Réginald Becque raconte comment Calais a réussi à battre les Girondins de Bordeaux en 2000

Reginald Becque

 

Tout supporter bordelaise se souvient de l’épopée de Calais en 2000 en Coupe de France, qui avait notamment éliminé les Girondins de Bordeaux en demi-finale de la compétition. Pour l’occasion, le capitaine du CRUFC, Réginald Becque, s’est souvenu de ce moment contre le FCGB, à commencer par le tirage. « Nous étions super contents de jouer face au champion de France en titre et Christophe Dugarry, champion du Monde 98. Il restait Bordeaux, Monaco ou Nantes dans la compétition. Nous étions contents mais inquiets aussi car qui dit champion de France en titre dit grosse opposition et gros adversaire. Mais au fur et à mesure de la préparation et des discussions avec le coach, on a pris un peu confiance. Mais juste un peu. Ladislas Lozano avait les mots pour nous rassurer. En plus sur le plan tactique, il savait nous donner les bonnes clés pour faire déjouer ce type d’adversaire. Par exemple, il nous avait interdit de tirer directement les coups de pieds arrêtés. Il voulait absolument qu’on les joue à deux car ils étaient beaucoup plus athlétiques que nous. On savait aussi qu’ils jouaient surtout par des passes courtes, qu’il n’y avait pas beaucoup de percussion et de courses vers l’avant. Et ça s’est passé comme ça. Physiquement nous étions prêts et footballistiquement nous savions joué ».

 

Puis le joueur expliqua comment il a vécu cette demi-finale sur le terrain. « Pour moi, elle s’est super bien passée. Bordeaux ne nous avait pas mis de pression particulière, nous avions eu le temps de jouer. Lors des deux mi-temps, il n’y a pas eu énormément d’occasions. Par contre, nous avions énormément couru et nous étions vraiment fatigués. Je me souviens qu’en fin de match, les crampes commençaient à arriver. On était déjà content d’arriver à la fin du match à 0-0 mais on se demandait comment on allait terminer la rencontre sur le plan physique ».

 

Calais tint jusqu’en prolongation. « Lors de la prolongation on ouvre le score et là je ne sais pas pourquoi les douleurs physiques disparaissent. On mène 1-0 à la mi-temps de la prolongation. Nous étions à 15 minutes d’un gigantesque exploit. Il n’était plus question de lâcher, plus question d’avoir mal quelque part […] Rapidement Bordeaux égalise par l’intermédiaire de Lilian Laslandes. On pensait qu’ils avaient fait le plus dur, qu’ils allaient nous marcher dessus et qu’on allait exploser physiquement. Finalement c’est le contraire qui se passe. On avait une grosse confiance en nous et des qualités de footballeur aussi. On n’a pas baissé la tête, on a toujours joué sur le même rythme et on a marqué deux nouveaux buts. Là, c’est quand même l’exploit de notre parcours en Coupe de France. C’est notre plus gros match, c’est la plus grosse ambiance et c’est la plus grosse fête à la fin (rires). On était monté sur le balcon de l’Hôtel de Ville de Calais. En bas, c’était noir de monde. Là on s’est rendu compte qu’on avait réalisé quelque chose d’extraordinaire ».

 

Lire l’interview en intégralité ICI, sur Foot D’Avant

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Bruno Cocrelle
Invité

Je me rappelle aussi le pénalty sur Saveljic, à 1 – 1, non sifflé… Mais bon, l’arbitrage c’est aussi la magie de la coupe.

Akim Kim
Invité

Un de mes pires souvenirs de supporter.

Christophe Robitaille
Invité

Oui et surtout , c est Calais qui aurait dû la gagné ,pas Nantes

Olivier Pauwels
Invité

Ce qui a l époque était un incident de parcours est devenu notre quotidien depuis ces dernières années