Hervé Bugnet : « Voilà comment ma carrière s’est terminée, il m’a brisé en deux »

Pascal Dupraz

 

Il en avait déjà parlé il y a quelques mois, mais Hervé Bugnet s’est souvenu, pour Foot D’Avant, de ce moment qui a probablement chamboulé complètement sa carrière. Alors que tous les attaquants d’Evian étaient blessés ou absents, l’ancien avant-centre des Girondins de Bordeaux n’a pas été convoqué par Pascal Dupraz pour une raison très cocasse : sa joie de vivre.

« Je me souviendrai toute ma vie de la veille de match. Il neigeait ce jour-là. On était 21 joueurs. Yannick Sagbo et Saber Khalifa jouaient la CAN, Kevin Berigaud était blessé. Il ne restait plus personne devant. A la fin de l’entraînement, Pascal Dupraz dit : « Stéphane va donner les quatre noms des joueurs qui ne sont pas sur la feuille de match ». Là, j’entends mon prénom et le ciel me tombe sur la tête. Pascal Dupraz me regarde et dit : « Hervé viens me voir ». « Ce n’est pas normal que je ne te prenne pas dans le groupe. Je ne te prends pas parce que tu as trop de joie de vivre », ajoute-t-il. J’étais un homme de vestiaire mais pendant trois ans, je me suis défoncé sur le rectangle vert à l’entraînement pour gagner ma place  sans compter le week-end avec la réserve. Je n’ai jamais cessé de me défoncer. Une semaine après, je me suis reblessé aux ligaments croisés. Quand la tête ne suit plus, le corps lâche. Voilà comment ma carrière s’est terminée. Par ailleurs, lors de la dernière journée de la saison 2012/13, Evian était opposé à Bordeaux. Du coup, j’envoie un message à Pascal Dupraz : « Bonjour coach, est-ce que je peux venir manger avec l’équipe le dimanche midi ? Ensuite, je m’éclipse et je vous laisse préparer le match ». Il m’a répondu : « non, hors de question que tu viennes manger avec nous, si tu veux venir il faut que tu demandes au président ». Je lui en veux. Il m’a brisé en deux. Le pire c’était quand mon fils aîné me demandait : « papa, pourquoi Pascal Dupraz ne te fait pas jouer à Evian ? » Cette phrase, je l’ai encore en travers de la gorge […] Au cours de ma carrière, j’aurais dû faire une Marc Planus en restant à Bordeaux. J’avais l’occasion de prolonger avec Bordeaux et j’ai préféré signer à Montpellier. Dans ce milieu-là, il faut savoir être patient ».

L’intégralité de l’interview ICI

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