Jean-Pierre Papin : “Avoir un geste à son nom, c’est très rare mais c’était moi, c’était mon obstination. C’était ma marque de fabrique. J’en faisais tous les jours”

    Boutique rue Sainte-Catherine Cavenaghi Papin

    Jean-Pierre Papin a été Ballon d’Or, mais aussi créé ce qui s’appelle encore aujourd’hui, une Papinade. l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux revient pour pour Sud Ouest sur ce geste et son histoire.

    “C’est Alain Pécheral, qui était journaliste au Provençal à l’époque, qui nous a sorti ça un jour. La première c’était contre Niort, c’était une reprise de volée normale. La deuxième, c’était contre le Racing. Comme j’avais mis le même genre de but, il a trouvé la Papinade et c’est resté. Avoir un geste à son nom, c’est très rare mais c’était moi, c’était mon obstination. C’était ma marque de fabrique. J’en faisais tous les jours. J’en faisais tellement à l’entrainement que quand elle arrivait, je ne me posais même pas la question de savoir si je la contrôle ou si je la frappe. Comme à l’entrainement, je frappais et souvent ça rentrait. Le défenseur pouvait être au courant mais quand le ballon est en l’air, qu’on soit attaquant ou défenseur, le ballon on le regarde pour pouvoir se placer, et moi je ne laissais pas le temps de regarder. Je frappais. Tous mes buts sont pratiquement à une touche de balle. Je savais tout faire, à part avec mon pied gauche, même si j’en ai marqué quelques uns, quand on voit ce que j’ai fait avec le pied droit, le pied gauche ne sert à rien. J’en ai tellement fait à l’entrainement que pour moi, c’était normal. Le ballon arrivait, je ne cherchais même pas à comprendre, c’était comme ça”.

    Retranscription Girondins4Ever