Philippe Fargeon : « Tigana, Gillot, Sagnol, Gourvennec… Il y a peut-être d’autres choses »

Jocelyn Gourvennec

Philippe Fargeon a évoqué ce qui semble être un bon choix de se séparer de Jocelyn Gourvennec si on regarde les résultats et que la situation devient critique. « D’abord, il faut souligner le courage des dirigeants parce que quand on fait venir un entraîneur avec un projet à moyen terme, et que l’on voit qu’on est dans une situation délicate, même si les joueurs l’ont suivi, maintenant il y a une urgence : celle de sauver ce club. Il n’y a pas que la défaite face à Caen, il y a aussi peut-être de la lassitude, plein de petites choses qui se rajoutent et qui font qu’à un moment, on se rend compte que ce n’est plus possible […] Aujourd’hui il faut agir, la réaction c’est de se sauver. C’est l’urgence, et il faut que le successeur sauve ce club. Après, il y a une réflexion à avoir, effectivement. Tigana, Gillot, Sagnol, Gourvennec… Les entraineurs sautent, ce qui est logique quand il y a des mauvais résultats, mais il y a peut-être, comme je le dis depuis un certain temps, d’autres choses à faire. Une réorganisation, une réflexion plus en profondeur à avoir dans ce club. On est tous malheureux aujourd’hui, je suis aussi malheureux que les supporters, de voir que ce grand club… J’ai eu la chance de porter ces magnifiques couleurs, et on se trouve dans une situation où on n’avance pas depuis des années. Il faut trouver une solution. Avant, c’était à long terme, maintenant c’est à court terme… […] On ne remet pas en cause l’entraineur. On ne peut pas avoir un bon entraineur qui réussit ailleurs et qui ne réussit pas chez nous. Quand on est entraineur de L1, c’est qu’on a les diplômes. Après, un entraineur vient à Bordeaux avec un projet, on lui donne quand même la possibilité d’avoir un projet à moyen terme ce qui est une grande chose ! On donne la possibilité à des entraineurs d’arriver avec leur staff, de faire quelque chose à moyen terme voire long terme. Aujourd’hui, c’est la quatrième fois que ça ne marche pas […] Ce n’est jamais facile de licencier quelqu’un dans un club, dans une image comme les Girondins, mais la priorité c’est de se sauver. Il faut éviter de descendre, c’est la seule chose qui compte ».

 

Cependant, il n’aurait pas pensé au limogeage de Jocelyn Gourvennec qui a été conforté avant la trêve. « Moi, j’ai cru qu’on pouvait tenir. Je n’étais pas forcément pour qu’un entraineur, suivi par ses joueurs, avec un projet à moyen terme de reconstruction, soit viré. Mais il y a des choses qui se passent que je ne connais pas, je ne suis pas dans le club. Si le Président Martin a pris la décision, c’est qu’elle était inéluctable, et je lui fais confiance ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

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