Jules Koundé : “Il n’y a pas de vestiaires, c’est un nid à bactéries. On a des tests aussi, on en a déjà fait deux. On évite de se parler trop près, on a des contacts, le risque zéro n’existe pas”

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    (Photo credit should read JORGE GUERRERO/AFP/Getty Images)

    Jules Koundé a fait un point complet sur sa reprises des entrainements, avec le FC Séville. “Ca fait deux semaines que l’on a commencé. Ca se fait petit à petit, on a repris par groupe de 3 dans un premier temps avec un travail individualisé. Maintenant, on est à 10, le groupe est quasiment coupé en deux. On revient à des entraînements qu’on a l’habitude de faire en temps normal, bien qu’il n’y ait pas tout le groupe. Mais ça fait vraiment plaisir, après autant d’arrêt de pouvoir retrouver l’équipe et les terrains”.

    Pour l’instant, pas de douches communes, les joueurs repartent chez eux une fois l’entrainement terminé. “Pas de vestiaire. On sait déjà qu’en temps normal c’est un nid à bactéries, donc évite ça. On se douche à la maison, on s’entraîne sur des horaires décalés. C’est tout un protocole. On a des tests aussi, assez régulièrement. Depuis la reprise, on en a déjà fait deux. Avec la distanciation, on évite de se parler trop près. Après, on a repris, donc on a des contacts, le risque zéro n’existe pas”.

    Cette crise du Coronavirus est plutôt mal tombée puisque l’équipe tournait bien pour l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux. “C’est vrai que c’est tombé un peu mal mais pour plein de gens. Le football, ça reste secondaire dans ce genre de situation. On avait la chance d’avoir un super calendrier. Le derby contre Séville ici, c’est une folie. Déjà le match aller, c’était incroyable, mais chez nous ça allait être fantastique. On allait jouer la Roma aussi, puis le Barça et de nouveau la Roma. C’est dommage mais au final on va quand même normalement les jouer ces matchs-là. Mais ça sera sans supporters, ça perd beaucoup de sa saveur ! Mais il n’y a pas le choix, ça ne serait pas prudent de le faire avec les supporters. Mais un derby reste quand même un derby. Ca va agiter tout le monde. C’est toujours particulier”.

    S’il a commencé sur le banc en début de saison, le temps de s’acclimater, il fut ensuite dans l’équipe démarrant les rencontres, la plupart du temps. Il revint aussi sur l’étiquette qu’on lui colla : le joueur transféré le plus cher, souhaité par Monchi. “Oui, c’est comme ça qu’on l’a présenté car c’est vrai que c’était une grosse somme d’argent parce que Séville ce n’est pas le genre de dépenser des millions comme peuvent le faire certains clubs. En plus de ça, je suis un joueur particulièrement méconnu dans le championnat d’Espagne, à part pour ceux qui suivent la Ligue 1. Il y avait beaucoup d’attentes. Après, pour ceux qui me connaissent, les sommes ou ce que les gens peuvent dire autour, ça ne me met pas plus de pression que ça. Ce n’est que du positif. J’étais très content de faire ce choix-là. C’est un choix sportif. C’est un club qui joue le haut niveau en Liga, qui a vraiment un palmarès récent en Europa League. J’aime beaucoup la manière dont ça joue en Espagne. C’était un choix qui était réfléchi. Sur ma mi-saison de la saison passée, j’avais déjà été sollicité, j’avais que 18 matchs et il me fallait une saison pleine avant de pouvoir peut-être aller voir autre chose”.

    Mature malgré son jeune âge, l’ancien bordelais est parti seul en Espagne. “Je suis parti tout seul, mon agent m’a accompagné, il est resté avec moi pendant quelques jours. Sinon, je suis parti seul car ma mère travaillait. J’ai beaucoup de potes qui ont leurs vies, donc je ne suis parti qu’avec mon agent. Après, j’ai des potes qui sont venus me visiter. Je suis resté longtemps à l’hôtel donc c’était compliqué pour que mes potes ou la famille viennent pendant l’été”.

    Nandochachalana

    Retranscription Girondins4ever