejoindre pour différentes raisons et qu’à partir de ce moment-là, Jérémy Toulalan ne se trouvait pas en adéquation avec le nouveau projet du club et le nouvel entraîneur. Le seul qui peut répondre à ça, c’est Jérémy. Il ne s’est pas forcément exprimé et c’est tout à son honneur. C’est tellement rare et on peut l’interpréter comme on veut, il y en a qui disent qu’il a abandonné le navire, mais il n’a pas forcé le club à lui payer son année de contrat, il est parti de lui-même. Il a renoncé à une partie de son salaire, à son contrat. Certains diront que, oui, avec tout ce qu’il a gagné dans sa carrière, il pouvait le faire. C’est tout à son honneur justement d’être parti sans demander son reste. Ca aurait été beaucoup plus mal placé de dire « je fous le bordel, l’entraîneur il part, ça ne se passe pas comme ça, je veux résilier à l’amiable et je refuse de jouer». Il a fait ça avec une certaine classe et après les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision, c’est peut-être aussi un ras-le-bol général qu’il vivait au quotidien avec des tensions au club.

 

Avez-vous de ses nouvelles ? Depuis ce jour-là, il n’a plus joué au football…

Non, je ne l’ai côtoyé qu’un an. Je sais qu’il est revenu dans la région nantaise car on a des personnes en commun. Il est avec ses enfants et je pense que pour lui, la page du football est définitivement tournée. Encore une fois, Jérémy quand il était à Nantes avec moi, c’était quelqu’un d’hyper simple, basé sur des valeurs comme la famille, les amis. Il n’a jamais mis en avant la partie contractuelle et financière. Il aimait ça faire des efforts, c’était quelqu’un de très généreux dans tous les sens du terme. Lorsqu’il était sur le terrain, il donnait tout, il sortait souvent « chiffon », c’était un mec qui se donnait énormément. Par contre, ça ne le dérangeait pas du tout d’arrêter du jour au lendemain le football. Il s’habillait simplement, pas extravagant, loin des strass et des paillettes. C’était quelqu’un de très humble, qui se complaisait à faire des efforts sur le terrain car le football était sa passion, la performance physique… Moi, je ne suis pas étonné de la décision qu’il avait prise à Bordeaux, connaissant un petit peu le personnage. S’il n’avait pas été footballeur, il serait rentré dans une entreprise de tapissier. Il l’avait dit que ça ne l’aurait pas dérangé de faire un métier manuel. Ca résume quelqu’un de très simple et humble.

 

Franck Signorino

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Lorsque vous évoluiez à Reims, vous aviez la fâcheuse tendance à vous imposer à Bordeaux, ou d’y faire match nul. Comment on abordait ce match contre Bordeaux en tant qu’adversaire ? Est-ce qu’on se disait clairement qu’il y avait une grosse chance de l’emporter ?

Les dernières années où l’on affrontait Bordeaux avec Reims, c’est vrai que Bordeaux était un peu rentré dans le rang en termes de classement. C’était un club de milieu de classement. Je n’ai pas le souvenir exact mais il étaient entre la 7ème et 12ème place. Il y avait moins de prestige ou ils faisaient moins peur qu’à l’époque. Du coup, on venait à Bordeaux en croyant en nos chances, qu’on allait faire un résultat. J’ai joué une ou deux fois au Matmut, on avait gagné 2-1 à la première journée du championnat. Lorsque nous étions en difficulté l’année d’avant, Bordeaux était venu chez nous après une grosse claque contre Marseille, on les avait battus 1-0 et ça les avait remis en selle. Avec Reims, j’ai le souvenir que Bordeaux est un club qui nous a souvent réussi, en les battant ou en faisant match nul. Chaque équipe a sa bête noire et c’est vrai que, nous, Bordeaux, c’était un club qui nous réussissait plutôt bien. Mais avant, nous, on était un club moyen de Ligue 1 et Bordeaux n’était pas au top de son histoire et était un peu rentrée dans le rang.

 

Ce weekend, le match se déroule à Reims et on a sorti la statistique : ça fait depuis 1962 que Bordeaux n’a pas gagné à Reims en championnat. C’est donc réellement la bête noire des Girondins.

