Louis Gomis : « Bordeaux devait être un tremplin sportif, et cela a été un petit cercueil, où l’on a failli m’enterrer »

Louis Gomis

Louis Gomis est passé par les Girondins de Bordeaux de 1997 à 1999. Le défenseur est revenu sur son passage dans le club au scapulaire, pour Girondins4Ever.

« Il y a deux facettes. Dans le foot, souvent, on dit que c’est un peu hypocrite, que c’est compliqué de se faire des amis. Des amis, je ne vais pas dire qu’on s’en fait dans chaque club qu’on connait. Mais ce vestiaire que j’ai connu à Bordeaux avec Bruno (Da Rocha), il y avait quand même une sincérité concernant l’affection que les uns et les autres se portaient. Il y a des mecs, on sait très bien que c’est sincère. Il y a eu beaucoup de va et viens, mais moi, je n’y suis passé que deux ans. J’ai connu beaucoup de joueurs, dans différents vestiaires. On va dire que le succès crée des liens, mais tu vois, le titre de champion, je ne suis pas concerné. La première saison, en 1997, était un peu compliquée pour ce groupe. Ce groupe s’est conforté avec l’arrivée de joueurs comme Ali Benarbia, qui l’a tiré vers le haut. La plupart des mecs qui étaient dans cette aventure-là, on a des liens assez forts. Ça c’est le positif. Maintenant, le négatif. J’ai découvert l’envers du football. Des fois, on est au courant de pratiques, de certains dirigeants, certains entraîneurs… Mon arrivée à Bordeaux m’a permis de découvrir ça, à mon détriment. À un moment donné, il y avait un conseiller, qui était un ancien entraîneur, qui commençait à mettre des choses en place. Et l’entraîneur qui était en place, est arrivé, avec des données, qui n’étaient pas forcément erronées. C’était la première fois qu’il quittait un club et qu’il reprenait un nouveau club. Ma situation sportive est devenue après, une situation politique, compliquée, car après, moi aussi de mon côté, j’ai refusé certains choses, qui ont fait que j’ai été mis à la marge. Sur la deuxième saison, je n’ai quasiment pas joué. J’ai eu quelques soucis extra-sportifs, sur ce qui avait été prôné à Guy Stéphan, l’entraîneur qui avait été mis en place, avec qui j’ai eu une discussion. Il a avoué qu’à un moment donné, on ne lui avait pas forcément dit la vérité, et, au moment où il s’en est aperçu, il a été viré 3 matches après. Bordeaux devait être un tremplin sportif, et cela a été un petit cercueil, où l’on a failli m’enterrer. J’ai pu rebondir à Toulouse, même si ce n’était qu’un club de deuxième division. Mais mon quotidien de sportif, malgré ces événements, n’a pas été touché. J’ai réglé mes problèmes tout seul. Au moment de venir à Bordeaux, j’avais le choix ».

 

Et ces choix, quels étaient-ils ?

« J’avais Monaco, qui me proposait le double de ce que je touchais à Bordeaux et je pouvais y aller les yeux fermés car, le président et l’entraîneur, qui avaient à l’époque des désaccords, étaient tous les deux d’accord pour me faire signer. Mais j’avais justement choisi de quitter le sud-est. Monaco, c’était à côté de Nice. Cela faisait deux ans que Bordeaux, où l’entraîneur en place, m’avait ficelé ».

Retrouvez l’intégralité de l’interview Girondins4Ever de Louis Gomis, ICI

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