Laurent Perpigna : « On a l’impression de devoir demander à papa et maman l’autorisation d’aller voir un match »

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Dans So FootLaurent Perpigna interpellait Antoine Mordacq, commissaire de police et chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, sur les interdictions de déplacement infligées aux supporters. Le responsable des Ultramarines explique le choix de la désobéissance civile du groupe de supporters des Girondins de Bordeaux sur le sujet des interdictions de déplacement.

« En tant qu’Ultras, la seule restriction qu’on comprenne, c’est celle imposée sur les parcage visiteurs. Ils répondent à des normes réglementaires, qui imposent qu’un pourcentage des places de chaque stade soit réservé aux supporters visiteurs. La solution à ces interdictions ou restrictions de déplacement est toute trouvée : on a des espaces sécurisés. Donc nous, si on a choisi la désobéissance civile, ce n’est pas par plaisir d’être transgressifs. On veut mettre le débat sur la table, et visiblement cela fonctionne. Notre communication est parfois agressive, mais c’est notre manière de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Nous avons des difficultés pour nous déplacer et suivre notre équipe, tantôt à cause de la Ligue, tantôt à cause d’un préfet. On a l’impression de devoir demander à papa et maman l’autorisation d’aller voir un match de foot. On peut tourner le problème dans tous les sens, mais tout cela est profondément injuste, au même titre que les huis-clos, qui sont des mesures discriminatoires, comme toute punition collective. J’ai lu beaucoup vos déclarations, Monsieur Mordacq, dont certaines laissent espérer de possibles avancées au sujet des supporters. Mais il faut aller plus loin. Nous avons besoin d’un véritable dialogue. Vous ne ferez croire à personne que la France ne sait pas gérer un déplacement de supporters. Les choses auraient dû bouger depuis bien longtemps, donc on prend les devants […] On a fait partie de la coordination des ultras il y a une dizaine d’années. On a passé beaucoup de temps à Paris, à essayer de discuter avec toutes les parties. On croyait qu’on faisait avancer le débat, et on n’a jamais réussi. Là, on est au même point qu’il y a dix ans, rien n’a changé. Rien ».

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