Florian Brunet : « Il faut faire comprendre au board que notre vision paiera à moyen et long terme. Cette vision-là rapportera beaucoup plus d’argent que la vision Longuépée-Thiodet »

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Pour Le Point.G, Florian Brunet, s’est exprimé sur les relations que les Ultramarines maintiennent avec les Girondins de Bordeaux par le biais de Joe DaGrosa, mais également sur la volonté du groupe de supporters de transmettre un message au board, à savoir les réels propriétaires et décideurs.

« On ne dit pas tout ce qu’on fait. Les relations avec les Girondins de Bordeaux ne sont absolument pas coupées, elles sont régulières. Elles sont uniquement coupées avec Longuépée et Thiodet. Pas avec les autres. Nous sommes en contact régulier avec tout le monde. Mais c’est le board qui dirige les Girondins de Bordeaux. Et ce n’est pas Joe DaGrosa, Joe DaGrosa est une partie du board, il est minoritaire au sein du board. Joe DaGrosa, dans le capital des Girondins, il est minoritaire. Les vrais patrons des Girondins de Bordeaux, c’est une espèce de nébuleuse financière, qui n’a ni visage ni nom. Ces gens-là, que l’on ne connaît pas, et qui d’ailleurs ne veulent pas être connus parce qu’ils ne se sont jamais exprimés, regardent à court terme. Longuépée et Thiodet, qui sont objectivés, qui se battent pour leurs primes d’objectifs et non pas pour les Girondins de Bordeaux, ils voient qu’effectivement pour Paris il y a plus de recettes. Le board, est-ce que vous croyez qu’il y a plus de recettes mais moins d’affluence, que c’est un problème ? Non, le board analyse qu’il y a plus de recettes. Ils sont dans une obligation de retour sur investissement très rapide, donc ils ont eux aussi une vision à court terme, qui peut quand même un peu se comprendre quand on est simplement un chef d’entreprise. Maintenant, un club de foot n’est pas une entreprise comme une autre, c’est un club de foot, c’est différent. Le board analyse donc à court terme, que Thiodet et Longuépée font du bon travail, au niveau des loges, les recettes… Mais ils ne vont pas analyser que l’affluence n’augmente pas, que Metz et Brest c’était catastrophique en termes d’affluence, et ils ne vont même pas analyser que 25000 pour Saint-Etienne c’est lamentable… Ils vont analyser que les loges étaient bien remplies pour Saint-Etienne, que la Présidentielle était bien remplie, que la théorie de la rareté sur les places, ça a rapporté plus de recettes. Ils ne vont pas analyser que d’habitude, pour Saint-Etienne, on fait au moins 30000 personnes. Ce n’est pas normal que pour Saint-Etienne on ne fasse pas au moins 30000, alors qu’en plus on est quatrièmes… Ils sont complètement à côté de la plaque, on voit bien que leur politique est à la rue. Mais le board n’analyse pas ça. Notre rôle, aujourd’hui, c’est de faire comprendre au board que cette vision est courtermiste. Le board a finalement les mêmes objectifs que nous, à savoir faire de l’argent, puisque notre objectif est que le club retrouve la Ligue des Champions. Les deux objectifs au final sont les mêmes puisque dans le football le seul moyen de faire vraiment de l’argent, c’est la Ligue des Champions. Il n’y en a pas 36000, il n’y en a qu’un, c’est la Ligue des Champions. Il faut faire comprendre au board que notre vision paiera à moyen et long terme, parce que notre vision d’un public de supporters axé sur le côté populaire du club, sur les tarifs attractifs, ça, ça va apporter des points sur du moyen et du long terme. Et ça participera à atteindre le Graal qui est la Ligue des Champions. Cette vision-là, à moyen et long terme, rapportera beaucoup plus d’argent que la vision Longuépée-Thiodet, qui est une vision courtermiste. Cette vision courtermiste est en train de se couper de son vrai public, de ses supporters historiques, et ce n’est pas comme ça qu’on va créer une ambiance à Gallice. Ce n’est certainement pas qu’on aura la ligue des Champions ».

Retranscription Girondins4Ever

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