Laurent Brun : « On est des passeurs de mémoire. On l’a été dans les pages, pourquoi on ne le serait pas dans des bâtiments finalement ?! »

Julien Bée et Laurent Brun

Laurent Brun, pour Le Point.G, a expliqué d’où était partie l’idée d’en « Musée 1881 » pour les Girondins de Bordeaux, idée façonnée au fil du temps avec Julien Bée.

« La genèse de l’histoire c’est qu’on a écrit ensemble avec Julien Bée des livres sur les Girondins de Bordeaux, l’histoire du Parc Lescure, ô combien symbolique de l’aventure des Girondins, 80 ans d’histoire… Cela veut dire qu’il y a beaucoup de souvenirs, beaucoup de témoignages qui sont arrivés… Beaucoup de gens nous ont aidés à faire ces livres par leurs vécus, leurs documents, leurs photos de famille, des objets… L’idée est venue tout naturellement après cette collecte d’objets qui a commencé par des photos. Nous avons cumulé des documents, bibelots, plein de choses… Et on s’est dit : ‘pourquoi pas faire un musée ?’. Sachant que même si je ne suis pas collectionneur – je suis conservateur – j’ai 45 ans, je vais au stade depuis que j’ai 6 ans, et j’ai conservé tout ce qui a attrait aux Girondins depuis que je suis gosse. J’ai une grande maison, cela fait 45 ans que je suis dans la même maison. On m’a souvent dit à l’adolescence, ou même aujourd’hui vieux que je suis : ‘mais, avec tout ce que tu as, pourquoi n’as-tu pas monté un musée ?’. On m’a même un peu moqué gentiment par rapport à ça, et finalement le fait d’avoir gardé tout ça nous a permis d’écrire des livres, mais cela nous permet également de constituer une première base de données pour ce musée. Evidemment, il y a plein d’autres personnes qui ont conservé des affaires, je ne suis pas le seul, et avec Julien on s’est dit pourquoi pas… Vu l’élan populaire que l’on a reçu par rapport à ces livres, la sympathie, la chaleur humaine, et tous ces gens qui nous ont dit que c’était un super projet… Plusieurs personnes nous suivent, des collectionneurs, des conservateurs, des pros, des amateurs, des jeunes, des vieux, des garçons, des filles, des grands, des petits, des beaux, des moches… Tout le monde nous a dit qu’il fallait y aller. Voilà, on fait ça pour la mémoire. On est des passeurs de mémoire. On l’a été dans les pages, pourquoi on ne le serait pas dans des bâtiments finalement ?! ».

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