Guy Stéphan : « J’ai beaucoup de mal à réaliser, je vois des sourires partout, le ciel pleure de joie »

Guy Stéphan

Si Didier Deschamps, passé quelques mois par les Girondins de Bordeaux, est Champion du Monde 2018 en tant que sélectionneur des Bleus, c’est également le cas pour son adjoint, Guy Stéphan, qui passé lui aussi par le club au scapulaire en tant que coach. L’ancien bordelais raconta sa finale, lui qui est l’entraineur adjoint de l’équipe de France. « Comme avant chaque match, je me retrouve avec les titulaires pour l’échauffement. Sur la pelouse du stade Loujniki à Moscou, nous vivons un moment particulier. Une finale de Mondial ! J’ai prévu de le dire quelques mots. J’ai bien réfléchi au sens de mon message. J’utilise une image, celle de la montagne, pour décrire notre ascension. Je dis aux gars qu’ils ne sont pas fatigués, qu’ils ont déjà gravi six cols et qu’au bout du septième, il y a une étoile. Je leur dis qu’ils vont la gravir pour eux et leur famille. Le but, c’est de les motiver, les rassurer, comme Didier a pu le faire à de nombreuses reprises […] Deux heures plus tard, nous sommes champions du monde. Je suis dans les bras de Didier. Il me dit : ‘On n’était pas beaucoup à y croire mais on a bien fait de ne rien lâcher’. J’ai beaucoup de mal à réaliser. Je vois des sourires partout. Le ciel pleure de joie. La joie est familiale aussi ».

 

Puis il se remémora le lendemain, une journée chargée, avec les Champs-Élysées, entre autres. « La folie. Le retour en France. Je ne réalise pleinement qu’entre Roissy et les Champs-Élysées que l’on est champions du monde. Des gens sont arrêtés sur l’autoroute, debout sur les voitures. C’est énorme. Sur les Champs, il y a la ferveur et la clameur. Le bruit est impressionnant. Je me revois 18 ans en arrière, après l’Euro 2000 (il était adjoint de Roger Lemerre). Avec les joueurs, nous voudrions un deuxième tour. Impossible. Le contexte n’est plus le même qu’il y a vingt ans et nous devons observer les règles de sécurité. Le passage au palais de l’Élysée, où nous sommes reçus par le président de la République dans une ambiance festive, restera longtemps gravé dans nos mémoires. Vivement les retrouvailles avec les joueurs et notre public, en septembre ».

Le Parisien

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