Karim Djaziri : “Eduardo Macia est très, très fort en Europe. Il est comme moi, c’est carré au niveau boulot. Sa mauvaise réputation ? C’est parce qu’il est fermé”

    Eduardo Macia et Paulo Sousa

    Pour ASFoot, l’agent Karim Djaziri a évoqué les intéressements sur les transferts qui commencent à arriver en France. Il en arrive à citer le directeur sportif des Girondins de Bordeaux, Eduardo Macia.

    “En Angleterre c’est très courant, en Allemagne c’est courant. C’est dans le contrat d’un salarié. Tu prends un directeur commercial, il va dire ‘bon, mon équipe commerciale, je touche un pourcentage sur ce qu’ils génèrent mais si dans ma période un de mes commerciaux décroche un nouveau contrat, je vais être intéressé’. C’est du business. Les mecs sont au cœur du business. En Ligue 1, ça commence. C’est nouveau. Il y a quelques clubs qui ont ça, mais pas beaucoup. Il y en a où il y a quelques dirigeants qui ont travaillé à l’étranger et qui ont vu que leur proposer ‘si tu achètes un joueur 5 et que tu le vends 10, tu auras 3%, si tu le vends 25 tu auras 2%…’. C’est un truc pour récompenser le travail du mec, à part que ce n’est pas son argent qu’il investit au début. Mais ça me parait pas scandaleux. Quand on reste dans l’esprit du football associatif, de se dire ‘ben non normalement l’argent qui rentre dans le club il faut le garder pour le club’, non. Le mec est salarié, il est au même titre qu’un joueur de foot, il est performant… Un directeur sportif aujourd’hui c’est comme un joueur de foot. Aujourd’hui il y a des directeurs sportifs qui sont débauchés, recrutés. Il y en a eu en Angleterre où les mecs payent des transferts. A Bordeaux, vous en avez un, bon malgré le fait, le pauvre, qu’il ne puisse pas bien travailler et que les conditions sont difficiles, qui est un des très, très fort en Europe. Il est très, très fort. Je dis ça, parce que je le connais très bien. On n’est pas amis, mais il est comme moi, c’est carré au niveau boulot. C’est un mec très fort. Il a travaillé en Italie. Sa mauvaise réputation ? C’est parce qu’il est fermé. Il est un peu comme vous les bordelais, il est un peu fermé, froid. C’est ce que vous n’aimez pas”.