Gustavo Poyet : « Sur mes trois premières années, c’était difficile de dire ‘bye bye’ à un joueur, mais il faut le faire »

Gustavo Poyet

Gustavo Poyet est revenu sur sa première défaite, face à l’Olympique de Marseille. GoldFM a ainsi demandé au coach des Girondins de Bordeaux s’il avait des regrets sur ces changements, qui ont coïncidé avec de mauvais résultats. « Il y a un moment, où l’on a fait des changements payants avec le ballon. Même contre Nice, j’ai vu mon équipe créer des occasions vraiment vite. Je me suis dit qu’il fallait continuer avec ça. C’était facile pour moi de continuer avec ça. La première mi-temps contre Angers, tout avait changé, c’était incroyable. Comment peut-on faire ce genre de match et après la première mi-temps contre Monaco ? Même si j’ai pu voir ma part de responsabilité, c’était le minimum que je voulais voir. J’étais vraiment déçu de ces deux premières mi-temps après Nice. C’est pour ça que cela change des petites choses. Il faut avoir des objectifs, je sais ce que je veux, les joueurs que j’ai, c’est important. Si c’était il y a six mois, l’idée serait différente. J’essaie de mettre sur le terrain les joueurs à leur meilleur niveau. Ça c’était le plus facile à faire. Mais il ne reste pas beaucoup de temps, seulement huit matches. Mais ce n’est pas fini. C’est le plus important, que je ne fais que leur répéter, ce n’est pas fini du tout ».

 

A t-il des regrets depuis qu’il est arrivé au FCGB ? « C’est facile de faire ça, moi j’aime bien parler de quand j’étais là. Avec l’information que j’avais à ce moment-là, avec les joueurs, avec le match qu’ils ont fait avant que j’arrive contre Nantes. Je n’avais pas cette information-là, c’est difficile à dire. Mais c’est incroyable, le football est incroyable. Je regarde encore la semaine dernière les trois matches que l’on a joués au début. On était costaud, c’était vraiment difficile de jouer contre nous, les adversaires n’avaient pas d’occasion. Contre Lyon, c’était bien parce que l’on a marqué en premier, c’était à nous de dominer le rythme à partir de là. C’est tout parti ensuite, cela fait mal. J’aime bien essayer des choses, trouver des solutions, mettre des joueurs qui méritent de jouer. Parce que cela est important ».

Peu de temps, mais la saison n’est pas terminée. « On ne parle pas d’Europe. Le fait que les mauvais résultats reviennent dès qu’on reparle d’Europe ? C’est la part mentale, quand on leur donne des responsabilités. Peut-être que s’il n’y a pas ces responsabilités, peut-être qu’on joue mieux… Je savais qu’il s’était passé quelque chose après Paris, mais c’était quelque chose que je n’avais pas conscience. Il m’ont montré quelque chose que je n’espérais pas ». C’est encore fameuse part mentale « Je pense qu’il faut leur donner des responsabilités, il faut le faire. Malheureusement, le football marche comme ça maintenant. J’ai beaucoup changé sur ce plan-là. Sur mes trois premières années, c’était difficile de dire ça, de dire « bye bye » à un joueur. Mais il faut le faire, car si tu ne le fais pas, tu ne joues pas, à la fin tu n’as pas de responsabilités, tu n’as pas de joueur qui coupe au premier poteau. A la fin, si tu ne le fais pas, c’est toi qui pars ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

Poyet invité de Soir de Foot

 

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