Didier Tholot : « Je ne sais pas si ce sera un jour possible, mais j’ai toujours dit que c’était une envie (d’entrainer Bordeaux) »

Didier Tholot

(Photo by Dave Winter/Icon Sport)

Didier Tholot, pour Le Point.G, est longuement revenu sur sa situation personnelle et professionnelle. S’il recherche effectivement un projet qui lui plait, il a également pris le temps de se ressourcer et de profiter des siens, après sa séparation avec Nancy.

« Ca titille un peu, mais il y a un temps pour tout. Là, je voulais vraiment me poser pour profiter de mes enfants et construire un chez moi. Maintenant, c’est pratiquement fini, on verra […] J’ai eu ces derniers temps des propositions, que ce soit en National ou à l’étranger. Je les ai étudiées, mais je n’ai pas donné suite pour des raisons personnelles et aussi parce que j’ai besoin de sentir les choses […] Oui, la vie en Gironde, c’est pas mal (rires). Quand on est près de ses enfants… C’est une région que j’aime. Je n’ai pas eu vraiment le temps de m’y poser, donc ça fait du bien […] Je n’ai pas cherché parce que je me suis mis en stand-by. J’avais envie de faire ce que je voulais, j’ai profité de mes enfants parce que ça passe vite. Je me suis aperçu que je n’avais pas passé un été depuis l’âge de 20 ans avec mes enfants, donc j’en ai profité, je me suis ressourcé. Et maintenant, j’ai envie, je suis ambitieux. Alors oui, j’ai quelques échecs, comme tout entraineur. Nancy reste un échec même si les responsabilités sont complètement partagées, je n’ai pas eu ce qu’on m’avait promis finalement. Mais je suis capable d’entrainer en première division, je l’ai fait en Suisse, j’ai fait la Coupe d’Europe, j’ai gagné la Coupe Suisse. Maintenant, je ne suis pas un carriériste, je suis quelqu’un qui fonctionne au feeling, donc ça peut être en National, à l’étranger… Il faut que je sente les choses, j’ai besoin de me sentir bien dans la peau pour faire mon métier ».

Bien sûr, dans ce laps de temps, il reçut plusieurs propositions, notamment cette de Toulon, qu’il déclina.

« J’ai eu d’autres approches à l’étranger, d’autres approches en France. Aujourd’hui, il n’y a rien de concret, mais on est dans une période ou ce n’est pas très facile aujourd’hui de trouver un club, parce que ce sont forcément des clubs où les entraineurs sont en difficulté. Et je ne souhaite à aucun entraineur d’être écarté… Donc on va attendre un peu […] Mais récupérer une équipe qui n’est pas dans un bon moment ne me fait pas peur par contre. Je l’ai fait deux fois en Suisse, une fois à Nancy, ça ce n’est pas quelque chose qui me dérange, au contraire. Mais il ne faut pas que je sois catalogué par rapport à ça. Je ne suis pas un pompier de service ».

Si entraîner les Girondins de Bordeaux restera toujours un souhait, il sait qu’aujourd’hui ce n’est pas d’actualité.

« Je ne sais pas si ce sera un jour possible, mais j’ai toujours dit que c’était une envie. Mais voilà, aujourd’hui, il y a quelqu’un qui fait du bon boulot, donc ce n’est pas d’actualité ».

Retranscription Girondins4Ever

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