Florian Brunet : “C’est la différence idéologique, c’est au-delà de la sainte personne de Frédéric Longuépée. C’est une vison du football qui ne marche pas et qui est contraire à Bordeaux”

    Frédéric Longuépée
    (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)

    Florian Brunet a expliqué qu’il n’y avait pas un problème de personnes entre les Ultramarines et la direction des Girondins de Bordeaux, mais un souci de vision des choses, diamétralement opposée.

    « En mai 2019, on essaye de remplacer David Lafarge, il y a une cassure, mais on continue de travailler. Il y a l’histoire de Marseille où il nous autorise un tifo, puis nous l’interdit ensuite en nous menaçant de durcir la relation si on ne revient pas sur notre décision. Après, il y a l’histoire du logo où on veut nous impliquer au mois d’août, mais on fait comprendre que ce n’est pas le moment : il n’y a pas d’équipe, pas de résultats, pas de recrutement. Ce n’est pas le bon timing. Joe DaGrosa nous le présente en septembre au Grand Hôtel en catimini. Et on retoque immédiatement ce logo en disant que ce n’est pas possible. ‘Girondins’ est rabaissé, le nom est dénaturé, on va vers quelque chose qui va être ‘Bordeaux Girondins’, il y a des symboles qui sont enlevés… Et au-delà de ça, c’est un combat idéologique. Quand je vois Frédéric Longuépée dire qu’on en fait un combat de personne… Mais, c’est terrible, parce qu’il ne se rend pas compte à quel point à travers cette phrase, il avoue qu’il ne comprend rien au football. Le vrai problème ce n’est pas Frédéric Longuépée, on s’en fiche de lui, ou d’Antony Thiodet. Le problème, c’est l’idéologie qu’ils portent ! C’est la vision du football qu’ils portent. Et le fond du problème, de la cassure de nos relations, il est là. Ils ont une vision du football qui est particulière, qui ne marche pas. Et on a nous une vision du football qui elle, par contre, a marché. Ce sont les Girondins de Bordeaux ces 20 dernières années. C’est surtout là le problème, le problème idéologique. Il nous disait tout le temps qu’il faut faire venir un nouveau public, qu’importe si ce public au départ n’aime pas le foot. Il faut leur apporter plein d’animation autour du stade pour qu’ils ne viennent pas que pour le football. Et leur discours allait même encore plus loin : ‘qu’importe si l’équipe gagne’. En fait, leur idéologie c’est de créer tout un business autour du terrain, et que ce business rapporte hypothétiquement de l’argent au sportif. Quand on creuse un peu, ’10 ou 15ème, si on mène bien cette politique-là, ça nous va’. Mais nous, notre vision est totalement opposée : ça part du sportif. Pourquoi ils veulent faire venir un autre public, alors qu’il existe un public formidable : c’est le peuple bordelais, d’Adieu Lescure, des Quinconces de 2010, la ville de Bordeaux en 96 qui était dehors. On faisait 30000 de moyennes 2010. Mais pour faire venir ce public au stade, il faut deux ingrédients : une équipe compétitive, qui a du mental, qui fait honneur, qui se bat. Et une place européenne avec des garçons qui respectent le maillot. Ça, ça va faire venir des gens au stade. Et ensuite, il faut un prix attractif. Les gens qui vont au stade, c’est le peuple, la classe moyenne, c’est comme ça. L’identité des Girondins de Bordeaux, c’est un football populaire très fort. Deux facteurs donc : une équipe compétitive et qui se bat, et des prix attractifs. Le reste, les bordelais s’en fichent, ils viennent pour voir du foot, pas des animations avant, après, pendant… Leur idéologie c’est l’inverse, une foire d’animations. On le voit, les loges, elles mettent un quart d’heure à la mi-temps à revenir dans leur tribune. Comme quoi le football est secondaire… C’est la différence idéologique, c’est au-delà de la sainte personne de Frédéric Longuépée. C’est une vison du football qui ne marche pas et qui est contraire à Bordeaux ».

    GoldFM

    Retranscription Girondins4Ever