Thierry Granturco : “Désormais, pour Bordeaux, je ne suis pas sûr qu’il y ait la même bienveillance en cas de déficit important”

    Eduardo Macia et Frédéric Longuépée

    Pour Sud Ouest, Thierry Granturco, avocat spécialisé en droit du sport, a décrypté le milieu du football et notamment le projet des Girondins de Bordeaux.

    “Bordeaux faisait partie des clubs avec un actionnaire (M6) solide, reconnu. Il était grondé mais la DNCG voyait bien que l’actionnaire était présent, qu’il équilibrait les comptes si besoin. Lyon a eu une période difficile aussi lors de la construction du stade. Mais quand Jean-Michel Aulas passe devant la DNCG, il ne craint pas grand-chose car il a prouvé depuis longtemps son sérieux. Désormais, pour Bordeaux, je ne suis pas sûr qu’il y ait la même bienveillance en cas de déficit important. Les nouveaux dirigeants semblent s’appuyer sur le trading de joueurs pour équilibrer leur bilan. Ce ne sont pas les seuls. Il y a des compétences sportives à Lille ou à Monaco, pour le recrutement de jeunes joueurs à fort potentiel. À Bordeaux, elles sont moins visibles pour l’instant. Et attention à l’aléa sportif, car Monaco a pu sortir le chéquier quand il s’est retrouvé en danger l’hiver dernier. Est-ce que les actionnaires des Girondins le feraient dans une situation comparable ?”.

    Sud Ouest