Gaëtan Huard : « Qu’ils mettent la pression, je trouve ça bien, tu dois vivre avec ça ! »

banderole supporters ultramarines

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Pour Gaëtan Huard, il est normal que les supporters des Girondins de Bordeaux haussent le ton et mettent de la pression, afin de tenter d’enrayer cette spirale négative. « L’esprit bordelais a un peu changé. Mais à Bordeaux, tu as une exigence qui a toujours existé depuis des années, et des années. C’est comme ça. Il y a toujours eu cette passion du foot, mais cette passion du haut de tableau, des résultats. Nous, ce qui nous a un peu rééquilibrés en 96, c’est la Coupe d’Europe, le public comprenait notre classement en championnat. Il y avait cette difficulté en championnat mais le parcours européen maintenait cet engouement. Là, tu n’as plus les Coupes nationales, pas d’Europe, plus que le championnat […] Je comprends que la pression monte. On aime tous ce club, et ça nous fait mal. Aujourd’hui, je souffre pour Jocelyn, je souffre pour son staff, pour les dirigeants, pour les supporters, les joueurs. Cela m’ennuie cette situation parce que quand je me ballade en ville… On est ironique ! On me demande si les Girondins vont bien ? On sait que je suis girondin. Vous faites rire. Même si vous êtes ancien joueur, les gens ont toujours l’impression que vous êtes là, que vous jouez… C’est ça qu’il faut ressentir. On appartient à une famille. On ne peut plus être sur le terrain mais on a envie que ça se passe bien. Je suis content quand l’équipe est le plus haut possible, qu’elle joue l’Europe… Mais là, la pression monte parce que les supporters sentent qu’il y a un danger qui se profile : le maintien. Ça ne va pas être facile parce que Bordeaux n’a pas l’habitude de jouer le maintien, par rapport à d’autres équipes. Les autres s’y attendaient et ont l’habitude ».

 

Cette pression, est-elle cependant négative dans unetelle période ? « Il ne faut pas que ça déborde, que ce soit n’importe quoi non plus […] Qu’ils mettent la pression, je trouve ça bien. Je l’ai vécue quand j’étais à Marseille. Je t’assure que même quand il y avait match nul, ce n’était pas 150-300 supporters qui étaient là à l’entrainement. Tu sens la pression. Tu dis à ta femme d’aller acheter le pain, tu ne descends pas en ville. C’est comme ça. Quand tu veux jouer le plus haut niveau, tu dois vivre avec la pression, tu ne dois pas en avoir peur. La pression, si tu vas dans les meilleurs clubs européens, tu vas comprendre… Mais il faut qu’il y ait un minimum de respect à tout égard, autant les joueurs pour le maillot, que les supporters à l’égard des joueurs. Après, je comprends qu’ils soient inquiets, c’est leur club. Mais il ne faut pas que ça déborde. Qu’ils montrent qu’ils sont présents et qu’ils sont là, oui, c’est bien. Il faut que ça te booste. On pense aux supporters, mais il faut penser aussi aux gens qui sont dans l’administratif du club, il y a énormément de gens. Ils sont inquiets et ils sont importants, ils font partie de la vie du club ».

 

Et pour l’ancien gardien de but des Girondins, Jocelyn Gourvennec n’est pas le principal responsable, et essaye tout ce qu’il peut pour faire évoluer les choses. « C’est les joueurs qui ont la clé, l’entraineur n’est pas sur le terrain. Il donne les arguments pour jouer, mais sur le terrain, l’envie, ce sont les joueurs… […] Cela fait un moment que Jocelyn cherche, et à juste raison. Il n’a pas été satisfait du système, il a cherché d’autres postes pour certains joueurs. Il a replacé des joueurs, il a fait des changements par rapport à une ossature fixe. Ce que les joueurs doivent comprendre aussi, c’est que c’est l’effectif qui doit être au service du maintien. On doit avoir un banc prêt à rentrer, qui apporte. On ne doit pas avoir d’écart de qualité de jeu quand on fait des changements. On a besoin de tout le monde à 200% pour le club ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

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