En vacances à la Beaujoire …

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Le résumé :

 

« Revanchards », les joueurs et l’entraîneur n’ont cessé de le répéter cette semaine en prévision de cette rencontre face au FC Nantes, afin de tenter de faire oublier le scénario du match aller de ce derby de l’Atlantique. Donc, nous attendions enfin que les actes se joignent aux paroles et mettre fin définitivement à cette série négative. Pour sa part, Francis Gillot ne faisait pas l’impasse, et malgré les incertitudes qui planaient en cours de semaine, l’entraîneur bordelais a bien décidé de titulariser Gregory Sertic et Henri Saivet, laissant ainsi l’uruguayen Diego Rolan sur le banc de touche. Pas de surprise dans cette composition d’équipe somme toute classique, avec notamment le retour du capitaine Cédric Carrasso dans le but bordelais.

 

 

 

Mais cette revanche n’interviendra pas au cours d’une première période de piètre facture. Pour ne pas changer, les joueurs bordelais font preuve d’une extrême maladresse, à l’image des statistiques à la mi-temps de cette rencontre : aucune frappe cadrée pour Bordeaux malgré les cinq tentatives, les six corners et 55% de possession du ballon. On ne retiendra finalement que l’excellente intervention de Cédric Carrasso en deux temps pour garder son but inviolé sur une frappe d’Alejandro Bedoya à la demie-heure de jeu. Les rares occasions girondines se résument à des frappes lointaines jamais cadrées et manquant de conviction, ou bien un florilège de gestes techniques et contrôles manqués. Pourtant, Guillaume Hoarau n’était pas loin de reprendre de la tête un centre instantané de Lucas Orban, sur un service de Nicolas Maurice-Belay en retrait dans le couloir gauche à la 34ème minute. Oui, nous devons nous contenter de bribes d’occasions …

 

Le véritable match se déroule finalement dans les tribunes du stade de la Beaujoire, avec une réponse des supporters de la Brigade Loire 1999 aux Ultramarines des Girondins de Bordeaux, suite à leur banderole déroulée la semaine dernière dans le virage sud (« Aidons les Nantais à redescendre en Ligue 2… Tous à Nantes »). Le message des nantais est clair : « Avant de nous faire redescendre en L2, commence par redescendre de ton virage. »

 

 

 

 

Au retour des vestiaires, on peut remarquer qu’aucun changement n’a été apporté, tant sur les hommes que sur le contenu du match insipide … si ce n’est une énorme intervention du portier bordelais à la 50ème minute. Cédric Carrasso doit en effet s’employer pour sortir une tête nantaise, déviée par Lucas Orban, qui prenait le chemin des filets, se sacrifiant même en heurtant son poteau. Plus de peur que de mal pour le gardien de but, qui revenait tout juste d’une blessure, et dont on pouvait craindre une rechute suite à cette action de jeu.

 

Bis repetita durant cette seconde période, avec deux équipes peinant à se montrer dangereuses. Les bordelais tombent très facilement dans leurs travers et abusent à tort d’un jeu long inefficace, peu aidé il est vrai par l’inexistence du milieu de terrain. Aucune occasion construite pour de « timides » girondins, qui terminent cette rencontre avec une douloureuse statistique : un seul tir cadré pour douze tentatives. Pire, cette manière de « jouer » redonne finalement confiance aux Canaris, qui se seront montrés plus offensifs et tranchants (somme toute relatif), et obtiennent quelques occasions sans les concrétiser. A l’image de Jean-Louis Triaud, tenir jusqu’au terme de cette rencontre fut un véritable calvaire, sans risquer de piquer du nez devant un tel ennui …

 

 

 

 

Bordeaux est finalement décidé à poursuivre son aventure dans le ventre mou de cette Ligue 1. L’unique objectif de ces joueurs serait t-il l’optique de vacances anticipées ? On se pose véritablement la question !

 

 

 

Les joueurs :

 

Sans conteste l’Homme du match, Cédric Carrasso a du réaliser deux interventions importantes au cours de chaque période, permettant ainsi de maintenir à flot son équipe dans cette rencontre. Une prestation exemplaire pour le gardien bordelais, qui s’est sacrifié pour empêcher l’ouverture du score nantaise, au risque de se blesser de nouveau. Il confirme d’ailleurs ses propos de la semaine lors de la conférence de presse d’avant-match et semble au mieux de sa forme.

