Lilian Laslandes : « Je suis rentré à Bordeaux, j’ai fait un papier du médecin comme quoi je ne pouvais plus prendre l’avion, et on a trouvé la solution… »

Lilian Laslandes

Lilian Laslandes est revenu longuement sur ses expériences à Sunderland et Cologne, qui ne se sont pas passées comme prévu pour l’ancien attaque des Girondins de Bordeaux.

« Quand je suis parti de Bordeaux, j’avais demandé à savoir si vraiment le club voulait que je parte, et on ne m’a pas répondu vraiment à mon goût. J’ai pris alors la décision, même s’il me restait deux ans à Bordeaux, de m’en aller. J’ai fait le choix de partir là-bas et quand j’ai regardé les cassettes à l’époque, je me disais que ça allait être difficile… Les premiers matches qu’on a faits, on a joué contre le Celtic, les Glasgow Rangers, et d’autres équipes ; ça jouait bien au football. J’ai dit à mon père : ‘je pensais que j’allais jouer plus à l’anglaise, en l’air’. Et là-bas, tu peux sauter, chercher la faute, ils ne sifflent jamais. Et au fur et à mesure du temps, dès que le premier match de championnat est arrivé, alors là j’ai vu passer le ballon partout autour de moi… On n’avait pas trop de résultats, et j’ai essayé de dire qu’on pouvait jouer autrement, parce qu’on avait les joueurs pour ça. Là c’était ‘petit français, tu ne vas pas nous expliquer le football’. On est rentré un peu en conflit, mais je ne me suis pas éternisé dessus. Il y a eu un clash avec l’entraineur, Peter Read, un ancien international anglais. Au bout de six mois, mon agent m’a dit que si je voulais, il y avait la possibilité de partir à Cologne avec un entraineur qui parle français. Je lui ai dit que je ne voulais pas rester à Sunderland, notamment avec ce qui s’était passé. Et je suis donc parti à Cologne. On est allés en stage d’hiver, et au bout d’une semaine l’entraineur est viré… Donc quelqu’un qui vous veut et qui s’en va, un autre entraineur qui arrive et qui était du club, qui aimait bien les jeunes du club… C’était un peu plus difficile encore. La saison s’est écourtée au mois d’avril, ils m’ont demandé gentiment : ‘par rapport à ta petite blessure, est-ce que tu peux… nous on sera payés par nos assurances’. Je leur réponds alors que si ça peut les arranger, et vu que l’année suivante ils ne me prenaient pas, voilà… L’année d’après, j’ai voulu revenir à Sunderland en étant prêt physiquement, dans le but de leur montrer qu’ils s’étaient trompés. Mais arrivé là-bas, mauvaise surprise, le premier entrainement là-bas, après les entrainements physiques, on m’a dit d’aller m’entrainer plus loin… Seul. Là, j’ai appelé mon agent. Je suis rentré à Bordeaux, j’ai fait un papier du médecin comme quoi je ne pouvais plus prendre l’avion, et on a trouvé la solution de Bastia […] Sans avoir la chance, c’est difficile de se faire juger… Après, bien sûr, quand ça ne marche pas, on revient à ce qu’on sait faire, le championnat de France. C’était la facilité de revenir en France, d’autant que quand vous mentez à vos parents tous les jours en leur disant que ça va, alors que ce n’est pas vrai… A un moment donné ça pèse, même si ça forge le moral ».

Le Point.G, GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

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