Christophe Monzie : « On ne pourra jamais reprocher à un gestionnaire d’avoir été raisonnable, d’avoir su compter ses sous »

Stéphane Martin et Nicolas de Tavernost

Nicolas de Tavernost et Stéphane Martin ont vécu leur dernier match face à Lyon en tant qu’actionnaire et président des Girondins de Bordeaux. Christophe Monzie revient sur ce moment particulier pour les deux hommes.

« Je les ai vus, j’ai croisé Stéphane Martin dans les coursives du stade à Lyon. Il y a eu cette réaction des joueurs qui ont applaudi Nicolas de Tavernost et Stéphane Martin, pour qui c’était le dernier match. On ne reste pas, 19 ans à la tête d’un club, sans mériter les hommages bien légitimes. Venant des joueurs et du coach aussi, Éric Bédouet, qui lui a rendu hommage en conférence de presse. Ça vient au moins de gens qui font partie intégrante de la vie du club au quotidien, qui savent très bien l’implication qu’a eue M6 pendant ces deux décennies. Ce n’est pas évident, un partenaire, un mécène qui reste aussi longtemps à la tête d’un club. On a pu à une certaine époque reprocher un peu un manque de prise de risque, d’investissement. Disons qu’M6 n’a jamais dépensé l’argent qu’il n’avait pas. L’avantage c’est qu’aujourd’hui, cela a permis de solder en grande partie la dette du club, et la vente de Malcom a quand même bien aidé aussi. Mais c’est un club qui a été géré de façon raisonnable, de façon réaliste, lucide, intelligente. On ne peut pas en dire autant de tous les clubs de Ligue 1, certains ont parfois frôlé la rétrogradation administrative. Je crois qu’à ce niveau-là, on ne pourra jamais reprocher à un gestionnaire de club d’avoir été raisonnable, d’avoir su compter ses sous. Peut-être qu’on est passé à côté de jolis coups, certains recrutements, et il y a eu aussi des erreurs de commises. On a mis parfois le paquet, un pari sur certains joueurs, qui sur le terrain n’ont pas justifié la confiance qu’on avait placé en eux, pour X raisons. Il y a eu des échecs retentissants aussi. Mais il y a eu aussi des bonnes pioches comme Malcom. Et des mercatos intelligents. Je pense que la pioche, comme celle de Martin Braithwaite, était très bonne. Il y a eu aussi des joueurs qui se sont révélés sous le maillot bordelais. En 19 ans, on a envie de dire que comme pour l’arbitrage, les erreurs s’équilibrent. Mais d’une façon générale, je crois qu’on peut remercier Nicolas de Tavernost et toute son équipe d’avoir fait de Bordeaux un club pérenne. Il ne reste qu’à espérer que les nouveaux acquéreurs en fassent autant ».

ARL

Retranscription Girondins4Ever

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