Daniel Riolo « a du mal à savoir si le nouveau coach est la conséquence de ce nouveau mouvement »

Daniel Riolo

 

Dans l’émission l’Afterfoot, Daniel Riolo a longuement analysé la situation actuelle chez les Girondins, en balayant des sujets tels que le nouveau coach, le recrutement et les ambitions du club. « On en a parlé de ce choc psychologique, comme quoi un nouvel entraîneur arrive, et certains joueurs se remettent à jouer et ont une nouvelle attitude, un bon état d’esprit. On a du mal à savoir si le nouveau coach est la conséquence de ce nouveau mouvement. Probablement qu’il y a l’idée que les joueurs se disent : « le coach a sauté à cause de nous, le premier fusible est parti, maintenant on va s’y mettre’. Il est un peu tôt j’imagine pour savoir ce que va faire Gustavo Poyet. On imagine que pour l’instant, il a surtout parlé aux mecs et les a remués. Peut-être que le fait d’avoir un accent différent et une nationalité étrangère a donné un peu plus de légitimité puisque les joueurs français en ce moment ont tout envie d’un coach étranger, c’est la tendance. Pour ça, on va attendre un peu avant d’être sûr. Ce qui m’a intéressé, c’est que comment tu arrives à un bordel pareil à Bordeaux pour qu’au final tu te retrouves avec un coach que très peu de gens connaissent, plus comme joueur, et te dire que c’est peut-être lui va nous sauver. Cet été, Bordeaux avait un peu d’ambition, ils restaient sur une deuxième partie de saison plutôt positive, ils retrouvaient l’Europe. Cela commence super mal puisqu’ils se font taper par Videoton. Ils devaient peut-être prendre Paul Baysse, mauvais chose, ils ne l’ont pas pris. Alors que c’était faisable et que lui serait venu. Ironie du sort, il arrive six mois après, au moment où Gourvennec se fait dégager. C’est quand même fort. Cela amène des changements en défense par le coach, qu’il a un peu bricolé au début, qui s’est retrouvé avec une charnière Toulalan-Jovanovic, passoire complète, ce qui lui a coûté cher. Après des recrues quand même, De Préville neuf millions, Cafú sept millions, les deux ça ne marche pas. On s’aperçoit six mois après que De Préville sur un coté, finalement c’est mieux. Alors que quand il jouait 9, il n’en mettait pas une. Il faut attendre, mais dans le choc psychologique, il y a des changements de joueurs. On découvre que Cafú c’est compliqué quand même. On serait beaucoup à s’être planté, parce que la fois où je l’avais vu avec le Ludogorets, il m’avait fait grosse impression. En tout cas, il ne s’intègre pas. Il y a Malcom le capricieux. Dès le début, ça a été un problème. Cela peut paraître paradoxal de dire ça, et les supporters vont me dire que je le critique tout le temps alors que c’est le meilleur joueur. Evidemment que c’est ton meilleur joueur. Mais si ton club est dans la panade totale et que tu as ton meilleur joueur, c’est que quelque part il y a un problème. Depuis que le mercato d’hiver a commencé, c’est tous les jours qu’il dit qu’il veut se barrer. Cela ne l’a pas empêché de faire un bon match face à Lyon. Après c’est toujours pareil, est-ce que cela serait arrivé avec un directeur sportif ? Je pense que non, car Ramé n’est pas compétent et n’est pas à la hauteur du rôle qu’il exerce. Peut-être qu’il aurait pu calmer tout ça. Résultat, Gourvennec se barre, et on a l’impression de découvrir une nouvelle équipe. De Préville à gauche, le retour d’un Laborde blessé. D’ailleurs, je n’ai jamais vraiment compris la gestion de ce joueur. A chaque fois que je l’ai vu jouer, il a été bon. Au final, lui ne serait pas contre un départ, ça bouge du coté de son agent. Il a des offres en Angleterre pour qu’il s’en aille. Je ne suis pas sûr que Bordeaux le lâche car il n’y a pas de 9. Mais Bordeaux est également sur un 9. D’ici le 31, un autre va peut-être arriver. Comment Laborde va prendre cette arrivée à son poste ? En sachant qu’il y a aussi Mendy à ce poste, blessé. D’un coup, on se met à découvrir des mecs, on se demandait où ils étaient. On a découvert Koundé, on va peut-être se dire que c’est un bon joueur, encore trop tôt. Méïté qui fait un bon match aussi. Cela n’allait plus du tout avec Gourvennec et l’équipe qu’il gérait depuis six mois. Du coup j’en viens à cette question : est-ce que les bons résultats viennent du nouvel entraîneur ou pas ? Ou est-ce que cela vient de la gestion du club, avec une gestion claire, nette, et qui recadre ses joueurs ? Je n’exonère absolument pas la responsabilité de Gourvennec […] La grosse partie de l’effectif soutenait Gourvennec, sauf une petite partie. Le gros pépin apparemment, c’était Malcom. Et cela s’est vu dans ses déclarations récentes, où il dit qu’ils jouent au football maintenant ».

 

RMC Sports

Retranscription Girondins4Ever

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