Alou Diarra : « Si on confond tranquillité, et manque de pression, on fonce tout droit dans le mur… »

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Pour Alou Diarra, les Girondins de Bordeaux ne sont pas un club tremplin. Par rapport au fameux sujet du « manque de pression », l’ancien capitaine du FCGB que les joueurs de l’extérieur, ou ceux qui y sont à l’intérieur, se trompent. Tout se joue au niveau de l’ambition individuelle que chaque joueur doit mettre au service du collectif et du club. Et la tranquillité ne doit pas être assimilée à un manque de pression… Les joueurs n’ont pas d’excuses pour Alou.

« Bordeaux, ce n’est pas un tremplin ! Il y a beaucoup de joueurs qui se trompent sur Bordeaux ! Quand ils parlent du cadre reposant, oui, c’est reposant quand tout va bien ! Quand tu es dans les 5 premiers, quand tu joues l’Europe, oui, la ville, c’est tranquille, les supporters aussi ! Par contre, ils l’ont bien vu dernièrement, quand ça ne va pas, ils ne sont pas contents. Et quand ils ne sont pas contents, ils le font savoir. Bordeaux a un vrai public ! Et j’ai pu m’en apercevoir pendant mon passage à Bordeaux. Le public bordelais n’a rien à envier à beaucoup de publics ! Mais le public bordelais est exigeant, beaucoup plus exigeant que l’on ne le pense ! Il y a les résultats qui jouent beaucoup. Mais c’est surtout l’état d’esprit, le comportement des joueurs qui fait que, les supporters s’identifient à leur équipe. Cela a été un petit peu le problème dernièrement, le public ne s’identifiait pas cette équipe parce que, pour eux, il manquait de la détermination, de l’ambition, du talent, il leur manquait quelque chose. Bordeaux n’est pas un tremplin ! Surtout pas ! Je le dis clairement, à l’époque où j’étais à Bordeaux, mon objectif, c’était même de gagner la Ligue des Champions ! L’ambition n’a jamais cessé d’augmenter au fur et à mesure des saisons. Quand on est devenu champion, qu’on est arrivé à battre Lyon, qui était champion depuis 7 ans et qui jouait en Ligue des Champions depuis des années, quand on a gagné le Trophée des Champions, qu’on est arrivé à battre le Bayern Munich et la Juventus, des clubs qui sont toujours dans le dernier carré de la Ligue des Champions… Et bien, ton objectif, c’est de la remporter aussi ! Quand je suis venu à Bordeaux, j’avais une ambition individuelle déjà, qui était déjà d’être bon sur le terrain, d’aider l’équipe. Quand j’ai vu que j’avais un coach de qualité, un groupe derrière moi capable de pouvoir atteindre des objectifs, forcément, l’ambition n’a cessé d’augmenter. Et ça, ça doit rester à Bordeaux ! Le cadre reposant, il faut l’oublier. Pour moi, cela n’a rien à voir avec le manque de motivation, le manque de stimulation, ce ne sont que des excuses. Venir dans le centre-ville à Bordeaux, me promener avec mon entourage, ma famille, c’était le luxe. Il y avait de la tranquillité, les gens sont courtois, gentils, c’est appréciable. On partage notre passion qui est le football. Pour moi, c’est un luxe d’avoir cette tranquillité. Et si on confond tranquillité, et manque de pression, on fonce tout droit dans le mur. Il faut absolument que les joueurs d’aujourd’hui qui arrivent à Bordeaux, se disent qu’ils sont dans un top club français ! Dans un grand club français, historique. Ils ne sont pas là pour se reposer. Ils sont là soit pour gagner des titres, soit pour jouer la Coupe d’Europe. Minimum. Sinon, il ne faut pas venir à Bordeaux. Comme j’ai dit, moi, quand je suis venu à Bordeaux, c’était vraiment une opportunité ».

 

L’intégralité de l’interview d’Alou Diarra ICI, sur Girondins4Ever

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