Didier Sénac : « Je regrette d’être passé à Toulouse, je serais bien resté à Bordeaux une année de plus… »

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AFP PHOTO / JEAN-PIERRE MULLER

Avant d’arriver aux Girondins de Bordeaux, Didier Sénac a joué 10 ans au RC Lens. Il a été amené, lors d’une interview, à comparer les deux clubs. « Aujourd’hui, Lens c’est autre chose, ça a grandi aussi. Il y a le centre de formation, plus de 100 salariés. A l’époque, il y avait un directeur sportif, un secrétaire et le président. C’est tout. On sortait tous du centre de formation, les Vercruysse, les Huard. C’était un club familial. J’étais content de partir parce que Bordeaux c’était un grand club, mais tu te poses des questions parce que tu quittes un club où tu es chez toi. Tu pars dans l’inconnu. Est ce que ça va marcher? Est ce que j’ai le niveau? Et puis Bordeaux, c’était une grande ville, alors que Lens c’était un « village ». Au départ, j’étais dans un hôtel, je me suis perdu dans la ville, alors c’est José Touré qui venait me chercher le matin pour aller à l’entraînement. Ensuite j’ai eu ma propre voiture, mais il n’y avait pas de GPS alors … (rires). Mais ça, ce sont des choses qui se sont vite réglées. Les gens étaient différents aussi. A Lens, tu es en train de manger et les gens viennent tailler le bout de gras, à Bordeaux ils sont plus discrets. Le public aussi est très différent de celui de Lens. On a joué l’autre jour contre je ne sais plus qui, il y avait 35000 personnes. On est 18e de ligue 2. C’est malheureux, mais si tu enlèves le foot à Lens, je pense que la ville meurt. Tout tourne autour du club. Le stade est en plein centre ville, et le stade est rempli que tu sois premier de ligue 1 ou dernier de Ligue 2« .

 

Ce qui marque justement la carrière de Didier Sénac, c’est la fidélité : 10 ans à Lens, 8 ans à Bordeaux… Il est d’ailleurs devenu quelques années plus tard l’entraîneur du RC Lens. « Quand on me demande où j’ai joué, je réponds toujours « Lens et Bordeaux ». Je ne dis pas Toulouse, Créteil … pfff. Je regrette d’être passé à Toulouse. Je le dis vraiment, parce que j’avais 37 ans, et je serais bien resté à Bordeaux une année de plus mais ça n’a pas été possible. Toulouse n’est pas une ville de foot, c’est le rugby qui compte. Il n’y a pas de public. Il y a un beau stade mais il est vide, t’es en ligue 2 (il soupire). Après ça, Afflelou reprend Créteil et il m’appelle pour que j’aille lui donner un coup de main. Mais c’est le bon terme : la fidélité. Je me définirais comme ça ».

L’intégralité de l’interview=> iloveyourichardwitschge

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