 

La charnière centrale composée de Carlos Henrique et Lamine Sané n’a démontré ce soir qu’une extrême fébrilité, semblant en grande difficulté sur les rares incursions des attaquants nantais. L’opposition n’était pourtant pas d’un niveau élevé … Sur le côté droit, le brésilien Mariano n’a cessé de balayer le couloir droit, avec à son actif quelques centres. Toutefois, à l’image de ses coéquipiers de l’axe central, il a semblé fébrile défensivement. Dans le couloir gauche, Lucas Orbán commence peu à peu à se forger une réputation dans le championnat français. Hargneux, le défenseur argentin n’a pas su maîtriser la totalité de ses gestes ce soir, et se retrouvait dès les premières minutes sous la menace d’un avertissement par Tony Chapron. Dès lors, craignant la sanction, Lucas a semblé inhibé au cours de ce match.

 

 

 

 

Placée devant la défense centrale, la paire composée de Gregory Sertic et André Poko était finalement aux abonnés absents. Enfin, rectifions quelque peu ces propos. Sertic s’est principalement illustré par son incapacité à ajuster ses frappes ce soir, l’amenant à de nombreuses tentatives sans succès, finissant leur course en sortie de but. Beaucoup de ballons perdus pour ces deux joueurs, qui n’ont pas brillé non plus par leur rôle de récupérateur, encore moins à la construction du jeu bordelais. Excentré dans le couloir gauche, Nicolas Maurice-Belay était étonnamment effacé ce soir, contrairement à ses récentes prestations. Il n’a jamais été en mesure d’apporter son peps sur le côté, et ainsi créer les brèches pour lancer les offensives girondines. Pas mieux pour son collègue du couloir droit, Henri Saivet, qui est à créditer de trois tentatives manquées et non cadrées dans cette rencontre.

 

A la pointe de l’attaque bordelaise, Guillaume Hoarau revêtait un rôle particulièrement ingrat sur la pelouse de la Beaujoire. Le réunionnais devait « tout simplement » se trouver à la réception des nombreuses pralines de sa défense, souhaitant tout simplement se débarrasser du ballon. Un niveau de jeu toujours insuffisant et éloigné des espérances, mais un léger mieux aperçu au cours de la première période principalement. Il était associé au brésilien Jussiê, qui fut malheureusement aussi effacé que ses coéquipiers, touchant assez peu de ballons par ailleurs.

 

 

La feuille de match


Samedi 29 Mars 2014 à 20 heures

31ème journée de Ligue 1 2013-2014

Stade de la Beaujoire, Nantes

25031 spectateurs

Arbitre : M. Tony Chapron

Nantes 0-0 Bordeaux

Buts : Néant

Cartons jaunes : Nicolita (36ème), Sertic (81ème)

Cartons rouges : Néant

Bordeaux : Carrasso © – Mariano, Henrique, Sané, Orban – Poko, Sertic, Saivet, Maurice-Belay – Jussiê (Rolan, 73ème), Hoarau

Nantes : Dupé – Veigneau ©, Cissokho, Djidji, Vizcarrondo, Gomis (Touré, 83ème), Nicolita (Audel, 69ème), Deaux, Bedoya (Pancrate, 78ème), Gakpé, Shechter

 

 

 

 

Les notes Girondins4ever

Carrasso : 10

Mariano : 4

Sané : 3

Henrique : 3

Orban : 3

Sertic : 3

Poko : 3

Saivet : 3

Maurice-Belay : 3

Jussiê : 3

Hoarau : 4

 

 

Les statistiques de la rencontre


Nantes – Bordeaux

Possession : 45%-55%

Tirs : 10-12

Tirs cadrés : 3-1

Passes réussies : 71%-78%

Hors-jeux : 6-3

Corners : 4-8

Centres : 20-33

Fautes : 18-10

Cartons jaunes : 1-1

Cartons rouges : 0-0

 

 

Crédits image : BeIn Sport, Girondins.com, Goal, FC Nantes