Didier Tholot : “Aujourd’hui, être numéro 1 c’est supporter la pression, c’est avoir un rapport avec le public, les dirigeants, la presse…”

    Laurent Blanc et Didier Tholot

    L’ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Didier Tholot, évoque ses rapports avec ses staffs lorsqu’il était joueur professionnel, et nous donne sa vision de ce qu’est un entraîneur moderne, happé par la vocation malgré la pression.

    « J’étais un combattant donc je n’ai jamais eu de problèmes là-dessus. J’avais des rapports. J’étais assez facile à gérer à partir du moment où on était assez juste avec moi. A partir du moment où on ne l’était pas, j’ai parfois été un vrai petit con […] Je pense qu’avoir été joueur pro et avoir connu le haut niveau permet d’aborder des choses un peu différentes. On peut se mettre à la place des joueurs. Il y a des entraîneurs qui n’ont pas fait une carrière de haut niveau et qui y arrivent très bien aussi. A mon avis, ce métier, on est fait pour ça ou pas. Où on est numéro 1, ou on est adjoint, ou on fait autre chose. Aujourd’hui, être numéro 1 c’est supporter la pression, c’est avoir un rapport avec le public, les dirigeants, la presse… Ça m’a toujours manqué. On m’a toujours posé la question de savoir si les matches de haut niveau étaient difficiles. Non ! C’est un pur bonheur de jouer devant 30000 personnes, d’être entraineur et d’aller sur le banc. Oui, il y a de la pression, mais moi la pression me fait avancer, pas reculer ».

    Sud Ouest

    Retranscription Girondins4Ever