Yannick Stopyra doit son choix d’après-carrière à Aimé Jacquet

Yannick Stopyra

Sochaux, Rennes, Toulouse, les Girondins, Cannes, Metz… Yannick Stopyra a connu une belle carrière de joueur. Est-ce que justement il fait profiter de son expérience aux jeunes de notre centre de formation ?

« C’est la raison pour laquelle je n’ai pas fait les pros. Quand j’ai passé mes diplômes, Aimé Jacquet qui était entraîneur ici, m’a demandé ce que je souhaitais faire. J’ai répondu entraîneur des pros, parce que cela faisait 17 ans et que je ne connaissais que ça. Il m’a alors répondu ‘mais tu es fait pour ça ?’. Il m’a alors dit de travailler chez les jeunes. En fait, j’ai pris du plaisir à transmettre et je m’étais dit dans ma deuxième carrière que si j’avais le sentiment que je n’apporte rien dans ce que je fais, qu’il fallait que je change. Il ne faut pas croire que quand vous avez joué 17-20 ans au niveau professionnel, tout a été facile. Je suis allé au Mondial je suis allé la chercher, il n’y a rien de donné gratuitement. Ça, on voudrait le transmettre, et c’est possible. Parfois, il y a des gens réceptifs, et d’autres beaucoup moins. Ceux-là s’écartent, et quand au bout de deux-trois ans on dit au gamin ‘je t’avais dit’, que le gamin répond que ‘c’est trop tard’, je confirme, chez nous, c’est trop tard. De grands savants ont fait des études qui expliquent que si vous êtes très attentifs sur un gamin, en pensant qu’il va réussir, il a plus de chances de réussir. Par contre celui qui a quelque chose, mais que vous l’ignorez, il n’y a pas pratiquement aucune chance qu’il y arrive. Ce que je veux dire c’est qu’un enfant, même s’il fait le malin et qu’il fait 1,88m, il a besoin qu’on l’aide, qu’on le conseille. Même nous quand on fait des recrutements maintenant, on regarde ce profil à travers des tests. On regarde sur le terrain et c’est très compliqué parce que vous arrivez à choisir des gamins, vous avez tous les clubs dessus, même les anglais s’y mettent maintenant. On est obligé de faire très vite mais on essaye d’avoir ce genre de profil qui va s’ouvrir, qui va essayer de comprendre. Souvent, des garçons comme Jules Koundé, qui ne payent pas de mine, qui viennent de villes comme La Brède, ils font leur petit travail… C’est une superbe réussite derrière parce qu’il est ouvert. C’est une grande vertu de pouvoir écouter ».

Sud Ouest

Retranscription Girondins4Ever

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