Oui, enfin après le Stade de Reims a disparu des radars assez longtemps ! (rires) Après les statistiques sont faites pour être déjouées. C’est vrai que sur les dernières années, les 4 saisons en Ligue 1 du Stade de Reims, Bordeaux n’est jamais venu gagner. Ce n’est peut-être pas une terre d’hospitalité mais bon, je ne vais pas utiliser une phrase bateau mais chaque année, chaque championnat a sa propre histoire. Ce ne sont plus les mêmes hommes, tout a changé et encore plus à Bordeaux par rapport aux autres années. Vous savez les statistiques, nous quand on est joueurs, on n’y fait pas attention.

 

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Quel regard portez-vous sur la dynamique et le début de saison des deux équipes ?

Je vais commencer avec Reims car je les ai vus jouer contre Metz. C’est un équipe qui est très solide, qui vient de faire 4 matches nuls d’affilée chez eux, ainsi qu’à Metz, où ils ont fait 1-1. C’est une équipe qui est très bien rodée, avec une solidité défensive et une rigueur tactique, mais qui a beaucoup de mal offensivement à mettre des buts. Mais qui réussit plutôt contre les gros que contre les petits. Ils ont été capables de battre Marseille, Paris… et à côté de ça, ils ont perdu contre Dijon et ont fait match nul contre Metz, contre Brest. C’est un peu un paradoxe. C’est une équipe qui est très costaude mais qui n’arrive pas à faire le jeu. Elle est bonne en contre parce qu’elle est rodée tactiquement et défensivement. C’est qu’elle manque un peu de punch.

Après Bordeaux, je les ai vus jouer contre Metz, j’ai vu quelques matchs. Le championnat est hyper homogène cette année et Bordeaux ne m’a pas forcément séduit par son jeu. J’ai toujours vu une certaine fébrilité, notamment lors de ce match contre Metz où ils mettent 2-0 très rapidement et après ils ne maîtrisent pas. Ça reste fébrile, c’est Metz qui fait le jeu. On pense que c’est le club, qui, une fois qu’ils mènent, qui lâche le ballon et se fait contrer. Là, non. J’avais vu une équipe de Bordeaux qui courait après le ballon, qui avait du mal à s’en saisir et une fois qu’ils l’avaient, ils avaient du mal à saisir les opportunités de contre. Donc c’est vrai, pour moi, sur ce match-là, Bordeaux ne m’avait pas impressionné. Par contre, j’ai un pote à moi qui est ressuscité cette année, qui est en confiance et qui marque des buts, c’est Nicolas De Préville. Je pense que Nico a eu une saison compliquée l’année dernière. Il a marqué, il fait des passes décisives, encore ce weekend contre Monaco, il a marqué le penalty. Il est très décisif, c’est un joueur qui marche à la confiance et qui a des qualités, pour moi, énormes : vitesse, puissance, avec un excellent pied et qui est sur coup de pied arrêté peut-être très efficace aussi. Pour moi, c’est un joueur qui est assez complet, à partir du moment où il est en confiance. Il monte en puissance et Bordeaux se retrouve devant avec des résultats, avec 4 nuls et 4 défaites. C’est une 4ème place mais dans ce championnat tout le monde gagne contre tout le monde et perd contre tout le monde. Hormis Paris, on s’aperçoit que le championnat est hyper homogène, vous allez de la 15ème à la 16ème place à la 3ème , c’est serré. Bordeaux est une bonne équipe qui peut tirer son épingle du jeu et finir européen, car je ne vois pas d’autres équipes le faire. Lyon est en difficulté, Marseille éventuellement, qui a un effectif et une équipe qui commence à être rodé aux ordres de l’entraîneur. Bordeaux peut tout à fait finir, dans le Top 5.

 

Un petit pronostic pour le match de samedi ?

(rires) C’est à Reims ? Un bon 0-0 parce que Reims est très solide à domicile et a du mal à marquer. Je sais que ça ne fait pas rêver mais je le vois comme ça (rires).

Un grand merci à Franck pour sa simplicité, sa gentillesse, et le temps qu’il nous a accordé ! A bientôt ! :)