Christophe Monzie : « Une performance magistrale, Bordeaux a dominé dans pratiquement tous les secteurs de jeu »

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AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Christophe Monzie, journaliste ARL qui était dans le Chaudron, s’est exprimé sur cette victoire des Girondins de Bordeaux face à Saint-Etienne (1-3).

« Il leur reste encore une petite chance qu’ils ont su préserver à la faveur d’une performance magistrale. Quand les Girondins sont passés à côté, on a eu la dent dure, et Dieu sait qu’il y a eu des non-matches, surtout à Bordeaux d’ailleurs. Mais là, cela fait quand même deux sorties remarquables : à Montpellier et à Saint-Etienne, où il a fallu avoir des ‘cojones’. Les Girondins en ont eu dans des conditions difficiles, avec un arbitrage résolument contraire à Montpellier, comme dimanche après-midi. Ce joli 1-3 met un terme à une série de 13-14 matches sans défaite des stéphanois. Chez eux, ils n’avaient plus chuté depuis le 15 décembre avec perte et fracas contre Monaco […] Ce goal-average pourrait avoir une incidence en cas d’égalité de points, ils ont -7, ils traînent ces deux roustes à la maison. Comme nous on a trainé pendant trois mois le 6-2 du Parc des Princes… […] C’est une victoire méritée parce que Bordeaux a dominé dans pratiquement tous les secteurs de jeu. Physiquement surtout, alors qu’il faisait très chaud… Ils sont encore trois points devant, toujours sixième avec 52 points, et Bordeaux reste neuvième parce que les résultats ne leur sont pas favorables, mis à part Nice […] On prédisait que les bordelais allaient fondre comme du fer blanc dans l’enfer du Chaudron, et ils ont congelé le Chaudron, avec beaucoup de maîtrise technique, de sang-froid, et surtout avec un peu de chance, celle qui avait souri aux Verts sur les derniers matches. Mais à Saint-Etienne, on ne le doit à personne d’autre qu’aux Girondins. S’il y a une image à retenir de cette rencontre, c’est la façon dont ils se sont battus pour ne pas encaisser ce deuxième but. Cette action qui amène ce second pénalty complètement farfelu, sifflé par Monsieur Moreira… C’est ce j’ai aimé dans cette action, au-delà de sa fin sur un pénalty non justifié parce qu’Igor Lewczuk avait le bras collé au corps… Il va d’ailleurs falloir qu’un jour les arbitres comprennent que les footballeurs ne sont pas des manchots, qu’ils ont des bras aussi… Il leur arrive de jouer avec des bras, cela sert même à équilibrer la balance… A un moment donné, un ballon peut aller percuter un bras mais quand celui-ci est collé au corps, il n’y a pas matière à siffler. Ou alors, il faut accorder les violons et siffler tout le temps… Il faut codifier les fautes ».

ARL

Retranscription Girondins4Ever

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