Alain Afflelou : « Je me suis senti bien avec Rolland et Gernot Rohr »

Rolland Courbis

En tant que président, Alain Afflelou avait la responsabilité de choisir ses entraineurs. Il y en a deux qu’il aimait particulièrement. « Je me suis senti bien avec Rolland (Courbis) et Gernot Rohr ». Alors qu’au contraire, il exprime des regrets sur la nomination au poste d’entraineur du « Portugais Toni (1994-1995). Il n’avait pas le niveau. Ses discours étaient toujours les mêmes. Les mecs s’endormaient. “Aujourd’hui… on va jouer avec… euh… dans les buts… Gaëtan Huard…” Et quand il avait fini d’égrener tous les noms, il évoquait les coups de pied arrêtés et on avait l’impression qu’il relisait sa leçon… Et il terminait en disant : ‘Il faut travail, travail, travail’”.

Même s’il n’était pas décisionnaire sur les compositions, il se faisait un avis sur le sujet et un choix l’a marqué car il n’a jamais compris pour ce choix de Slavo Muslin. « En 1995-1996, Slavo Muslin faisait jouer Richard Witschge, gaucher, à droite, alors que son poste c’était n° 10 derrière deux attaquants. J’ai dit à Muslin : “Je l’ai payé très cher et s’il ne joue pas à son poste, c’est perdu. Alors, vous allez le faire jouer les dix prochains matches à son poste. Moi, je lui fais confiance.” Et il a explosé. Cette saison de l’épopée européenne (Bordeaux perdra en finale de la Coupe de l’UEFA contre le Bayern, 0-2, 1-3), il a probablement été le meilleur de l’équipe avec Zidane ».

 

L’Equipe

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