Lilian Laslandes raconte les raisons de son départ des Girondins, puis son choix de Sunderland

Lilian Laslandes

Lilian Laslandes a quitté une première fois les Girondins de Bordeaux en 2001. Il en explique les raisons.

« Après le titre et la Ligue des Champions, je sens une motivation un peu moins importante du club. Surtout que l’année d’avant, je me prends la tête avec le président Triaud. Dans l’Équipe, un article sort pour dire : « Laslandes est tous les soirs dehors ». Ce n’est pas parce que j’ai acheté un bar-restaurant que j’étais tous les soirs dehors. Ç’a touché l’ensemble de ma famille, surtout ma grand-mère. Je n’ai pas apprécié. J’ai donc dit au président : « ça ne se fait pas, qu’est-ce que vous avez à dire là-dessus ». Il m’a répondu : « ne t’inquiète pas, on rectifiera ça au bon moment, fais de bons matchs ». Lors des trois-quatre matchs qui suivent, je marque des doublés, j’inscris des buts importants. Après le match à Saint-Étienne (2-1, 32eme journée, le 29 avril 2000) où je marque le premier but, je dis au président : « maintenant président, il y en a assez, à vous de faire ce que vous m’avez promis ». Il répond : « ne t’inquiète pas ». Le lendemain, il y a un article dans l’Équipe : « on a recadré Laslandes ». Le dimanche, le président vient nous féliciter comme il le fait après les victoires. Après le discours d’Élie Baup, le président Triaud dit : « bon allez, bon dimanche ». Là, je me suis levé : « A partir d’aujourd’hui président, vous pouvez me serrer la main, je vous la serrerai mais je ne vous regarderai pas ».

 

Il fallut attendre un an pour l’ancien attaquant bordelais, afin de signer à Sunderland.

« En fin de saison, j’ai une réunion avec les dirigeants de Bordeaux. Ils me disent : « Lilian, il te reste encore deux ans de contrat, qu’est-ce que tu veux faire ? ». Je leur réponds : « comment ça, qu’est-ce que je veux faire ? Je suis encore sous contrat, si vous ne voulez plus de moi, c’est à vous de me le dire ». Du coup, j’en parle à mon agent. Il me dit qu’il peut me trouver un club à l’étranger. Il revient rapidement vers moi : « j’ai Sunderland, il y a un beau stade, une belle ambiance, je pense que ça peut te correspondre ». Donc je regarde deux matchs de Sunderland. Je n’arrive pas trop à m’identifier, mais je lui dis : « pourquoi pas, on va visiter les installations ». Je suis ensuite revenu vers le président de Bordeaux et Elie Baup : « est-ce que ça vous dérange que je reste ? ». Là, on me répond : « non, pas de soucis ». Mais moi, je ne sens pas la franchise de leur part. J’ai alors dit à mon agent : « on s’en va ». Trois jours après ma signature à Sunderland, le président bordelais appelle mon agent alors que j’étais à côté : « il faudra nous amener les sous car on a réservé Christian du PSG ». Quand ils disaient qu’ils voulaient que je reste à Bordeaux, ce n’était pas vrai ».

 

Footdavant

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