Didier Tholot : « Le jeune joueur a besoin de lui faire sentir qu’on l’aime, par des discussions »

Didier Tholot

Didier Tholot

 

Quel entraîneur est Didier Tholot ? Y a t-il des similitudes avec le joueur qu’il fut ? « Je pense que je suis beaucoup plus réfléchi qu’en étant joueur. Mais je pense avoir gardé ce tempérament de vouloir gagner, apporter, travailler, mettre des choses en place. Quand je prends un projet et que j’ai un club, je ne le fais pas à 80%, plutôt à 120% ».

 

Aujourd’hui, un entraîneur se doit de faire participer son centre de formation, d’être formateur. « On est obligé, même dans les grands clubs, on est obligé de faire attention à la jeunesse. Il y a des talents qui sont là et méritent d’avoir une attention particulière. Dans les clubs moyens, c’est vrai que c’est un levier financier et important pour le club. On a besoin de cadres dans une équipe, mais je ne suis pas forcément attiré par la carte d’identité. Peu importe l’âge, le pédigrée, aujourd’hui c’est celui qui est performant à l’entrainement et qui comprend que l’important c’est que l’équipe soit performante. Si elle l’est, individuellement le joueur sera performant ».

 

Certains joueurs, notamment les jeunes, ont besoin d’ailleurs d’une attention particulière. C’est une nouvelle facette du métier d’entraîneur d’aujourd’hui, faire attention à ceux qui jouent et surtout ceux qui ne jouent pas. « C’est à l’image de la société. Il y a un changement, une évolution. Je pense qu’en tant qu’entraineur, on est obligé de s’adapter, mais il y a des principes qui sont là et qui sont indéboulonnables. Aujourd’hui, la communication, le management, la psychologique, prennent une place prépondérante. C’est le plus important. Le plus important c’est cette communication. Vous ne pouvez pas vous permettre beaucoup d’écarts parce qu’avec les réseaux sociaux, tous les médias, cela prend une ampleur importante. Et le jeune joueur a besoin de lui faire sentir qu’on l’aime, par des discussions. Pas lui promettre parce qu’il faut être très juste dans ce qu’on dit dans un vestiaire, mais il a besoin de beaucoup plus de dialogue […] Je pense qu’aujourd’hui, la clé, ce ne sont pas forcément ceux qui jouent, ceux-là sont contents d’être sur le terrain. Ce qui est important c’est votre communication avec ceux qui sont à côté, ceux qui peuvent vous rendre service à un moment donné. Si vous ne parlez pas à ces jeunes, ils s’éparpillent. Il y a un réseau d’agents assez important qui fait qu’on leur fait croire que finalement, c’est la faute de l’entraineur. Il faut arriver à maintenir tout ça en équilibre pour pouvoir à un moment donné rendre le joueur performant, et l’équipe performante ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

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