Didier Tholot : « Il y a aussi le silence qui fait réfléchir vos joueurs, faire la gueule, être moins présent… »

Jocelyn Gourvennec

Jocelyn Gourvennec

 

Dans une période délicate, Didier Tholot explique que le dialogue peut changer, qu’il faut bousculer les habitudes pour que tout le monde se ressaisisse. « Vous pouvez être plus dur dans votre dialogue, dans votre manière de fonctionner. Il y a aussi des façons d’interpeller un groupe. Pas forcément comme on entend un peu partout, d’être avec le bâton… Il y a aussi le silence, qui fait aussi réfléchir vos joueurs. Faire la gueule, être un peu moins présent dans le dialogue avec eux… Il y a beaucoup de choses. Mais c’est quand on est à l’intérieur de ce groupe-là qu’on arrive à sentir ça. C’est aussi ça qui permet de faire repartir un groupe […] J’ai repris Sion deux fois quand ils étaient derniers, et on a fini cinquième. Je ne pense pas que ce soit la bonne méthode pour un entraineur d’être suspicieux envers ses joueurs. C’est changer les choses, mais pas forcément tactiques, physiques, c’est au quotidien. Le plus gros danger d’un entraineur c’est d’être prévisible. A partir du moment où vous êtes prévisibles, vos joueurs tombent dans un confort et en font peut-être un peu moins à l’entrainement, dans la discipline. Donc c’est changer des heures d’entrainement, une manière de fonctionner à l’entrainement, un dialogue, une routine qui a pu s’installer. Il y a plein de petites choses à l’entrainement qui permettent de changer ça ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever

 

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