Bixente Lizarazu : « Il faisait la proposition à mes parents. Ma mère était limite en larmes, et je le regardais en leur disant ‘je veux y aller, je veux y aller’ ! »

Bixente Lizarazu, Pierrot Labat

Bixente Lizarazu est une des figures emblématiques des Champions du monde de 1998. Reconnu pour sa combativité, obstiné à réussir tout ce qu’il entreprend, l’ancien bordelais raconte ce que lui a apporté son pays, le Pays Basque.

« C’était magnifique. C’est comme d’y vivre aujourd’hui. C’est un endroit particulier, où on a la mer et la montagne, tous les plaisir de la nature. Comme j’adore la nature… J’ai la chance d’avoir des parents qui étaient très sportifs, qui nous amenaient en mer. Mon père est plongeur donc il m’a initié à la plongée sous-marine, et surfer aussi même si au départ c’est un rugbyman. Le sport que je n’ai pas choisi, là j’ai fait le dissident, le rebelle (rires). Et ma mère était joueuse de tennis et faisait de l’athlétisme. L’hiver, on allait aussi, et l’été c’était le club de plage, l’école de voile, la plongée ou le surf ».

Bixente est également revenu sur le jour ou les Girondins de Bordeaux l’ont contacté pour la première fois, alors qu’il était justement encore enfant au Pays Basque.

« Le foot, je pense qu’à l’âge de 7-8 ans, j’ai commencé à jouer au foot parce que je me débrouillais assez bien à l’école. Dans al cours, jouer au rugby, ce n’est pas évident (sourire), tu as tendance à péter les vitres. Donc très vite j’étais plutôt avec mes copains du foot qu’avec mes copains du rugby. Je me suis retrouvé aux Églantins (Hendaye) à l’âge de 7-8 ans. Mais à cet âge-là, je faisais des tournois de pelote basque main nue, les tournois de tennis, les entraînements et les matches de foot sur tous les terrains du Pays Basque. Et ma mère m’emmenait dans tous ces endroits-là… Je dois dire que ma passion pour le sport, je dois dire merci à ma mère parce qu’elle s’est dévouée pour moi et mon frère ensuite. Lui, ça a été le rugby, le surf, principalement, et grâce à ma mère j’ai pu développer ma passion pour le sport. Le foot a été la première opportunité et proposition. Le recruteur des Girondins de Bordeaux est un jour venu à la maison pour dire à mes parents qu’il souhaitait me recruter pour rentrer au centre de formation des Girondins. J’avais 13 ans. Je me rappelle du rendez-vous. Il y avait mes parents qui étaient là, moi j’étais un peu derrière. Il faisait la proposition à mes parents. Ma mère était limite en larmes, et je le regardais en leur disant ‘je veux y aller, je veux y aller’ ! J’étais trop content… A l’époque, aller à Bordeaux, ce n’était pas si rapide que maintenant, c’était un petit voyage. Ça durait 3h-3h30 en voiture, il n’y avait pas l’autoroute. Mais je n’attendais que ça. Si ça avait été le tennis, peut-être que j’aurais choisi ce sport, mais la première opportunité a été le foot. Et je me suis dit ‘on le tente’. On peut dire que c’est plus le foot qui m’a choisi, parce que j’aimais tous les sports. J’aimais le tennis, je faisais beaucoup de tournois… J’aimais aussi beaucoup la pelote basque. Les Girondins m’ont surement vu dans les tournois, et ils m’ont fait cette proposition […] Je dois remercier Monsieur Jacques Debeleix (Responsable du recrutement des jeunes aux Girondins de Bordeaux) parce qu’il a eu l’œil ».

Clémentine Sarlat, Le Spotlight

Retranscription Girondins4Ever

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