Nabil Djellit : « Bordeaux, c’est le Flou Champions Project, ce n’est plus un grand club, c’est un grand nom »

Nabil Djellit est revenu sur le coup de gueule de Gustavo Poyet qui a amené à sa mise à pied. Cette sortie médiatique montre pour lui qu’il y a un problème dans les hautes sphères girondines. « A qui la faute ? Gustavo Poyet est un personnage explosif, donc on ne le découvre pas. Ça ne me dérange pas ce qui s’est passé dans le sens où je trouve que c’est plutôt une bonne chose pour Bordeaux, que ce soit sur la place publique. ‘Ca sort du Château’ et ça, je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle pour Bordeaux. Cette histoire de recrutement, ce n’est pas nouveau. Il y a un flou absolu sur la structuration d’une direction sportive considérée comme faible du côté de Bordeaux… Je ne suis pas là pour pointer les gens mais parce que exemple Ulrich Ramé est quelqu’un de plutôt décrié. Au-delà de Poyet, il y a toute une situation. Les américains, c’est quoi leur projet, leurs intentions ? C’est le Flou Champions Project. Au niveau de Poyet et de ses dirigeants, je ne dis pas que j’ai la vérité, j’ai l’impression qu’il y a des interférences et des luttes de pouvoirs à savoir qui va mettre les joueurs… Il y a une défiance entre Poyet et la cellule de recrutement. Poyet a un agent, il a envie de travailler, les américains ont donné un peu de soutien à Poyet parce qu’il a fait une seconde partie de saison. Au milieu de tout ça, se retrouve le nouveau Président Martin qui est là depuis un an, qui est décrit comme un grand amoureux du club, mais aussi comme quelqu’un qui ne connait pas forcément le milieu et qui est encore en apprentissage. Ces gens-là pour qu’ils réussissent, il faut qu’ils soient bien entourés. On se rend compte qu’au niveau de Bordeaux, il y a un problème au niveau de la direction sportive depuis quelques temps. Les jeunes, ils n’en sortent plus, ils ne leur font pas confiance. Ces dernières années, les Krychowiak, Ecuele-Manga, Paul Baysse, sont partis… Il y a un défaut de légitimité, d’autorité, une institution qui recule. C‘est un club qui est en train d’imploser et aujourd’hui, c’est une coquille vide, ce n’est plus un grand club, c’est un grand nom. Quand tu as une marque comme Bordeaux… Aujourd’hui, ils sont supplantés par des équipes comme Nice. Ils sont où aujourd’hui, Bordeaux ? […] Quelque part, ça ne me dérange pas qu’on dise les choses de manière transparente. Je ne dis pas qu’il est gentil, je ne dis pas qu’il est méchant, mais dire les choses, cela fait du bien aussi ».

 

La chose qui fait que Gustavo Poyet se soit emporté en conférence a été de ne pas avoir été écouté sur le dossier de Gaëtan Laborde. Le journaliste confirme qu’il n’était que peu consulté. « Je donne un exemple pratique. J’étais au téléphone avec quelqu’un il y a quelques minutes, dont je tairai le nom, qui avait une offre écrite de la part de Bordeaux, un joueur. Il a une offre écrite qui émane de la direction sportive, donc du club, et ensuite il a l’entraineur au téléphone, et l’entraineur lui dit : ‘cela fait cinq minutes que je viens de prendre connaissance du dossier’. Ce qui sous-entend qu’en amont il y a un travail qui a été fait, et l’entraineur n’a pas été mis au courant ou fait semblant de ne pas avoir été mis au courant ».

L’Equipe21

Retranscription Girondins4Ever

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