Florian Brunet : « On a affaire à un homme qui a le charisme d’une huître, et qui se comporte comme un dictateur. C’est lui le responsable de ces 25 minutes d’interruption du match, ce n’est personne d’autre »

Frédéric Longuépée

(Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)

Florian Brunet est revenu sur l’événement qui eut lieu lors du match des Girondins de Bordeaux face à Nîmes, où la rencontre a été interrompue par l’arbitre pendant une demi-heure. Le leader des Ultramarines explique comment tout ça est arrivé.

« On est révoltés, déterminés, conscients de nos responsabilités, et on avance comme il se doit […] Il faut bien comprendre ce qui s’est passé. Déjà, on travaille de manière étroite avec le club depuis des décennies, sans aucune difficulté. Il y a un vrai partenariat avec le club. Généralement, un responsable sécurité assiste à la réunion préfecture la veille du match, donc on sait globalement l’ambiance et ce qui va se passer au moment du match. Là, aucun responsable de sécurité n’avait été admis par Frédéric Longuépée, et on savait pertinemment que David Lafarge étant en arrêt maladie – parce qu’il refuse d’être me bras armé de Longuépée – on savait pertinemment que les banderoles ne rentreraient pas. Connaissant un peu le personnage, on se doutait qu’il utiliserait cette façon de faire. On est arrivés avec le matériel à l’entrée du match, on a fait constater par la police qui était présente le caractère absolument pas insultant, ni homophobe, ni méprisant des banderoles : il n’y a rien qui tombait sous le coup de la loi. La police l’a constaté, et la police a dit le plus simplement du monde : ‘nous n’avons rien à dire, c’est de la liberté d’expression, ce sont vos affaires, nous on n’a absolument rien à dire’. Ensuite, les stadiers avaient ordre de ne laisser passer aucune banderole. Et les pauvres, on les connait depuis des décennies, ce sont des gens qui font des déplacements avec nous, ce sont des gens qui nous encadrent lorsque nous préparons des tifos, etc. Il y a un lien très fort avec les stadiers. Là, ils se retrouvaient entre le marteau et l’enclume, avec l’ordre d’interdire les banderoles, et de l’autre côté le lien qu’ils ont créé avec nous depuis 20 ans. Il faut bien comprendre que l’interruption du match n’était absolument pas préméditée, absolument pas. Tout est spontané. Nous, on est resté pour mettre la pression. Le matériel était sous la tribune, et on se demandait pourquoi on nous interdisait les banderoles… On négociait, on bataillait, et on essayait de voir avec les stadiers de quelle manière on pouvait faire entrer les banderoles. Après, il y a eu un attroupement naturel sur le coin de la tribune. Des gens sont rentrés sur le terrain, mais sans aucune agressivité, il n’y a eu aucune casse, aucune violence, il n’y a eu absolument rien. Souvent, on rentre sur le terrain pour installer les banderoles, là il y avait un peu plus de monde que d’habitude. Bon, l’arbitre voyant ça a arrêté le match, mais pour lui c’était totalement une surprise. A aucun moment cette action était préméditée. Les gens me disent que c’est notre faute… Mais ce n’est pas notre faute ! C’est Longuépée qui remet en cause un droit acquis. On s’est battu pour des droits. Le groupe existe depuis 87, il a obtenu le droit d’avoir une liberté d’expression. Nous revendiquons clairement d’être un contre-pouvoir. Ce droit de nous exprimer, on l’a acquis au fil des décennies, parce que notre message n’est jamais grossier, il est pertinent, et on est dans notre rôle. Cela fait 25 ans que je m’occupe des Ultras, jamais une banderole n’a été interdite, ni à Lescure ni au stade René Gallice. Ça aurait été une première. Tout ça parce que M. Frédéric Longuépée n’accepte pas la contradiction et il l’accepte d’autant moins qu’il y avait, je crois, des gens de King Street qui étaient présents. Donc il était bien embêté. Surtout que Frédéric Longuépée assure à King Street que le problème des Ultras va vite se régler. On a affaire à un homme qui a le charisme d’une huître, et qui se comporte comme un dictateur. C’est lui le responsable de ces 25 minutes d’interruption du match, ce n’est personne d’autre ».

ARL

Retranscription Girondins4Ever

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