Christophe Dugarry : « Les déclarations sont pires que les résultats. Dans sa situation, c’est important. Là, il se fait hara-kiri »

Jocelyn Gourvennec
Jocelyn Gourvennec

Christophe Dugarry a toujours soutenu Jocelyn Gourvennec mais n’a cette fois-ci pas du tout adhéré au discours du coach bordelais à l’issue de la défaite face à Granville. « Je suis un pro Jocelyn Gourvennec. J’aime le travail qu’il a effectué à Guingamp et je pense que c’est un bon entraineur malgré tout et malgré les résultats. Contre Granville, il a tout faux. Ce que j’aimais chez Jocelyn, c’était son analyse. Je le trouvais très pertinent, très juste dans ses analyses que ce soit avec Guingamp ou avec Bordeaux. Quand ça allait mais surtout quand ça n’allait pas. Je le trouvais très cash, sans accabler ses joueurs mais en disant les vérités, les choses que tout le monde voyait. Qu’est-ce-qu’il doit dire ? Certainement pas ça. Le match je l’ai vu. Je regarde et j’écoute Jocelyn. Je regarde tout ce qui s’y passe car j’y vis. Je peux garantir que c’était horrible. Il n’y a pas à dégommer les joueurs mais qu’on ne me dise pas qu’il y avait du rythme, de l’intensité alors que ce n’est pas vrai. On l’a vu. Il y avait une équipe de cinquième division qui courait plus que toi. Tout est faux dans son analyse. Je voudrais qu’il dise, on n’a pas fait un bon match, on est passé à côté, on n’arrive pas à se reprendre. Mais pas qu’il dise on a bien travaillé, on avait de bonnes jambes. Ce n’est pas vrai, ça allait à deux à l’heure. Les déclarations sont pires que les résultats. Les résultats ne sont pas bons effectivement. Dis trois mots, dis une banalité… Dans sa situation, c’est important. Là, il se fait hara-kiri ».

Ceci dit, pour l’ancien attaquant bordelais, le problème est bien plus profond. « Pour moi le problème, ce sont les structures de ce club. Je l’ai toujours dit, j’insiste depuis des années et j’en ai marre de le crier haut et fort. Ce club n’est pas structuré et ne l’a jamais été. Depuis bien longtemps, il ne l’a jamais été. Tu as un entraineur qui marche bien pendant six mois et après il se retrouve tout seul. Un no man’s land. Personne ne l’aide. Il n’y a aucune exigence, aucune qualité au-dessus, un directeur sportif de qualité, un président qui va avoir une vraie aura pour parler à ses joueurs, pour soutenir son entraineur. Il y a un vrai problème de structure et le vrai responsable pour moi c’est de Tavernost dans tout ça ».

 

SFR Sport

Retranscription Girondins4Ever

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