Les Ultramarines demandent le remboursement partiel de l’abonnement 2019-2020 pour en faire don à Médecins du Monde

    supporters ultramarines drapeaux
    (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport)

    Des suites de l’arrêt de la saison, les Ultramarines, principal groupe de supporters des Girondins de Bordeaux, demandent le remboursement partiel de leur abonnement, pour les rencontres qui n’ont pas pu être disputées à domicile.

    Une fois cette somme restituée, ils en feront don à une antenne locale de Médecins du Monde.

    COMMUNICATION – 25-05/2020

    Cette saison 2019-2020 a été chaotique à bien des égards. 

    Sportivement, pour débuter, tant nos espoirs ont été déçus jusqu’à l’interruption du championnat.  

    Mais le plus inquiétant s’est déroulé en coulisses. Le départ précipité de GACP ainsi que la prise de pouvoir absolue de King Street et de son émissaire parisien ont marqué un nouveau tournant dans l’histoire moderne des Girondins. 

    Nous sommes entrés dans une ère d’incertitudes et d’angoisse. Si notre club n’a pas gagné grand-chose cette année, nous savons déjà ce qu’il a perdu : entre autres, ses valeurs, son authenticité, son rayonnement, et bientôt son logo… 

    Nous avons passé l’étape de la colère. Nous sommes aujourd’hui entrés en résistance. Derrière notre voix, celle de dizaines de milliers de personnes, furieuses de s’être vues confisquer leur club de cœur, désormais aux mains d’apprentis sorciers.

    Il nous faut voir la réalité en face : les Girondins de Bordeaux sont aujourd’hui la propriété de personnes qui ne l’aiment pas, et qui s’offrent temporairement une aventure économique éphémère. Quitte à le laisser disparaître, cela leur est bien égal.  

    Nos prises de position nous ont amenées à être longtemps traités d’idéalistes, parfois même de réfractaires. C’était le cas quand nous pointions du doigt les risques du rachat des Girondins de Bordeaux. S’il n’est pas l’heure de fanfaronner, plus personne ne peut désormais nier l’évidence. Notre club est en danger.

    Notre colère, nous l’avons affiché de bien des manières cette saison. Conséquence logique, nous avons été ostracisés, censurés, placardisés, réduits à un groupe « de 15 ou 20 personnes », tout ceci afin de minimiser la portée de nos prises de position.

    Mais, ces dernières semaines, de plus en plus de voix, anonymes ou non, s’élèvent face à ce qu’il convient d’appeler un hold-up. Nous nous en félicitons. Ces voix sont la seule chose qui reste de passion aux Girondins de Bordeaux.

    Nous sommes déterminés. Ce club est ce que nous avons de plus précieux. Rien ne pourra apaiser notre colère. Et si demain, nous devions comparaître au tribunal, assignés par les brigands qui ont pris possession de nos murs, nous y défilerons, par milliers, s’il le faut.

    Nous ne pouvons plus laisser le bénéfice du doute à M. Longuépée. Tant qu’il sera en poste, notre club sera en urgence absolue. Il doit partir immédiatement. Nous vivons sa présence, tout comme celle de M. Thiodet, comme une insulte quotidienne. Et nous ne pouvons nous résoudre à nous laisser insulter plus longtemps. 

    Alors, dans ces conditions, nous ne comptons pas faire de cadeaux à la direction du club. 

    Suite à l’interruption du championnat, nous demandons un remboursement partiel des centaines d’abonnements pris par l’intermédiaire du groupe. 

    Nous ferons don de cette somme à l’antenne locale de Médecins du Monde, qui ont abattu un travail formidable sur la métropole durant cette pandémie de Covid-19, et qui ont cruellement besoin de fonds. 

    Nous demandons également à ce que tous les abonnés – hors Utramarines –soient consultés afin d’obtenir s’ils le désirent un remboursement partiel. C’est, de notre point de vue, la moindre des choses. Et si l’argent venait à manquer, nous suggérons d’aller piocher directement dans les salaires astronomiques versés à M. Thiodet et à ses 32 employés – pour quel résultat – ainsi qu’à M. Longuépée.

    ULTRAMARINES BORDEAUX