Pierre Ducasse : “Champion avec son club de cœur, dix ans après nos aînés… Le quatuor Diarra-Wendel-Fernando-Gourcuff jouait tous les matches, des forces de la nature, jamais blessés…”

    Pierre Ducasse
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    Pierre Ducasse s’est remémoré sa saison avec les Girondins de Bordeaux, celle du titre de Champion de France, en 2008-2009.

    « Au final, je pense que je joue plus que la saison précédente, 23 matches sur 38. J’avais l’impression quand même, par rapport à l’équipe qu’il y avait… Ce n’était pas amer pour moi, parce que c’était dur de s’imposer dans une équipe comme ça, avec le quatuor Diarra-Wendel-Fernando-Gourcuff qui jouait tous les matches. C’étaient des forces de la nature, ils n’étaient jamais blessés… Émotionnellement c’était une saison extraordinaire. Être Champion avec son club de cœur, dix ans après nos aînés, l’année où j’arrive au club, c’était extraordinaire […] On gagne les 11 derniers matches et 12 matches avant la fin, on joue à Toulouse et on perd… De mémoire, le Président, Jean-Louis Triaud, est rentré dans le vestiaire et a dit : ‘si vous voulez être Champions, il faudra gagner tous les matches, sinon Marseille va nous doubler’. Et on a gagné les derniers matches. On s’est sentis forts, mais on s’est dit que si on relâchait un tout petit peu, Marseille aurait pu nous doubler. Ils ont fait un parcours magnifique Marseille cette année-là, c’était un duel digne des plus beaux combats. Tu n’es jamais sûr d’être Champion jusqu’à la fin, la preuve on l’est sur la dernière journée à Caen avec le but de Yo Gouffran qui fait descendre son club formateur… L’histoire est folle. Il y a une joie partagée pour lui… Nous, bien sûr, on n’était pas affectés par ça, on n’avait pas de lien avec Caen, mais l’histoire est pleine de signes. On était sûr de notre force même si on n’a jamais eu de marge. Je pense qu’à chaque match qu’on débutait, on avait plus de chances de gagner le match que Marseille n’en avait. On était beaucoup plus constants, on gagnait les matches beaucoup plus facilement qu’eux. Mais ils gagnaient quand même, donc on avait toujours ce petit doute… ».

    Raphael Chader

    Retranscription Girondins4Ever