Elie Baup : “Ce rapport à la nature m’a permis de ne pas tomber en dépression, de ne pas vivre dans un stress permanent qui t’empêche d’être lucide”

    Elie Baup vit dans un ranch, dans un village entre Toulouse et Pau : le Ranch Morère. Une domaine de 30 hectares lu permettant d’assouvir sa passion du cheval, passion qu’il a depuis l’âge de 4 ans alors que son grand-père l’amenait par ce moyen à l’école. Mais “l’équitation” et ce lieu lui ont également permis d’évacuer tout le stress que procure le métier d’entraineur, comme il le confia à L’Equipe.

    “Quand tu es entraîneur, tu es toujours entre le marteau et l’enclume. Tu te retrouves sous la pression des supporters, des médias, des joueurs… Tu as donc tout intérêt à avoir une vie saine et équilibrée. Ce rapport à la nature m’a permis de ne pas tomber en dépression, de ne pas vivre dans un stress permanent qui t’empêche d’être lucide. Tu gardes ainsi les pieds sur terre […]  La nature est rude. Elle t’amène aussi à t’interroger : c’est quoi le foot ? En fait, c’est que dalle. Si tu n’as que le foot, c’est forcément trop compliqué. Tu sais que ce métier ne pourra pas t’apporter que du positif, ce n’est pas possible. Entraîneur, c’est conflictuel en permanence. Avoir une autre accroche, ça donne du sens à ton existence ».