Serge Dubeau : « Je ne donnerais pas de noms, mais il y a des gens qui sont capables de faire une fête effroyable, de manger, de bien picoler, et avoir une carrière exemplaire »

Serge Dubeau

Pour Le Point.G, Serge Dubeau s’est exprimé sur l’hygiène de vie de la nouvelle génération de footballeur qui arrive et qui peut être la conséquence de nombreuses blessures.

« Forcément, il y a un lien. SI vous avez une mauvaise hygiène de vie, vous vous exposez à des blessures itératives, musculaires, articulaires… Ceci dit, j’ai toujours vu des garçons qui faisaient un peu n’importe quoi. Il y a eu des joueurs qui fumaient, mangeaient n’importe quoi. Ceux qui arrivaient à avoir à peu près une bonne hygiène de vie, c’est celui qui a été bien éduqué, c’est parfait. Les garçons mariés aussi, car leur femme est à la maison et leur prépare un bon repas, parce que tout le monde tient à ce que le métier dure le plus longtemps possible. Tout le monde fait très attention à tout. Et puis, il y a les plus jeunes, les célibataires, qui vont dans les fast-foods ou ailleurs, qui sortent voir les filles, qui fument une cigarette ou autre chose. Après, il y a des phénomènes. Je ne donnerais pas de noms, mais il y a des gens qui sont capables de faire une fête effroyable, de manger, de bien picoler, et avoir une carrière exemplaire. Ils sont rares ceux-là, mais ça existe. Et il y en a d’autres qui se débrouillent parce qu’ils arrivent à bien gérer le truc, à bien gérer les efforts, leurs fêtes ; ils gèrent bien tout. Aujourd’hui par contre, s’il n’y a pas le mental… Si vous faites la même chose qu’il y a dix ans, à savoir boire-fumer-sortir, et que vous n’avez pas le mental, que vous n’avez pas la volonté de vous faire mal pour vous entrainer, faire un résultat et être performant, là ça pose problème ».

Rôle du médecin de rappeler un ordre ?

« Oui, ça m’est arrivé, car j’étais en première ligne. Les dégâts causés, je les voyais, on ne pouvait pas me raconter, toujours, que c’était une gastro-entérite. Et puis on est arrivé, avec la plupart, à avoir des rapports tellement proches que je leur disais qu’ils me racontaient des histoires… Ou alors ils m’appelaient aussi dans la nuit pour essayer de contrecarrer le truc… je ne l’ai jamais dit, sauf maintenant, et c’est normal, cela fait partie de la vie. Mais il n’y a jamais eu de souci le jour d’un match à cause d’un phénomène de ce type-là dans la semaine. On arrivait à concilier les choses, je leur disais ‘une fois, pas deux, je te sauve cette fois-ci mais pas deux, je ne te sauverai pas une autre fois, donc il faut que tu te tiennes correctement sinon ça ne va pas aller’. On avait des rapports comme ça ».

Le Point.G

Retranscription Girondins4Ever

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