Jean-Pierre Papin : “Strasbourg, c’est là où j’ai découvert le monde pervers de certains dirigeants, de certaines personnes qui sont soi-disant à côté de toi, mais qui sont là pour t’emmerder ou te faire tomber”

    Jean-Pierre Papin

    Après sa brillante carrière de joueur, Jean-Pierre Papin a tenté le métier d’entraineur. Celui qui sera à la tête de Chartres la saison prochaine, se souvient de son parcours dans cette profession.

    “À Arcachon, ça a été magnifique pendant deux ans. On a construit une très belle équipe. On a été champion, on a gagné trois titres de la région notamment cette coupe d’Aquitaine qui reste un de mes plus beaux souvenirs. Ensuite, il y a eu Strasbourg, qui a été une superbe expérience. C’est là où j’ai découvert le monde pervers de certains dirigeants, de certaines personnes qui sont soi-disant là à côté de toi pour t’aider mais qui sont là pour t’emmerder ou te faire tomber. Derrière, il y a eu Lens et ça a été la même chose. C’est le club dont je rêvais mais vu ce qu’il s’y trouvait à l’intérieur, ça a été une catastrophe. Le vrai bonheur finalement, ça a été les 6 mois à Châteauroux. Car à Châteauroux, j’ai pris les décisions que j’aurais dû prendre à Lens et que je n’ai pas osé prendre et je m’en suis sorti tout seul. À un moment, tu es dans le dur, tu as des joueurs qui sont là pour t’emmerder et tu t’aperçois que si tu ne prends pas la disposition ultime d’en mettre un dehors, tu es mort. À Lens et à Strasbourg, j’aurais dû faire pareil mais je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas osé car je me suis dit que ce n’était pas à moi de le faire. À Châteauroux, je l’ai fait et je m’en suis sorti. Ca a été une révélation dans le sens où la solution, même si elle est ultime, tu l’as et à un moment il faut que tu la prennes. Tu ne dois pas remettre à demain ce que tu peux faire aujourd’hui, même s’il faut couper une tête car tu t’aperçois que si tu ne coupes pas cette tête, on te coupera la tienne. La grande philosophie est là. C’est eux ou toi. Quand tu as compris ça, tu as compris énormément de choses. J’ai eu du mal à comprendre ça. Ca a mis un peu plus de temps que prévu. Je suis parti de Châteauroux car le Président qui m’avait fait venir et avec qui je m’entendais très bien, à trois semaines de la fin du championnat est venu me dire qu’il allait peut-être partir, qu’il était en train de racheter toutes les parts du club et que s’il n’avait pas toutes ses parts, il partait. Quand le championnat s’est terminé, il n’avait pas racheté toutes les parts et il fallait que je prenne une décision. Je pouvais imaginer qu’il allait partir et donc je suis parti. Je n’imaginais pas finir l’histoire sans lui. Il a racheté les parts un mois et demi après donc il est resté et moi je suis parti”.

    Retranscription Girondins4Ever