Christophe Dugarry : “Mon père, quand il sortait du travail, il m’accompagnait 3-4 fois par semaine à l’entrainement. Ca m’a beaucoup marqué. C’est beaucoup grâce à lui que j’ai réussi”

    Christophe Dugarry
    photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport)

    Dans son émission hommage, pour la dernière de Team Duga, Christophe Dugarry, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, a tenu lui aussi à rendre hommage à ses parents.

    « Ma maman est une femme très forte. Mes parents ont tenu aussi un foyer sportif à Cenon-Palmer à l’époque, avec des footeux, des rugbymen, qui venaient en après match. Ma maman n’est pas très grande, 1.62m. Il y avait toujours les joueurs de rugby après les matches qui venaient picoler, faire la troisième mi-temps, et ça dépassait les limites. Il y en avait qui se comportaient mal, qui pissaient contre le comptoir. Et un jour, j’ai vu ma mère attraper un rugbyman par le colbac, je peux te garantir… C’était un arbre ! Elle lui a expliqué que son comportement n’était pas bien, et je peux te garantir qu’il ne l’a plus jamais refait. Ma mère, elle a un côté un peu garçon manqué… Elle a les même défauts et les même qualités que moi, très attachante, hyper entière, et elle n’a peur de pas grand-chose. Je suis très fier de maman […] Ma maman jouait au handball, mon papa aussi, et mon père a fini par l’arbitrage. Il arbitrait ma maman, qui jouait ailière. La personne qui l’a le plus expulsée, je crois que c’est mon père, tellement à chaque fois elle voulait se fritter avec ses adversaires (rires) […] Mon père, quand il sortait du travail, il m’accompagnait 3-4 fois par semaine à l’entrainement de foot, et c’était parfois compliqué, il fallait faire parfois plusieurs dizaines de kilomètres pour m’accompagner. Il restait dans la voiture, il faisait froid, en plein hiver… Ca me marquera toute ma vie. C’est beaucoup grâce à lui que j’ai réussi à être assidu, à elle aux entrainements, et à réussir cette carrière. Ça part de là. Si mon papa n’avait pas pris le temps de m’accompagner… En rentrant du travail, souvent fatigué, jamais une seule fois il m’a dit qu’il n’avait pas envie de m’accompagner, que c’était compliqué, jamais, jamais ».

    RMC

    Retranscription Girondins4Ever