Lawrence Leenhardt : « C’est ça qui a tout changé, cette capacité nouvelle à battre des équipes à l’extérieur et en plus des concurrents »

Lawrence Leenhardt

Le match contre Lille avec cette victoire 2 buts à 1 des Girondins après avoir été menés au score a certainement été l’un des matches déclic sur cette fin de saison. Lawrence Leenhardt pense que ce match a joué énormément sur le moral des troupes. « C’est vrai. Ça a changé surtout beaucoup de choses au niveau du mental au niveau du vestiaire, dans les têtes. C’est comme les séries, les équipes bêtes noires. On parle de syndrome… Les joueurs disent souvent ‘mais non… !’ ! Mais si. Quelque part, peut-être inconsciemment, ce n’est pas qu’on se persuade mais on a dans un coin de la tête le fait qu’on n’est jamais arrivé. C’est sûr que le fait de renverser cette situation a changé des choses. On le constate simplement parce qu’ils l’ont reproduit ensuite contre Toulouse, Saint-Etienne… Ça a débloqué quelque chose. Bordeaux n’y était jamais arrivé pendant des mois et des mois, ils y arrivent à Lille, ils étaient menés, ils reviennent et comme par hasard, ensuite ça se reproduit deux fois. Il y aussi je pense un déclic à Saint-Etienne. Cette place européenne, on en parlait vaguement. Mais il y a un déclic qui s’est produit. En battant Saint-Etienne à Saint-Etienne, contre le principal rival, ça a déclenché une sorte de confiance pour le groupe. On sent vraiment – au-delà de la dynamique sportive, de la dynamique dans les résultats – qu’il y a une dynamique dans les têtes, dans le groupe. Les joueurs croient en eux. Et finalement, ils se laissent porter par cette dynamique en se disant ‘mais oui, tout est possible’. On l’a vu aussi contre Toulouse. Après le petit bémol, mais qui est quand même important, c’est que Bordeaux n’a pas tout à fait son destin entre les mains ».

Puis il y a eu également beaucoup de victoires contre des « concurrents » direct à une éventuelle qualification pour l’Europe comme à Nantes, à Montpellier ou à Saint-Etienne. « Ça a tout changé. Et c’est ce qui parraissait au départ très improbable quand on parlait de la situation des Girondins. C’est ça qui a tout changé, cette capacité nouvelle à battre des équipes à l’extérieur et en plus des concurrents. On peut remarquer aussi que Saint-Etienne, Montpellier et Nantes sont OUT dans la course à l’Europe. On a un peu tué et écroulé Saint-Etienne, parce que c’était eux, c’était les Verts qui avaient la plus belle dynamique. Ils ne se sont pas remis. Et Nantes et Montpellier sont aussi maintenant des candidats improbables ».

Enfin ce redressement de situation est très certainement dru également à une défense beaucoup plus solide qui a encaissé beaucoup moins de buts sur la phase retour (19 contre 29 sur la phase aller). « Evidemment, on peut parler des profils des joueurs, de leurs qualités mais c’est surtout que c’est la même défense qui est alignée. On sait très bien que c’est la base d’un succès. Les entraîneurs, quand ils posent leurs équipes, ils posent en général la défense en premier. Même pour un entraîneur qui pratique des rotations, la défense elle change très rarement. Bordeaux a souffert de ça sur la première partie de la saison, a souffert de ne pas trouver les bonnes personnes aux bons postes ou de ne pas faire les bons choix ».

GoldFM

Retranscription Girondins4ever

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