Jocelyn Gourvennec : « Tu peux en vouloir à la terre entière, tu peux être aigri, tu peux être négatif, tu peux pleurer… »

Jocelyn Gourvennec

S’exprimant sur sa séparation avec les Girondins de Bordeaux dans L’Equipe du jour, Jocelyn Gourvennec a expliqué que :

« Non, je n’ai pas facilement tourné la page de Bordeaux car c’est une épreuve. Je l’ai fait. Il faut du temps. Il faut parler, faire autre chose, se donner un rythme de vie. Quand ça s’arrête, il faut retrouver un fonctionnement plus normal…Ce manque ? J’imagine que c’est ce que doit vivre n’importe quel travailleur quand il est viré, et quelle que soit son activité. Tu peux en vouloir à la terre entière, tu peux être aigri, tu peux être négatif, tu peux pleurer. Je suis bien sûr passé par tous ces stades. Je pense qu’il faut passer par là. Le mec qui se fait virer et qui, le lendemain, a la banane, et qui dit qu’il va très bien, je pense que c’est un menteur. On ne peut pas être insensible à ce genre de choses. C’est une épreuve de la vie, mais moins difficile que la maladie. Il faut relativiser. On a envie de se réaliser dans le métier qu’on mène. Parfois, ça coince et ça repart. J’ai récemment relu dans France Football une longue interview de Jürgen Klopp, une interview remarquable sur le métier. J’ai aussi regardé qui entraînait les clubs de Premier League. Sur les 20 actuels, 95% ont un parcours cabossé et pourtant, ce sont des bons coaches. C’est inhérent à la vie du coach. C’est impossible d’avoir un parcours linéaire avec uniquement des succès. Aujourd’hui, il n’y a que « Zizou » qui n’a connu que le succès dans sa vie professionnelle. On a tous un parcours cabossé ».

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